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TRAVAUX DE VOLTAIRE A CIREY

Prmcipes mathémathiques de la Philosophie naturelle, elles servirent également à l'ami pour ses Principes de la Philosophie de Newton^ qu'il écrivit pendant les premières années et dédia à la marquise. C'est pour elle qu'il composa un Traité de Métaphysique^ qui n'étant pas destiné à l'impression ne nous a été conservé que par un heureux hasard. A Paris, où l'on n'était jamais sans nouvelles de Cirey, on commençait à gloser en voyant le poëte de la Uenriade et de Zaïre attiré sur un champ si éloigné de poésie. C'est qu'on ne connaissait pas encore toute l'universalité du talent et de l'activité de Voltaire. La marquise écrivait de Cirey, et en quelque sorte pour se défendre, que l'amour des mathématiques ne leur faisait pas oublier la poésie ; qu'on n'était pas assez barbare dans cette heureuse solitude pour délaisser un art ou une science. Et Voltaire écrivait à la même époque : « Je les aime toutes les neuf (il s'agit des Muses) ; il faut chercher autant [ue^ossible à faire son bonheur avec tant de dames. »

A côté de l'étude des sciences naturelles, c'est tout d'abord à la muse de l'histoire que Voltaire consacra ses' efforts à Cirey, et même avec un grand zèle, car il s'agissait de la faire goûter à l'amie. Il commença alors l'exécution du projet conçu dès longtemps, la peinture historique du siècle de Louis XIV;' et cette œuvre plus importante encore, Y Essai sur les mœurs et V esprit des nations, qui, de même que la précédente, ne fut achevée que plus tard/ fut alors expressément commencée pour la marquise. Naturellement , parmi les muses, Melpomène et Thalie étaient les moins oubliées. Voltaire, de son coté, ne pouvait vivre sans délassements dramatiques,

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