‹ Voltaire FinancierChapitre 6 sur 108 · Voltaire, éd. Moland, tome XXXVII, p. 407 et · texte numérisé non relu

Voltaire, éd. Moland, tome XXXVII, p. 407 et

chez son père 1, mais il abandonna vite la maison paternelle où chaque jour il était exposé à s'entendre demander : « Pourquoi ne prenez-vous pas un état 72 »

Nous avons la preuve qu'à cette époque son père lui faisait une pension 3 et que le 16 mai 1717, le jour de son arrestation, il avait sur lui six louis d’or valant trente livres pièce et deux cent soixante-dix sous, somme considérable pour son âge et l’époque #.

Voltaire et la cour; ses premières pensions. — Cette vie d'étudiant ne devait pas durer longtemps. Dans la préface d’une édition des œuvres de M. de Voltaire que les libraïires de Rouen se proposaient de faire en 1750, préface revue par Voltaire lui-même, Boculard d'Arnaud nous dit : « Si on me demande à présent pourquoi la Bastille « fut le berceau de ce poète, je répondrai que vers l'an « 1716, le prince de la Cellamare, ambassadeur d'Espa- « gne, ayant à tramer une conspiration contre le régent « de France, et plusieurs personnes ayant été engagées « par lui à semer des écrits contre le gouvernement, « M. de Voltaire fut soupçonné d'être du nombre. Il fut « mis à la Bastille avec plusieurs personnes » 5.

Page 1