Cf. Ode sur le Fanatisme
Je sentirais quelque indulgence
Pour un aveugle audacieux
Qui nierait l'utile existence
De l'astre qui brille à mes yeux.
Ignorer ton être suprême,
Grand Dieu, c'est un moindre blasphème
Et moins digne de ton courroux
Que de te croire impitoyable,
De nos malheurs insatiable,
Jaloux, injuste comme nous.
Lorsqu'un dévot atrabilaire,
Nourri de superstition,
A, par cette affreuse chimère.
Corrompu sa religion,
Le voilà stupide et farouche ;
Le fiel découle de sa bouche,
Le Fanatisme arme son bras ;
Et, dans sa piété profonde.
Sa rage immolerait le monde
A son Dieu, qu'il ne connaît pas.