‹ VoltaireChapitre 142 sur 308 · Epitrk connue sous le nom des Vous et des Tu · texte numérisé non relu

Epitrk connue sous le nom des Vous et des Tu

• Philis, qu'est devenu ce temps?...

Cette épitre fut adressée par Voltaire à la marquise da Gouvernet, qui avait été sa maîtresse, lorsqu'elle s'appelait M»* de Livry. On trouvera dans la Jeunesse de Voltaire, par M. Dcsnoiresterres, pp. 122-124, i7^-ï79» 405409, et dans un article de M. J. Loiscleur, intitulé Voltaire au château de Sulli {Revue contemporaine, 1866, i. LIV, pp. 383-402), l'histoire, bien connue d'ailleurs, de la liaison de Voltaire avec M"' de Livry, ainsi que des détails très circonstanciés sur le voyage de la jeune femme en Angleterre, sur son mariage avec M. de Gouvernet, atc..., etc..

M. Desnoiresterres croit que Voltaire composa VEpitre des Vous et des Tu en 1729.

Cette épîtrea été imprimée pour la première fois en 1741, dans le Recueil de nouvelles pièces fugitives en prose et en vers par M. de Voltaire {Londres, aux dépens de la Société, p. 27), sous le titre suivant : Lettre de Mr. de V... à Made^ moiselle O..., devenue depuis Madame de ...Cf. Œuvres de M. de Voltaire. Amsterdam, aux dépens de la C«, 1 741-1742, t. V, p. 236.

Dans les éditions de 1756 et de 1775, données par Voltaire {Mélanges de poésies, etc.. S. L {Genève, Cramer), p. i63, et édition encadrée, t. XII, p. 319)^ on lit : Epitre connue sous le nom des Vous et des Tu.

La variante donnée en note par Beuchot est tirée de Tédition de 1741- 1742.

VEpitre de Voltaire à Madame de Gouvernet n'est pas la seule pièce connue sous le nom des Vous et des Tu.^^ Voyez les Toi et les Vous dans le Portefeuille d*un homme de goût. Amsterdam et Paris, Vincent, 1765, t. I, p. 379; — des couplets faits à Ermenonville par une dame, qui avait demandé

I. V Épitre â Cideville y est imprimée avec la date de May 1735.

sur les lieux si Rousseau tutoyait sa femme (Mémoires sC' cretSt i3 septembre 1779);— enfin dans le Conservateur lit" téraire de 18 19 (t. I, 3« livraison, p. 80), une Epitre à Brutus^ intitulée : les Vous et les Tu. Cette épître est signée Aristide. Elle a été reproduite dans le volume de Victor Hugo, Littéra* ture et philosophie mêlées {Paris, Charpentier, 1841, p. 109), sous le titre suivant : Les Vous et les Tu, d'après la Révolu^ tion. Aristide à Brutus. — Voici quelque? vers de la jolie pièce de V. Hugo :

Adieu, Monseigneur, sans rancune...

Excusez si, parfois encor,

J'ose rire de la bassesse

De ce« courtisans brillants d'or,

Dont la foule à grands flots vous presse,

Loraqu'entrant d'un air de noblesse

Dans les salons éblouissants

Du pouvoir et de la richesse.

L'illustre pied de Votre altesse

Vient salir ces parquets glissants

Que tu frottais dans ta jeunesse.

Page 1