‹ VoltaireChapitre 58 sur 308 · LA PUCELLE · texte numérisé non relu

LA PUCELLE

477. La Pucelle d'Orléans, Poème héroï-comique. Première édition ($w), Paris, 1755. Pet. in'i2 de 2 ff. non chiff. (pour le titre et une épltre de Tiraprimeur à Mr le Poète), et 216 pp. (C. V. Ben).

Sur le frontispice on lit l'épigraphe suivante :

Desinit in piscem mulier formosa superne.

(Horat.)

L'imprimeur, s'adressant au poète, le prie, dans son épître dédicatoire, d'agréer la Pucelle qu'il a l'honneur de lui présenter. « Je vous supplie. Monsieur, ajoute-t-il, de ne pas dire « que j'ai imprimé votre ouvrage sur une copie imparfaite : t( car j'en ai acheté huit pour m*assurer d'une bonne. Dans u toutes il manque des vers : ici il n'y en a pas un seul de t manqué. La plupart n'ont que douze chants : ici, il y en a « quatorze... J'espère que. vous avouerez que puisqu'un « libraire devait avoir votre Pucelle, il n'y a pas de mal que c ce soit moi qui Taie eue... Cependant je ne l'aurais pas c mise sous presse, si je n'avais appris que quatre ou cinq de « mes confrères se préparaient à l'y mettre : etc. »

Cette édition non décrite est en quatorze chants : le quatorzième chant est suivi de V Epilogue :

(c C'est par ces vers, enfants de mon loisir

qu'on trouvera imprimé dans les Œuvres de Voltaire, éd. Garnier, t. IX, p. 349. Sur cet épilogue, voy. la lettre de WoU taire à P. Rousseau, du 28 novembre lySô.

L'existence des réclames au bas des pages indique une impression faite hors de France*. C'est certainement une des

t. M. Desnoiresterres signale une édition en xiv chants publiée à Bale^ en 1755. {Voltaire et J,-J. RousseaUf p. 499.}

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premières éditions parues : elle est, sous le rapport du texte, beaucoup plus correcte que celles dont nous allons parler plus bas, et qui portent également le millésime ijSS. Cependant nous y avons relevé un nombre de fautes relativement considérable. Il est question de cette édition en quatorze chants dans VAvant'propos d'une édition de 1764 (voy. le n« 491}.

478. La P... d'O... Poème divisé en quinze livres. S. /., n,d, In-12 de i f. prélim. et 161 pp. (C. V. Beuchot, 710); — La Pucelle d'Orléans, Poème divisé en quinze livres, par Monsieur de V***, Louvain, 1755. In-80 de 2 ff. prélim. et 161 pp.;' (B'« N'% Y. 5454. Fa. Rés.-Cf. C. V. Beuchot, 712); — La Pucelle d'Orléans, Poème divisé en quinze livres, par Monsieur de V***, Louvairiy (Berne, d'après une noie mss. sur lexem^ plaire de la Bibliothèque Nationale, 1755. In-12 de 2 ff. prélim. et 161 pp. (B'« N'*. Y. 5454 F. Rés.).

Si l'on s'en rapportait à un passage d'une lettre de Frédéric à Voltaire, la Pi/ce//e aurait été imprimée dès 1737 : «Je viensde recevoir des lettres de Berlin, d'où Ton m'écrit que le résident de rEm|>ereur avait reçu la Pucelle imprimée » (De Frédéric, prince royal de Prusse; février (6 mars) 1737. — Cf. Ga^^ette (VUtrecht du 3 janvier 1737, n<» 11, Paris, 28 décembre 1736 : « Il paraît un nouveau poème de M. de Voltaire intitulé : la Pucelle. » — Voltaire démentit ce bruit dans la Galette d'Utrecht, du 14 janvier 1737, n« V.

En 1749, nous apprend Longchamp, M"* du Châtelet, qui avait depuis longtemps une copie de la Pucelle, écrite de sa propre main, voulut imprimer secrètement ce poème à Cirey. a Son dessein était de n'en tirer qu'un très petit nombre a d'exemplaires, pour être distribués à ceux de ses amis dont ( elle connaissait la discrétion... Elle résolut de prendre elle* « même part à l'ouvrage avec deux ouvriers aftîdés, dont Tun « Taurait instruite à composer les planches... Il ne s'agissait « que d'avoir le consentement-de l'auteur... A peine lui en «eut-elle dit un mot, qu'il rejeta cette idée; il avait cru c d'abord que ce n'était qu'une plaisanterie, mais quand il vit « que la chose était sérieuse et que des préparatifs étaient déjà « faits, il s'emporta et fit sentir avec énergie les conséquences « d'une telle entreprise .. • (Mémoires sur Voltaire, t. Il, pp. 187-190).

Il est difficile de donner créance à ce récit de Longchamp.

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES laS

M"* du Cbâtelet avait trop à cœur le repos et la sécurité du poète; elle savait trop bien quelles dangereuses conséquences pouvait avoir l'impression, même à un nombre restreint d'exemplaires, d'un poème tel que la PucelU, pour s'être jamais mis en tête le dessein que lui prête Tauteur des Aïé' moires sur Voltaire.

N'est-ce pas M«« du Châtelet qui écrivait à d'Argental : cj^our la Pucelle, je vous en réponds, et c'est peut-être la t seule dont on puisse répondre » r (Cirey, i3 janvier 1735 (1737). N'est-ce pas elle qui disait qu*il fallait tenir le poème c sous cent clefs » ? (à d'Argental, i" mars 1735 (1737). Et lorsque Voltaire, impatient d'envoyer la Pucelle à Frédéric, comme à « l'homme de la terre le plus capable d'en juger » hésitait pourtant à s'en dessaisir, n'est-ce pas parce qu'il aurait dû « user de violence » pour arracher à la marquise le précieux manuscrit.^ (Voltaire à Frédéric, 22 septembre 174O).

Les premières éditions de la Pucelle sont donc bien de 1735. Et cependant il y a lieu de s'étonner qu'elle n'ait pas paru plus tôt. Dès le mois de décembre i735, des copies de plusieurs chants s*étaient répandues dans Paris, et Voltaire soupçonnait qu'il avait été trahi par un nommé Dubreuil, beau-frère de Demoulin, qui avait copié l'ouvrage (Voltaire à Thieriot, 8 décembre 1735; — Cf. M"« du Châtelet à d'Argental, février 1735

En 1745, la Pucelle, dont Frédéric était parvenu à se procurer six chants, se trouvait dans l'équipage que les Autrichiens prirent au roi, le 3o septembre, à la bataille de Sohr (Voltaire à la margrave de Baireuth, 28 mars 1752}; on prétend qu'elle fut vendue, avec un autre ouvrage de Voltaire {VAbréf^é de V histoire universelle) à des libraires hollandais (Voltaire à Walther, i3 janvier 1754).

En 1747, la duchesse de Wurtemberg faisait copier la Pu" celle pendant la nuit (Frédéric à Voltaire, 22 février 1747), et en 1750, Tinois, secrétaire de Voltaire, vendait, pour quelques ducats, un manuscrit du poème au prince Henri de Prusse* (Voltaire à M"« Denis, 3 janvier 1731).

En 1764, les manuscrits de la Pucelle s'étaient tellement

I. Un manuscrit des onze premiers chants la Pucelle ^ écrits par Tinois et par h\— du Chàtelat, avec cent vers environ de la main de Voltaire, appartient à M. Fontaine, le libraire bien connu. Ce manuscrit est, selon M. Fontaine, conforme à I édition de 17^6, qui n'avait que onze chants {sic). — nilous ne connaissons pas d'édition de la Pucelle en onze chants. {Catalogue des livres anciens et modernes rares et curieux de la librairie A . Fontaine» Parité 1874. In-8«, p. 434, n* 2480.)

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multipliés à Paris, que Voltaire écrivait à d'Argental : « Il y a grande apparence que la Pucelle va paraître » (i 5 octobre). Grimm prétend même qu'à la fin de 1754, il y en avait des exemplaires à Paris, qu'on vendait quatre louis {Correspon' dance littéraire, etc, i*' janvier l'jbb) *.

Cependant le poème ne parut que vers le mois d'octobre 1755 (Voltaire à d'Argental, 29 octobre, et à Thieriot, 8 novembre 1755).

On a voulu, dans ces derniers temps, que la véritable édi* tion originale de la Pucelle tût l'édition qui se compose d'un faux titre (sur lequel on lit : La P... <V0.„, poème divisé en quinze livres) et de 161 pp., s, l, n, d, (Voyez Barbier, Dictionnaire des ouvragés anonymes, éd, Daffis, t. III, col. 757; la Bibliographie des ouvrages relatifs à V amour, etc., t. VI, p. 434; le Bulletin mensuel de la librairie Rouquette, août 1880, n» 8, p. 35).

Pourtant il résulte et de la correspondance de Voltaire, et d'une lettre de M. de Saint-Sauveur, ministre du roi à La Haye, à M. Berryer (du 6 novembre 1755, Œuvres de Voltaire, éd. Gantier, Correspondance, t. VI, pp. 498-499), que la Pucelle fut d'abord imprimée à Francfort, <t quoique supposée à Louvain ». Et Voltaire, dans sa lettre à l'Académie française (novembre 1755), emploiera les mêmes expressions: uCe « poème a été d'abord imprimé à Francfort, quoiqu'il soit an" nonce de Louvain. » C'est donc l'une des deux éditions portant l'adresse de Louvain qui doit être considérée comme l'édition pr inceps de la Pucelle d'Orléans.

Les deux éditions portant l'indication de Louvaiif, ont toutes deux : i f. de titre, 2 pp. non chiff. pour la Préface, et 161 pp. Dans l'une et l'autre édition, la page 161 se termine par trois lignes de points et ces mots : Cœtera desunt. Il est évident que l'une des éditions a été faite sur l'autre. Cependant voici quelques différences qui les distinguent :

Sur le frontispice de l'une d'elles, les mots par M. de V*** sont entre deux lignes horizontales doubles; sur le frontispice de l'autre, ces mêmes mots sont entre deux lignes horizontales simples. Nous appellerons A la première de ces éditions, et B la seconde.

L'édition A (Bibl. nat., Y 5464 Fa. Rés.) est in-8>, tandis que l'édition B (Bibl. nat., Y 5454, F Rés.) est in-12.

1. Lz Bibliographie des ouvraget relatifs à l amour, aux femmes^ etc.% 3« édition, (t. VI, p. 435), signale une édition de la Pucelle qui porte rindica" tloQ d% Louvain et li millésime 1754. Il faut lire tySS.

2. Cett« édition a éié aussi tirée dans le format in-13. (C. V. Ben).

Dans rédition A, la première page de la Préface a dix ligDCs; cette même page n'a que neuf lignes dans rédition B.

Voyez d'autres difiRîrences pp. 14, vers 21 ; i5, vers 29 ; 37, vers 7; i5i, vers 12; 161, vers 3.

Quant à l'édition sans nom de ville et sans date, elle a, comme les deux éditions avec Tindication de Louvain, 161 pp., et elle finit, comme elles, par trois lignes de points et les mots : Cœtera desunt. Mais elle est sans titre et sans préfoce. Elle est précédée uniquement d^un faux titre, sur lequel on lit: La P... rf*0..., poème divisé en quinze livres.

Ce faux titre appartient-il, comme Ta supposé Beuchot, à l'une des éditions de Louvain ? Mais les éditions de Louvain, celles du moins qui ont passé sous nos yeux, n'ont pas de faux titre ; et d'autre part, l'édition sans nom de ville n'a ni titre, ni préface.

L'édition sans nom de ville et sans date paraît avoir été faite plus particulièrement sur l'édition B; la composition est la même pour les deux éditions : mais tandis que dans l'édition B, le mol sœur est imprimé par un ae (p. 161, vers 3), ce mot est imprimé par un oe, dans l'édition sans nom de ville.

Nous avons trouvé dans la collection Beuchot (n» 712), un exemplaire de la Pucelle offrant de grandes analogies, quant au texte, avec l'édition sans nom de ville. Cet exemplaire n'a pas de faux titre : son frontispice est identique à celui de l'édition A; mais le fleuron placé en tête de la Pré/ace diffère des fleurons correspondants des éditions A et B. Nous croyons que cet exemplaire appartient à une troisième contrefoçon de l'édition en 161 pp.

Quérard dit que la Pucelle fut réimprimée en 1756, sous le titre de : La Pucelle d'Orléans ^ poème divisé en quinze livres. Nouvelle édition plus correcte que la précédente j Louvain (Francjort), in-8, avec le désaveu de l'auteur, et plusieurs pièces satiriques contre Voltaire.

Nous ne connaissons pas cette réimpression. Il est probable qu'il s'agit de l'édition publiée sous la rubrique de Londres (voy. le n« 481).

La Pucelle a été condamnée par décret de la cour de Rome du 20 janvier 1757 {Index librorum prohibitorum, Modœtiœ^ i85o. In«i6, p. 2C2). — En septembre 1757, à Paris, huit particuliers, imprimeurs et relieurs, furent condamnés au carcan dans la Grève, et à trois ans de bannissement, par suite de la découverte d'une imprimerie clandestine trouvée dans la

rue de Seine, faubourg Saint-Victor, et où, dit Barbier, « il « s'agissait de vers contre des personnes constituées en digniu tés, de la Pucelle cPOrléaus de Voltaire, et autres pareils •« ouvrages i {Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763) . Paris, Charpentier ^ 1866, t. VI, p. 577). La Pucelle fut aussi brûlée à Genève (Desnoiresteries : Voltaire et J. J, Rousseau, p. 3oo}.

479. La Pucelle d'Orléans, Poème divisé en quinze livres, par Mrde V., Paris, 1756. In-12 de 2 ff. non chiff. pour le titre et la Pré/ace et 198 pp. (C. V. Beuchot, 71 1).

Le frontispice est orné d'un portrait de Voltaire couronné de lauriers, non signé, avec cet exergue : Père des Poètes,

La Préface est celle des éditions de Louvain, Le quinzième chant n'est pas terminé par des points.

480. La Pucelle d'Orléans ou Jeanne d'Arc. Poème en XVI chants. Impr, à Tabcsicrahu, par Pyr Mandschan^ burgh (Genève), 1756. In-8.

U se trouve dans cette édition, disent MM. Deschamps et Brunet, quelques passages supprimés dans les éditions suivantes (Manuel du libraire. Supplément, Paris, F, Didot, 1878- 1880, t. H, col. 928).

481. La Pucelle d*Orlé\N5, Poème héroï-comique. N"« édition, sans faute et sans lacune. Augmenté (sic) d'une Épitre du Père Grisbourdon à M. de Voltaire, et un jugement sur le poème de la Pucelle à M***, avec une épigramme sur le môme poème. En dix-huit chants. Londres, 1756. Pet. in-12 de 193 pp. (C. V. Beuchot, 713); et Londres, 1756. In-32 de 1 f. de titre et 140 pp. (C.V. Beuchot, 714).

Sur les titres, on lit cette épigraphe :

Non vultus, non color unus.

Un Avis de l'éditeur, au verso des titres annonce que le poème a été fidèlement imprimé « d'après une copie que Volfl taire a lui-même donnée à un de ses amis, et chargée de corc rectionB de sa main ».

A la suite de la Pucelle, on trouve :

I* I^ Lettre de Voltaire à l'Académie française (de novembre 1735), sur les premières éditions de la Pucelle.

2* La Réponse de P Académie..

3* VEpitre du Père Grisbourdon à M. de Voltaire.

4» Un Jugement (en vers) sur le poème de la Pucelle. A M^** qui en a fait deux éditions peu exactes,

5* Une Epigramme sur le poème de la Pucelle.

Nombreuses réimpressions, notamment 1757, 1738, 1767, 1773, 1775, 1777, 1780. Une de ces réimpressions est sans millésime; on lit à la place de la date: Per sempre (sic). Le lieu est Londres; le format in- 12 (240 pp. ^ C. V. Ben).

Uédition de 1736 est la première où léchant de TAne soit complet. Elle est aussi la première qui contienne léchant XIV* (Corisandre), les vers sur M««de Pompadour:

• Telle plutôt cette heureuse grisette :

• Etc., etc., etc. >

et sur Louis XV,

qu'on méprite et qu'on aime.

On lit dans un Avis imprimé à la suite d^une des réim» pressions des éditions de 1736 (voy. le n* 493) : «L'éditeur de « cette édition est le sieur Maubert, ex-capucin, auteur du « Testament politique du cardinal Alberoni, lequel Ta fait irn* « primer à Glascow, pour faire pièce à Voltaire, sur un exem* « plaire que cet auteur lui avait confié dans le temps qu'ils « étaient liés ensemble. Cet édition est la plus ample qu'il y « ait, et il y a là dedans des choses qu*on attribue malicieu- « sèment au roi et à M«* la marquise de Pompadour. »

482. La Pucelle d'Orléans, Poème héroï-comique. N"* édition sans faute et sans lacune, etc., etc. Amsterdam^ 1757. In-i2 de 2 ff. prélim. et 22J pp.; Londres, ^1S1> « avec des gravures d'aussi bon goût que les vers des « éditeurs ». {Avertissement des éditeurs de Kehl.)

Réimpression des éditions de 1736. Nous ne connaissons

ilo VOLTAIRE

pas Péditton avec gravures dont parlent les éditeurs de Kehl *.

483. La Pucelle d'Orléans. Poème héroï-comique, par M. de Voltaire, avec cette épigraphe :

Desinit in piscem mulier formosa supeme,

Horat.

Genève^ 1757. 2 vol. très-pet. in-8«, de 116 et 92 pp. Titres gravés (Quérard, BibL Volt. p. 30).

Cette édition, dit Beuchot, est divisée en vingt-quatre chants, mais n'est pas plus ample que Tédition in-Bi de 1736 {Œuvres de Voltaire, éd. Garnier, t. IX, p. 8).

Le Catalogue de La Vallière (Nyon, n« i5834) signale une édition de 1737, Genève, in-8« en XX chants: ne faut-il pas lire XXIV ?

484. Lemêmbpoème. Londres^ 1758. In-48de 178 pp. Portrait de Voltaire peint par de Latour, en 1736 et gravé par Balechou (Voy. l'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, Paris, Fischbacher, 1879, xii* année, col. 26^- 266 et 318).

485. Le même poème. Londres, 1758. In-18. Portrait de Voltaire dans un médaillon; sur le socle, les attributs de la poésie erotique et tragique (Ca^in, sa vie et ses édi'^ tions, p. 54).

Les deux éditions de 1738 sont des réimpressions des éditions de 1736. ^ Nous n'avons eu entre les mains ni Tédition in-48, signalée dans V Intermédiaire, ni celle in- 18, dont il est qucs* tion dans le volume intitulé : Ca^in, sa vie, etc.

466. Le même poème. Londres, che:{ les héritiers des Eli^épirs, Blœw et Vascosan, 1761. In-12 de 180 pp. (C. V. Beuchot, 7i;)«

I, Grimm parl«aatsi d'aoe édition de 1757, en/orme d'itrennet mignonnes et en caractères fort menus. {Correspondance, éd, Camier frères, t III«

pp; 336-337.)

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES i3i

Réimpression des éditions de 1756 : elle présente une variante qui a été recueillie par Beuchot {Œuvres de Voltaire, éd. GarnieTf t. IX, p. 9].

Les éditeurs de Kehi disent que la Pucelle fut imprimée pour la première fois à Paris, en 1759; nous ne connaissons pas d*édition de la Pucelle avec ce millésime.

487. Le même poème. Londres. Aux dépens de la Compasgnie, 1761. In-8 de 224 pp. Figg.

Portrait de Voltaire en fleuron sur le titre; i frontispice, I vignette et i3 figures médiocres non signées. — I^s mêmes figures, dit M. Côhen, avec un autre fleuron sur le titre, se trouvent dans une édition de 1 764, également in-8, et à Londres, où le poème est divisé en vingt chants.

Dans l'édition de 1761, il est divisé en vingt-quatre chants.

488. Le même poème, s. L {Genève, Cramer), 17Ô2. In-8 de 2 ff. prélim..., viii et 358 pp^ Figg-

Le titre porte : La Pucelle d^Orléans, poème divisé en vingt chants, avec des notes. Nouvelle édition corrigée, augmentée et collationnée sur le manuscript de l'auteur,

Cest la première édition avouée par Voltaire. « Le chant de « Corisandre n*en fait point partie, dit Beuchot, mais elle est « augmentée de cinq chants entiers, de la Préface de Dom « Apuleius Risorius, de notes mises au bas des pages. Elle « contient un grand nombre d^additions et corrections dans « divers chants. Ceux qui ont été ajoutés sont les 8, 9, 16, 17, c et 18 (aujourd'hui les 8, 9, 16, 17 et 19). »

Le dix-huitième chant de 1762 {Mort du brave et tendre La Trimouille etc ), avait paru dans le Journal encyclopédique du !•' avril 1761, et dans la brochure intitulée : Petit recueil de pièces singulières , Paris, che:( l'imprimeur de la Galette ecclésiastique, 1761, in-i2 (C. V. Beuchot, i653).

Les estampes sont de Gravelot (Grimm, Correspondance litté^ raire, etc., éd. Garnier, t. V, p. 108). — Elles sont au nombre de vingt.

I. Il y a des exemplaires qai n*ont que 354 pp. ~ On a, disent les Mémoires secrets (i5 avril 176s), retranché de cette édition^ tout €e qui avait trait A M*« de Pompadoor.

lia VOLTAIRE

489. Le même poème. S. /., 1762. In-16 de xvi et }0} pp. (G. V. Ben).

Réimpression de Tédition de 1762.

Uneautre réimpression de 1771, 5. /. {Genève), în-8, a 366 pp. (Bibl. nat. Y 6454 ++ H a).

490. Le même poème. Genève, 1762. In-8. (Catal. de la V alWèrty Nyon, n* 15836).

491. Le même poème. Londres, Aux dépens de la Compagnie, 1764. In 8 de xvi et 384 pp. Figg. (C. V. Beuchût 716).

Réimpression de l'édition de 1762; mais on a ajouté des variantes (voy. Beuchot, Œuvres de Voltaire, éd. Garnier,

t. IX, pp. 9-ïo)-

Un frontispice (ayant, dit M. Cohen, un caractère erotique très prononcé), i fleuron sur le titre, i vignette en tête de V Avant-Propos, i portrait-fleuron de Voltaire en tête de la Préface, i cul-de-lampe à la page 349 et 20 figures, dont quelques-unes sont libres.

L'éditeur, dans son Avant-Propos, nous apprend que les éditions de 1756, en dix-huit chants, ont été réimprimées jusqu'à douze fois consécutives, tantôt en dix-huit, et Untôt en vingt-quatre chants.

492. Le MÊME POÈME. A Conculix. In-24 de 264 pp. «vec vingt figures et un titre gravé.

Réimpression de l'édition de 1762, avec la Pr^/tfçe et les notes. Il n'y a point de variantes.

c Sur le litre, qui n'a point de date, dit Beuchot, est un porte trait de Voltaire, réduit d'après celui qui est en tête d'une « édition du poème de la Loi naturelle. Entre les pages i38 et c i3q avant le XL* chant, sont un taux titre et un titre impric mes qui portent tome second. L'adresse et la date qu'on lit «sur ce titre sont : Aux Délices, 1765.1 Les figures, non signées, sont pliées en trois.

L'auteur du volume intitulé : Le Petit format à figures, fait mention d'une autre édition publiée en 1765. In-24 de VIII et 238 pp. Portrait de Voltaire au frontispice (p. 28).

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES i33

49}. Le même poème. S. /. 1766. In-i6, Figg.

Réimpression de rédition de 1762.

I frontispice et 27 figures non signées. Le frontispice, dit « M. Cohen, porte : Recueil des estampes de la Pucelle d'Or* c léans qui pourront être reliées dans toutes sortes d*iditions à « londres {sic), gravées d'après les idées de l*auteur, par L, c Rake{sic}.'^ Ce sont ces figures de Drake, dont celles qui « sont libres ont servi de modèle à toutes les figures libres des c éditions postérieures, et notamment à celle de Cazin, de « 1777. » (Guide de V amateur de livres à vignettes, etc., col.

Ces figures avaient été publiées dès 176a (voy. Mémoires se* crets, tome XVI», p. ia3).

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