‹ Voltaire's Zaïre and Épîtres;Chapitre 29 sur 54 · ÉPÎTRE À MADEMOISELLE GAUSSIN · texte numérisé non relu

ÉPÎTRE À MADEMOISELLE GAUSSIN

JEUNB AGTBIOE, QUI A BEPBÉSENTÉ LE BÔLE DE ZAÏBE AVEC BEAUCOUP DE SUCCÈS.

Jeune Oaassin, reçois mon tendre hommage; Seçois mes vers an théâtre applaudis; Protége-les: "Zaïre" est ton ouvrage; Il est à toi, puisque tu l'embellis.

5 Ce sont tes yeux, ces yeux si pleins de charmes,

Ta voix touchante, et tes sons enchanteurs.

Qui du critique ont fait tomber les armes. .

Ta seule vue adoucit les censeurs.

L'illusion, cette reine des cœurs,

10 Marche à ta suite, inspire les alarmes.

Le sentiment, les regrets, les douleurs, Et le plaisir de répandre des larmes.

Le dieu des vers qu'on allait dédaigner, Est par ta voix aujourd'hui sûr de plaire;

15 Le dieu d'amour, à qui tu fus plus chère,

Est par tes yeux bien plus sûr de régner.

Entre ces dieux désormais tu vas vivre:

Hélas! longtemps je les servis tous deux; n en est un que je n'ose plus suivre.

ao Heureux cent fois le mortel amoureux

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Qui tons les jours peut te Toir et t'entendrez

Que tu reçois avec un souris tendre.

Qui voit son sort écrit dans tes beaux yeux,

Qui, pénétré de leur feu qu'il adore,

A tes genoux oubliant l'univers,

Parle d'amour et t'en reparle encore:

Et malheureux qui n'en parle qu'en yersl

ÈPÎTRE

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