‹ VoltaireChapitre 42 sur 308 · LA HENRIADE · texte numérisé non relu

LA HENRIADE

j6o. La Ligue ou Henri le Grand. Poème épique par M. de Voltaire. Genève, Jean Mokpap (Rouen^ Virel), 1725. In-8 de viii et 2ji pp. (Bibl. N** Y. 5448. Réserve, et C. V. Beuchot, 529).

Cest sous ce titre que parut pour la première fois /^ Hen^ riade, Brunet prétend que cette première édition fut publiée par Tabbé Desfontaines, d'après un manuscrit incomplet. {Manuel du libraire, etc., t. V, col. i36o). MM. Deschamps et G. Brunet, dans leur Supplément au Manuel (t. If, col. 927), ont reproduit cette assertion : c Quelques libraires veulent, ajoutent-ils en parlant de l'édition de 1723, a qu'elle ait été exécutée à Évreux. 1 II sutfit de parcourir la correspondance de Voltaire, pour se convaincre que l'édition de 1723 fut faite à Rouen, par le libraire Viret, et que Thieriot en fut l'éditeun (Voltaire à Thieriot. Œuvres de Voltaire, éd. Garnier, Corre8*> pondance, t. I, n" 81, 83, 93, 1 13.) La Ligue fut tirée à 2,000 exemplaires (Ibid,, n« io3).

Voltaire avait d'abord eu l'intention de publier son poème en Hollande. En 1722, pendant son séjour à La Haye, il avait pris lui-même < toutes les mesures nécessaires sur l'impression de l'ouvrage » ; Guyot de Merville était chargé d*en revoir les épreuves (Voltaire à M"« de Bernières, 7 octobre 1722)1

loo VOLTAIRE

a Dans le marché que j'ai tait avec Levier, à La Haye, » éciivaii Voltaire à Thieriot, le 5 décembre 1722, « j'ai stipulé « expressément que je me réservais le droit de faire imprimer tt mon poème partout où je voudrais. Je suis convenu avec lui « que, supposé que l'ouvrage pût se débiter en France, je ferais « mettre à la tête le nom du libraire de Paris qui le vendrait, a avec le nom du libraire de La Haye. »

« Le libraire de La Haye, Charles Le Viers, avait fait, <( dit M. Desnoires terres, insérer dans la Galette de Hollande «un projet de souscription à : Henri IV ou la Ligue, poème « héroïque de Voltaire , en neuf chants, avec des notes histott riques et critiques, pour servir à Tintelligence de l'ouvrage a et à l'histoire de l'époque. Le volume in-40 sur grand papier a royal, avec douze très belles figures représentant les princi- « paux chefs et les plus remarquables événements de la Ligue, a dessinées par Detroy, Galloche et Coypel, d'après la pensée a du poète. » {La Jeunesse de Voltaire, p. 252. Cf, l'Avertissement dé M. Moland, en tête de la Henriade, Œuvres de Vol' taire, éd. Garnier frères, t. VIII, p. viviii.)

Voltaire espérait que son poème se débiterait en France, avec privilège; il avait composé « une petite histoire abrégée (( de ce temps-là, pour mettre à la tête de l'ouvrage» et avait fait un Discours au roi, à qui Henri I V devait être dédié (Voltaire à Thieriot, 3 janvier 1723).

Ce Discours Préliminaire, ou Epitre dédicatoire de la Hen" riade au roi Louis XV, & été publié en 1820, dans \es Pièces inédites de Voltaire (pp. 3 à 8).

Voltaire, s'étant vu refuser la permission d'imprimer la Hen^ riade en France, rompit son traité avec Le Viers, rendit l'argent aux souscripteurs et se décida à faire imprimer secrètement son poème à Rouen.

L'édition de Rouen, publiée sous la rubrique de Genève, se compose de i f. de titre, i f. paginé iii-iv pour l'Avertisse^ ment de Véditeur, 2 ft. paginés v-viii pour la f Petite histoire abrégée de ce temps4à », dont Voltaire parle dans sa lettre à Thieriot du 3 janvier 1723, 157 pp. pour les neuf chants de la Ligue, et 71 pp. (paginées 161-23 1) pour les Remarques (àt Voltaire).

11 y a, dans les neuf chants du poème, quelques lacunes qui sont remplies par des points ou par des étoiles (voyez pp. 65, 90, i33).

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