La même tragédie. Paris, Barba, 1818. In
193. La Femme qui a raison, comédie en trois actes, en vers, par M. de Voltaire, donné sur le théâtre de Caronge (lisez Carouge) près Genève, en 1758. Genève, s. n. {Paris, Lambert), 1759. In-i2de7i pp. Première édition (C. V. Beuchot, 299).
Le 3o novembre 1748, M"« du Chàtelet écrivait de Luné* ville à d'Argental : « Depuis que je suis ici, je n^ai fait que « jouer l'opéra et la comédie. Votre ami nous a fait une co- « médie en vers et en un acte, qui est très jolie, et que < nous avons jouée pour notre clôture. » {^Lettres de la mar» quise du Chdtelet , éd. Asse. Paris, Charpentier, 1878, p. 480.)
Cette « jolie comédie en vers » est, selon toute apparence, la Femme qui a raison : on sait qu'elle était primitivement en un acte et qu'elle ne fut mise en trois actes que par la suite (Voluire à d'Argental, 5 octobre 1757, et à M. P. Rousseau, janvier 1760).
Il est vrai que Longchamp, d*accord avec un Avertissement placé en tête de la Femme qui a raison dans le tome III des /Nouveaux mélanges, etc,, p. 296, dit que cette petite comédie lit partie d^une fête donnée au roi Stanislas, à Commercy, en ly^g {Mémoires sur Voltaire, etc.,,, t. II, p. 246). Faut-il en conclure qu'il s*agit ici de deux pièces différentes? £n ce cas, celle dont M"« du Chàtelet fait mention dans sa lettre du 3o novembre 1748, se serait entièrement perdue'. On aimera
I. M. Atse suppose que M»* du Chàtelet fait allusion, dans sa lettre, à une comédie en un acte et eo vers écrite par Voltaire, en 1 7^.8, et dont le manuscrit ne nous est pas parvenu. Longchamp raconte en etfet que Voltaire, ayant sarpris un soir M»* du Chàtelet et Saint*Lambert « sur un sopha, conversant
• ensemble d*autre chose que de vers et de philosophie, > fit peu de jours après cette aventure n une comédie en un acte et en vers où tout cequi venait
• de se passer était fort bien retracé sous un voile allégorique .. L'auteur, « ajoute Longchamp, a depuis jugé à propos de supprimer le manuscrit de
• cette pièce. • {Mémoires sur Voltaire, t. II, p. 200 à 2o3.) Il nous semble difficile d'admettre que M"« du Chàtelet ait consenti à remplir ttn rôle dans
mieux sans doute croire à une erreur de date de Longchamp et de Voltaire : ils sont Tun et l'autre coutuniiers du fait.
En lySS, la Femme qui a raison fut jouée à Carouge (petit village situé aux portes de Genève, sur les terres du duc de Savoie), par une troupe de comédiens français. « II a fallu, écrit M"» du Boccage, en l'honneur de qui cette représentation fut donnée, a voir Genève, répondre aux prévenances a qu'on a bien voulu m'y faire en faveur de mon hôte (Vol- « taire), et voir deux de ses pièces sur un théâtre hors d'un fau- « bourg, n'étant pas permis d'en avoir dans la ville » {Lettres de 3i"« du Boccage, Dresde, 1771. In-8, p. 347, xl« lettre : de Lyon, ce 8 juillet 1758).
La Femme qui a raison ne fut jamais représentée à Paris : mais elle le fut à La Rochelle, à Dijon, à Bordeaux, à Marseille (Voltaire à d'Argenial, 22 décembre 1760).
L^éditioh qui porte la rubrique de Genève a été imprimée à ParisK
En 1765, la Femme qui a raison fut réimprimée dans le t. III des Nouveaux Mélanges, etc., (pp. 295-352). Elle y est précédée de l'Avertissement suivant :
a Cette petite comédie est un impromptu de société où pluie sieurs personnes mirent la main. Elle fit partie d^une a petite fête qu'on donna au roi Stanislas, duc de Lorraine^ en « 1749 ». Nous sommes d'avis qu'il faut lire : 1748.
194. La même comédie. Donnée sur le théâtre de Carouge, près Genève, en 1758. Amsterdam, Et, Ledet et O^, 1760. In-8 de 80 pp. (G. V. Ben).
195. Nanine, comédie en trois actes, en vers de dix syllabes, donnée par Tauteur. Paris, Le Mercier et Lambert y 1749. In-80 de XVI pp. (pour le titre et la Pré/ace), 1 f. non chiff. (pour le faux-titre et les noms des Acteurs) ^ 92 pp. et 1 f. non chiff. (pour l'approbation et le pri-
une comédie dont le sujet était emprunté à une circonstance de sa vie qu'il devait lui être au moins désagréable de rappeler en public.
I. Voyez une lettre inédite de Voltaire à Lambert, dans laquelle le poète se plaint au libraire de ce qu'il a imprimé, sous son nom, la Femme qui a raison^ sans le consulter. {Catalogue d'une belle collection de lettres autographes, etc., Paris, laverdet, i856, n» 495.)
vilège. — Première édition (Bibl. N»S Y. Th. 12,5 J7 et C. V. Beuchot, 584).
L'approbation est du 3 novembre 1 749.
Le privilège du i5 novembre de la même année.
Nanine fut jouée pour la première fois le 16 juin 1749 (et non le 17 juillet 1748, comme l'indiquent et \e Commentaire historique et la Préface de la première édition de Nanine, et la Bibliothèque du théâtre français, etc.,, Dresde, 1768, t. III, p. 159).
Elle fut reprise le 16 décembre 1754, avec un grand succès, et jouée devant la Cour, le 3i décembre de la même année. Le succès ne fit que grandir aux. reprises suivantes ; quand une pièce nouvelle était mal reçue, et ne pouvait être achevée, c'est par Nanine qu'on finissait la soirée (L'Odéon, par MM. Porel et Mon val, Paris, Lemerre, 1876, pp. Sa, bg et 87.
Nanine fit avec Irène les frais de la fameuse représentation du 3o mars 1778, pendant laquelle le buste de Voltaire fut couronné sur la scène de la Comédie-Française. Le jour de la translation des restes mortels de Voltaire au Panthéon (il juillet 1791), le théâtre de la Montansier joua Nanine,
196. La même COMÉDIE. Paris, la Compagnie des libraires associés, 1749. In-i2 de 83 pp. (Bibl. de Pont-de- Veyle, 1190).
C'est rédition subreptice désavouée par Voltaire dans la Préface de la première édition de Nanine, et à laquelle la Bibliothèque annuelle et universelle (t. I, p. 2o3) a donné, à tort, la date de 1748.
Voltaire soupçonnait que cette édition avait été imprimée à Lyon (Lettre inédite à Lambert. Catalogue d'une belle colleC" tion de lettres autographes, etc. Paris, Laver det, i856, n* 456).
197. La MÊME COMÉDIE. Paris, Le Mercier et Lambert^ 1749. In-8 de ix et 58 pp. (Bibliothèque N»*. Y. Th.
198. La MÊME COMÉDIE (avec le nom de Fauteur). Amsierdam, Et. Ledetet'O*, 1750. In-8 de 1 f. de titre,
5o VOLTAIRE
XII pp., 1 f. non chiff. (pour le faux-titre et les noms des Acteurs) et 115 pp. (C. V. Ben).
La même année, Nanine était réimprimée dans le t. IX de rédition de Dresde^ avec des changements dans la Préface (Voyez Œuvres de Voltaire , éd. Uarnier, t. IV du Théâtre, p. b).
199. La même comédie. Paris, Dttc/iesfie, 1763 et 1776. In-i2 de 96 pp. (Bibl. n*« Y. Th. 12,534 et 12,559).
La pièce a pour sous-titre : le Préjugé vaincu,
200. La même comédie. Avignon, Louis ChambeaUf 1765. In-8 de 47 pp. (Bibl. n'« Y. Th. 12,533).
201. La même comédie. Copenhague, C/. Philibert, 1767. In-8 de i f. de titre et 78 pp. (Bibl. dram. de Pont-de- Veyle, 1190).
La pièce a pour sous-titre : V Homme sans préjugé,
202. La même comédie. Besançon, Fantet, 1769. In-8 de 54 pp. (C. V. Beuchot, 585).
On lit sur le frontispice : représentée pour la première fois le 16 juin 1769 (sic).