‹ VoltaireChapitre 43 sur 308 · La Ligue ou Henri le Grand. Poème épique par · texte numérisé non relu

La Ligue ou Henri le Grand. Poème épique par

BIBLIOGRAPHIE DH SES ŒUVRES loi

M. de Voltaire. Genève, Jean Mokpap^ 1723. In-8 de viii et 216 pp. (C. V. Ben).

Contrefaçon de l'édition dz Viret,

La Ligue occupe, comme dans Fédition en 23 1 pages, les i37 premières pages du volume; les i^emâr^ue^ vont de la page 161 à la page 216.

362. La Ligue ou Henry le Grand. Poème épique par M. de Voltaire. Genève, Jean Mokpap, 1724. In-8 de viu et 168 pp. (C. V. Beuchot, 530).

Autre contrefaçon de l'édition de Viret.

363. La Ligue ou Henri le Grand. Poème épique par M. de Voltaire. Avec des additions et un recueil de pièces diverses du même auteur. Amsterdam, Jean-Frédéric Bernard (Êvreux ou Rouen), 1724. In- 12 de vu et 196 pp. (Bibl. N*« Y. 5449; C. V. Beuchot, 531).

Cette édition est attribuée à Desfontaines, dans une lettre de Thieriot à Voltaire du 16 août 1726 : « C'est lui (Desfon- < laines) qui a fait à Évreux une édition du poème de la « Ligue^ dans laquelle il a inséré des vers contre M. de la « Motte, etc. » (Œuures de Voltaire, éd, Garnier, t. XXIII, pp. 39 et 63. Cf, Voltaire à Thieriot, 2 janvier 1739). Une note de la Henriade {Œuvres de Voltaire, éd. Garnier, t. VIII, p. 59) accuse Desfontaines d'avoir fabriqué non seulement rédition de 1724, mais celle de 1723. Or, il est hors de doute que l'édition de 1723 fut faite de Taveu de Voltaire, et parles soins de Thieriot. D'ailleurs Voltaire a écrit lui-même, dans le Préservatif, qu'il n*a connu Tabbé Desfonlaines qu'en 1724. (Œuvres de Voltaire, éd. Garnier ^ t. XXII, p. '386).

L'édition de 1724 paraît bien être du fait de Desfontames. « Savez-vous qu'il a fait une édition clandestine de /a Hen- « riade à Evreux, et qu'il y a mis des vers de sa façon ? » dira plus tard Voltaire à Berger (septembre i735). On a d'ailleurs sur ce point les propres aveux de Desfontaines, rapportés par Michault, à qui ils furent faits, c II m'avoua, dit « Michault, qu'il était l'auteur de deux vers que j'avais cru être « de M. de Voltaire, et il m'ajouta que, selon toute appa- « rence je m'étais servi, en les citant, d'une petite édition « du poème de la Ligue, imprimé à Rouen, dans laquelle il « avait rempli à sa fantaisie les lacunes d'une précédente édi-

« tion de la Henriade, Je pense au reste que ces vers vous « paraîtront fort impertinents dans la bouche de Saint Louis, (( que réditeur fait parler ainsi :

« -Eli dépit des Pradons, des Perraults, des Houdarts, « On verra le bon goût fleurir de toutes parts,

{Mélanges historiques et philologiques, etc., Paris, Tilliard, 1754, in-8, 1. 1, p. 159.)

A ces deux vers, Desfontaines avait joint les deux suivants (p. 72 de l'édition de 1724) :

« Et la religion que la science honore

a Par le progrès des arts mieux triompher encore. »

Mais toutes les lacunes n'éiaient pas reniplies dans l'édition de Desfontaines (voy. notamment pp. 46 et 64).

Les Poésies diverses de Monsieur de Voltaire occupent les pages iby à 196 du volume.

364. La Ligue ou Henri le Grand. Poème épique par M. Arrouet de Voltaire. Amsterdam, Henri Desbordes, 1724. I11-12 de viii et 170 pp. (pour la Ligue); 71 pp. (paginées 1 à 71 pour les Remarques) et 64 pp. (pagînées I à 64 pour les Poésies diverses de M. de Voltaire); plus 4 pp. non chiff. pour les tables (Bibl. N'« Y. 5449 A. et C. V. Beuchot, 533).

Dans l'exemplaire de la collection Beuchot, les Poésies diverses sont placées entre le Poème et les Remarques.

365. La Henriade de M. de Voltaire. Londres, 1728. In-4'' de 3 ff. préliminaires (pour le titre et la dédicace), 5 ff. (paginés i-io pour la liste des Souscripteurs) et 202 pp. (Bibl. N'« Y. 5452 A. Réserve).

Frontispice par de Troy, gravé par Surugue; fleuron sur le titre dessiné par Micheux, gravé par C. (Cochin) ; 10 grandes figures par de Troy, le Moine, Vleughels, gravées par Desplaces, Dupuis, N. Tardieu, Jeaurat, C. N. Cochin (2 figures ne sont pas signées); ro vignettes (i entête de chaque chant), dessinées par Micheux, gravées par Dupuis, de PoilIy,FIctcher, Lépiciéi et 10 culs<-de-lampe.

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES io3

L'exemplaire de la Bibliothèque nationale est réglé, et a les figures, vignettes et culs-de-lampe coloriés.

La Henriade est en dix chants. La dédicace signée : VoU taire, est en anglais : elle est adressée à la Reine Elisabeth, dont le portrait gravé par Fletcher se trouve en tête du troisième chant.

M. Cohen signale un second tirage de Tédition de 1728, avec une nouvelle suite de figures (de Gravelot), qu'on retrouve dans une traduction hollandaise du poème, publiée à Ams-ter dam en 1753 {Guide de l'amateur de livres à vignettes, 4«édit., col. 517).

566, La Henriade de M. de Voltaire. Londres^ 1728. In-4*^ de 1 f. de titre, i ;.f. (paginé i-ii pour la dédicace) et 190 pp. (C. V, Ben).

Edition sans figures. ^

Sur le frontispice, i fleuron, signé Foex.

567. La Henriade de M. de Voltaire. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée de remarques critiques sur cet ouvrage. Londres^ Woodman el Lyon, 1728. In-8 de 4 ff. non chiff. (pour le titre, la dédicace et un Avis de Véditeur), 287 pp. et xxiii pp. pour les Pensées sur la Henriade (C. V. Beuchot, 31Ç).

L'éditeur, dans son Avis, dit que les Pensées sur la Henriade lui ont été communiquées 1 par un seigneur de ce pays-ci. » — On a toujours attribué ces Pensées à René de Bonneval. Voltaire nous apprend qu*elles ont été écrites par un certain Faget, « réfugié connu à Londres.» (Voltaire à Thieriot,2i avril et 4 août 1728.)

368. La Henriade de M. Arouet de Voltaire, donnée au pubHc par lui-même. On y a ajouté la [critique de ce poème. La Haye^ Gosse et Néaulme^ 1728. In-12 de i f. de titre et 262 pp., i fig. gravée par Fletcher (Bibl. N*« Y. + 5451, etc. V. Beuchot, 314).

Edition encadrée. Les Pensées sur la Henriade y sont reprocfuites sous le titre de Critique de la Henriade (pp. 247-262).

Io^ VOLTAIRE

}69. La Henriade. Poème épique par M. Arouet de Voltaire, donnée au public par lui-même. La Haye, Cosse et J. Neaulme, 1729. In-8 de 133 pp. et i p. non chiff. pour les Permissions. (Bîbl. N'* Y. 5451 A. et C. V, Beuchot, 316.)

La Henriade seule.

370. Lb même poème. Londres^ Hiérôme Bold Truih, à la V^a7^(Paris), 1730. In-8 dexxvipp.(pourle titre, ri4m aux libraires^ la Préface^ VHistoire abrégée des événements sur lesquels est fondée la fable du poème de la Henriade et Vidée de la Henriade) et 349 pp. (Bibl, N'* Réserve Y. 5452 (Exempl. de la maréchale de Villars) et C. V. Beuchot, 317).

U Histoire abrégée des événements, etc.. et Vidée de la Henriade paraissaient pour la première fois dans Tédition de 1730. Sur cette édition, voyez le Mercure de décembre lySo, t. Il, pp. 2878 à 2887. Bien que publiée sous la rubrique de Lon-dreSf cette édition a été faite en France. « Cette nouvelle édia tion du poème de la Henriade a été faite à Paris par la « permission tacite de M. de Chauvelin, le maître des requêtes, « et de M. Hérault, sans que M. le garde des sceaux en sache « encore le moindre mot»(Voltaire àCideville,3 févrieri73i).

Voltaire y a ajouté un grand nombre de notes.

On lit, sur une des gardes de Texemplaire de la Bibliothèque Nationale, ces quatre vers de la main de Voltaire :

Alors que vous m'aimiez, mes vers furent aimables. Je peignais dignement les grâces, les vertus ; Cet ouvrage naquit dans ces temps 'favorables : Il eût été parfait, mais vous ne m'aimez plus.

Ces vers furent adressés à la maréchale de Villars (Voyez Œuvres de Voltaire, éd. Carnier, t. X, p. 485). .

371. Le même poème. Londres, Innis {Rouen, Jore), 1733. In-8 de 9 ff. prélitn. et 317 pp., fig. de Fletcher (C. V. Beuchot, 318).

Cette édition a été faite à Rouen par Jore (Voyez Voltaire à Cideville. Œuvres de Voltaire, éd. Garnier, Correspondance,

niBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES io5

1. 1, p. 304; — au même, 19 juin fjSS). Elle se débitait à Paris, chez Josse et Bauche, libraires {Mercure de juin lySS, tome II, pp. 1417-1418).

VEssai sur la poésie épique* est imprimé à la suite de la Henriade, pp. 23 1 -3 17. Ce n'est plus la traduction de Pabbé Desfontaines, dont Voltaire avait corrigé les fautes et qu'il avait reproduite en 1732 (dans l'édition de ses Œuvres publiée à Amsterdam, chez Etienne Ledet) sous le titre suivant : Essai sur la poésie épique de toutes les nations écrit en anglais par M. de V, en 1726 et traduit en français par M, Vabbé Des» fontaines, Cest, ainsi que Tannonce le Mercwe de juin 1733, l'ouvrage de Voltaire c retravaillé en français et considérablement augmeaté par Tauteur même de la Henriade, »

372. Le même poème. Londres^ Jacob Tonsoriy 1734. In-8 de 10 ff. prélim., 245 pp. (pour la Henriade), 99 pp. (paginées 1 à 99) et i p. non chiff. pour VEssai sur la Poésie épique (Bibl. N'« Y. 5452 A. et C. V. Beuchot,

Edition encadrée. Réimpression de l'édition de 1733.

373. Le MÊME POÈME. Londres, 1737. In-8de xxxi pp., i p. non chiff. pour Terrata et 364 pp. (Bibl. N'« Y. 545 2 -f A et C. V. Beuchot, 320).

Portrait de Voltaire par de Latour, gravé par Geullard (1736); frontispice de Boucher, gravé par Duflos.

Cette édition est due aux soins de Linant, qui y mit une Préface f et y joignit une Lettre d'Antonio Cocchi, lecteur de Pise, à M. Rinuccini, secrétaire d'Etat de Florence, traduite par le baron Elderchen, chambellan du roi de Suède. Cette Lettre avait déjà paru dans le Mercure de décembre 1733, t. I, pp. 2633-2641, sous le titre suivant : Lettre de M. Antonio Coichy {sic) à Monsignor Rinveimi (sic) etc., traduite par M, le baron de C*** ($/c), chambellan^ etc,

U Essai sur la Poésie épique est imprimé à la suite de la Henriade (pp. 269-364).

Sur cette édition de 1737, voyez le Vour et Contre {Paris, Didott 1733 et ann. suiv., t. XI, pp. 45-48).

374. Le même poème. Londres, 1741» Inr4* ^^ x^*^ ^^ cxxii pp. (Bibl. N*« Réserve Y. 5452. A).

io6 VOLTAIRE

Cette édition fut donnée par Gandouin, libraire à Paris. (Voltaire à Kœnig, juin 1753. Cf. Mercure àc ]\x\Ti 1742,1. l, p. 1 384-1 ?85).

Ce n'est pas une réimpression de la Henriade; le libraire, dans son Avertissement, explique qu'il ne s'agit que d' (caddi* tions nécessaires» à Tédition de 1728. Dans ce dessein, il a imprimé, pour être placées à la fin de chacun des chants de Pédition de 1728, les différences des principales éditions qui ont paru, surtout des éditions de 1723 et de 1737. Voltaire nous apprend que ces variantes avaient été recueillies par Tabbé Lenglet du Fresnoy (Voltaire à Kœnig, juin 1753).

Les observations qui concernent chaque chant en particulier ayant été imprimées par cahiers détachés,' furent ajoutées à rédition de 1728, qu'on rajeunit au moyen d'un nouveau frontispice, de l'addition d'un Avertissement du librairey de la Préface de Linant, de la dédicace à la Reine (en français), etc.

Nous avons déjà parlé de l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale qui est réglé et qui a les figures coloriées (voy. le w 365).

Un exemplaire en grand papier, aux armes de Russie, offert par Voltaire à l'impératrice Elisabeth Petrovna, fîlle de Pierre le Grand, s'est vendu, en i88i,à Paris. (Voyez Catalogue de livres rares et précieux et d*ouvrages à figures dont la vente aura lieu les vendredi 4 et samedi 5 février 1881. Paris, Labitte, r88i, in-8, p. 49, n« 260.) Sur une des gardes du volume on lit les vers suivants, écrits de la main de Voltaire :

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