Present State of the Republics oj Letters, vol. I, p
assidûment son manuscrit et corrigea des épreu-
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11 avait cependant en même temps un autre travail sur le métier. Il était alors occupé à écrire son Essai sur la Poésie épique, qui n'est pas, comme il a bien soin de le faire remarquer, une traduction de son Essai anglais, mais une œuvre originale dont l'Essai anglais n'était qu'une esquisse ^ Il l'utilisa ensuite comme préface à la Henriade. Une étude comparative des deux essais montre avec quelle habileté Voltaire savait s'adapter même comme critique, au goût des compatriotes de Boileau et de Racine d'une part et à celui des compatriotes de Milton et d'Addison de l'autre.
Entre temps, à la fin d'avril ou au commencement de mars, il avait écrit à l'ambassadeur de France, le comte de Broglie, pour lui demander de souscrire lui-même à la Henriade et de lui procurer des souscriptions. Mais Broglie, que sa situation officielle obligeait à la prudence, jugea à propos, avant de répondre à Voltaire, de consulter Morville. Il écrivit donc à ce dernier la lettre suivante :
« Londres, 3 mars 1727.
« Monsieur — Le Sieur de Voltaire, que vous m'avez fait l'honneur de me recommander et pour