‹ Voltaire's Zaïre and Épîtres;Chapitre 27 sur 54 · Scène IX · texte numérisé non relu

Scène IX

OEOSMANE, ZAÏBE ET FATiME, marchant pendant la nuit dans renfoncement du théâtre.

ZAÏBE.

Viens, Fatime.

OBOSHANE. Qu'entends-je! Est-ce là cette voix

ZaIrE 135

Dont les sons enchanteurs m'ont séduit tant de fois? Cette Toix qui trahit un feu si légitime?

Cette voix infidèle, et l'organe du crime? [destin 1

1666 Perfide I . . . yengeons-nous . . . Quoi! c'est elle? ô (Il tire son poignard.) Zaïre I ah Dieu! ... ce fer échappe de ma main.

ZAÏRE, à Fatime. C'est ici le chemin; viens, soutiens mon courage.

FATIME

n va venir.

OROSMANB. Ce mot me rend toute ma rage.

Je marche en frissonnant, mon cœur est éperdu . . . 1560 Est-ce vous, Nérestan, que j'ai tant attendu?

OROSMANE, courant à Zaïre, C'est moi que tu trahis; tombe à mes pieds, parjure!

ZAÏRE, tombant dans la coulisse^.

Je me meurs, ô mon Dieu !

OROSMANE. J'ai vengé mon injure.

Otons-nous de ces lieux . . . Je ne puis . . . Qu'ai-jefait? Bien que de juste . . . allons, j'ai puni son forfait^. 1866 Ah! voici son amant que mon destin m'envoie Pour remplir ma vengeance et ma cruelle joie.

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