Bengesco, IV, 25; et Hettier, art. cité
de la différence dans les conditions, mais point d'autre entre les hommes que celle du mérite », en ce pays « où l'on pense librement et noblement1 ». Des sentiments « républicains » fermentaient en lui : il se dilatait, s'exaltait dans la liberté anglaise. Il en jouit deux ans et demi* : en février 1729, il repassa le détroit, et obtint en avril, de Maurepas, l'autorisation de reparaître à Paris.
Voltaire, qui avait déjà connu en France quelques Anglais, arriva muni de bonnes recommandations; il en eut du ministère même qui était un peu honteux de le traiter en coupable, et de l'ambassadeur d'Angleterre à Paris, Horace Walpole. Le monde des torys et celui des whigs s'ouvrirent à lui. Il fut introduit auprès de Robert Walpole, de lord et lady Hervey, du duc de Newcastle, de Bubb Dodington, futur lord Melcombe, de la duchesse douairière de Marlbo^ rough. Il fut bien reçu du prince et de la princesse de Galles; devenue reine, celle-ci accepta la dédicace de l'édition de la Henriade que Voltaire publia en 4728 à Londres. Il causa avec les plus illustres écrivains et savants de l'Angleterre, Edward Young, Gay, Congreve, Colley Gibber, Berkeley, Clarke. 11 visita Pope à Twickenham et vécut trois mois avec Swift chez lord Peterborough. S'il ne vit que les funérailles de Newton, il fréquenta • ses neveu et nièce, Mr. et Mrs. Conduit.
Une ridicule légende d'espionnage et de délation ne contieni probablement que le témoignage de sa