‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 74 sur 154 · Voyez même édition, même volume, p · texte numérisé non relu

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ports qui existaient entre Jean-Jacques et l'ambassadeur '.

La cinquième est une lettre adressée à l'abbé Alary. Elle est du mois d'août 1744; c'est en qualité de secrétaire qu'écrit celui que Voltaire prétend n'avoir été que le laquais de M. de Montaigu ^.

Suivent, dans l'ordre chronologique, les lettres adressées au ministre des affaires étrangères, les 8 et 15 août 1744, pour se plaindre de la conduite de M. de Montaigu, avec lequel Jean-Jacques venait de se brouiller ^.

Voltaire est le premier qui voulut tirer parti de ces lettres, prétendant qu'elles prouvaient que Jean-Jacques n'avait été que valet de M. de Montaigu.

Nous examinerons tout à l'heure le peu de délicatesse de la conduite du patriarche de Fcrney dans toute cette affaire ; mais avant il nous faut raconter l'origine et les suites de la liaison de Rousseau avec l'historien anglais Hume, où Voltaire joua un si vilain rôle, d'abord d'une façon occulte, puisa visag,e découvert, pour achever, s'il était possible, d'accabler sous le sarcasme et l'injure le citoyen de Genève.

Après avoir eu un moment l'idée de se retirer à Berlin ^ Rousseau songea de nouveau à se diriger vers l'Angleterre, en passant par Paris, où il séjournerait de quinze jours à trois semaines ; ce fut à Strasbourg qu'il reçut et accepta l'offre que lui faisait Hume de se rendre dans la Grande-Bretagne. Le -4 janvier de l'année suivante (1766), il quittait Paris avec Hume pour se rendre au plus prochain port de mer.

1. Cette lettre a été imprimée pour la première fois par M.-Patliay (iaQS VHist. de J.-J. Rousseau, tome II, p. 470.

2. Voyez M.-Patliay , Supplément à rHist. de J.-J. Rousseau, tome l" des Œuvres inédites de J.-J., p. 382-384.

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