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Voltaire mourant

IjI' (>alcrliisiiic dos liburlins du XVU'' sirclc IJ:S QUATRAINS \)V DÉISTE OU l/A XTI- BIGOT

A propos (I une Iclti'c inédite de lalihé d Olivet VOLTAIRE ET DES BARREAUX

PARIS HONORÉ CIIAMIMON, LIRRAli;E-ÉI)ITEUR

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En parcourant réceninicnt un catalosi^ue de libraire parisien, notre ((ttention était retenue par une Ionique note donnant i'ancdyse d'un manuscrit sur les circonstances de la dernière maladie de }oltaire. Entré en possession de ce manuscrit, nous Uavoiis parcouru avec un vif intérêt et, à première vue, il nous a paru mériter les honneurs de Vimpression.

Mais sa publication n'avait de raison d'être qiià la condition d'apporter de l'inedit, beaucoup d'inédit. En renfermcdt-il? Le seul moijen de le découvrir était d'annoter cette enquête, contemporaine de la mort du Philosophe de Ferney, en nous servant des relations déjà connues, de celles, par e.vemple, de Wagniére, son secrétaire, et de l'abbé Gaultier, son confesseur, des lettres de ses amis, des j'ournaiLV de l'époque, etc. , etc. Il y a eu là, de notre part, une infidélité à notre cher XVII^ siècle dont nous nous excusons.

Nous ne pouvons la i^egrctter.

Nous étions (railleui-s dans de bonnes conditions d'impartialité pour entreprendre ce petit travail qui demandait Vabsence de tout parti pris. ]oltaire nous était indifférent, nous avions lu ses oin'rages historiques

et SCS romans^ et nous ne ressentions pour lui ni ent/iousiasnie, ni mépris. En recherchant les actes de sa vie qui pouvaient expliquer son état (Vânie dans ses derniers jours, nous avons été frappés de la faiblesse de son caractère^ de sa lâcheté morale, et de ses palinodies. Fallait-il tenir dans l'onibre les tares de cette lumineuse intelligence ? Tel na pas été notre sentiment.

Nous nous défendons d'avoir attaqué Voltaire, nous nous sommes contentés de produire des témoignages indiscutables sur des faits indiscutables. Le respect de la vérité historique est resté notre unique souci.

Le Vésinet (S.-et-O.), i" Mars 1908.

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