Vosemnadt͡satyĭ vi͡ek
Je bal masqué d'hier a été pour moi on пе peut plus agréable, quoique ma belle n'y soit pas venue. J'ai ВЕ] exécuté votre commission envers la Duchesse. Il y a du bonheur pour vous dans le fait; саг, sitôt qu'elle m'a vu, elle S'est tout de suite informée du moment de votre départ et de l'état de votre santé, et, lorsque j'ai dit que vous m'avez prié de vous mettre à ses pieds, elle a un peu rougi et baissé les yeux.
J'ai été hier de service chez Sa Majesté, et, pendant tout le bal, j'ai été obligé d'être derrière sa chaise jusqu'au moment où Elle s'est retirée. Elle m'a envoyé plusieurs fois pour diverses commissious, entre autres une pour porter et rapporter son argent dans за chambre à toilette; au reste, Elle a assez bien été avec moi.
St-Pétersbourg, 6 février 1779.
Quoique je n'aie point de nouvelles de votre arrivée à Moscou, je vous en félicite à présent, surtout avec un voyage aussi heureux etaussi prompt que vous l'avez eu. J'en ai été averti par différents passagers; entre autres, notre cousin le prince de Chtcherbatoftnva dit vous avoir vu à 260 verstes d'ici le vendredi matin, се фш ша beaucoup surpris que, dans un jour, vous ayez pu, avec wotre Cquipage aussi lourd, faire autant de chemin, D'après cela, je пе désespère pas vous savoir arrivé dimanche pour le diner et pourle jour de naissance de notre grand'mère.
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Je эй rien à vous dre de pouvez de de méme #6 Fan у enntie sui дротики
ex domine, assurant le pablic que je ne faisais que d'arriver, mais. CU ee cent rit. Ce ES RTS Jaie ша peu joai de bal: an reste, je n'ai rien ru de ples maussadé que les visages de 1095 cer qui compossient le bal. Aujourd'hui, je vais encore à une mascarade chez le maréchal Razoumovsky, et, demain, encore une à la coer; après quoi, FErmitase et d'autres smesvæents ve laiseront pas que de venir. Avec toat сей, pourtant, cest avec une espèce de satisisction que j'attends le carûme, Hier, j'ai été au bal du Grand-Doc. I a été de nouveau sans me parler, mème il a poussé sa bouderie au point de ne pas m'inviter ke jour de La course de traineaux Je ве sais ce qui en sers pour samedi prochain; je m'attends encore à quelque chose, et, pourtant, je me sais point la raison de sa mauvaise humeur. C'est just& ment depuis votre départ qu'il a commencé, mais je ne sais quand il фига. Je ne vous aurais pas écrit, si d'autres personnes de celles qui out dté avec moi à la course n'y avaient pas été invitées.
Se-Pérershoers, 7 Ærrier 1778.
Cu carnaval-ci m'accable au point que je ne puis pas me tenir, АМА sans avoir des douleurs aux plantes des pieds et de plus | ах hu dus, Il n'est pas aussi possible qu'il en arrive autrement; qu, dapuis dimanche, qu'il y a eu bal masqué, jusqu'aujourd'hui quil у di À висоге lin, о n'a pas cessé de danser.
Lu primes Potomkine, mercredi dernier, а donné chez lui, dans Ji also do Chüpéloft, un spectacle superbe, agréable autant que — au, a Majoxté et Leurs Altusses у ont été. C'était la Frascafana, нию Мом, et un ballet où l'exécution des changements | Aa dworationx ut се de la danse de tous les danseurs a été |
principalement approuvée de tout le monde. Au sortir de ce spectacle, on a été au bal masqué, où il y avait plus de 4.000 masques, et où j'ai resté le dernier, c'est-à-dire jusqu'à 3 heures. Le jour de l'Ermitage, il y a eu encore une mascarade où tous les ministres étrangers avec leurs femmes furent invités, de même que plusieurs demoiselles du couvent, entre autres Mile Tichine avec son promis M. de Novossiltseff, Zoritch, qui a été aussi comme si de rien n'était, dansant, marchant, parlant, toujours le même, avec cette seule différence qu'il semble regretter beaucoup, non la place, mais les attentions qu'on fait ordinairement à ceux qui l'ont,
Aujourd'hui, il y a bal masqué chez le prince Potemkine à за maison d'Anitchkofl Sa Majesté et Leurs Altesses y viendront. C'est dans la petite maison qui y est bâtie dans le jardin. Пуа quelques jours de cela, il m'a prié de l'aller voir; j'y ai été, et, réellement, c'est quelque chose de superbe: une salle de 80 toises de long et de 8 de large, toute garnie des deux côtés de différents arbres d'orangerie et d'autres, formant deux allées pour la promenade illuminées en dedans et en dehors. L'orchestre у aura за place, de façon que, sans la voir, on entendra la musique de l'épaisseur des arbres et derrière ces allées. Aux deux bouts, seront deux divans pour 30 ou 40 personnes. Outre cela, il y a plusieurs autres chambres d'un goût achevé où se tiendra la famille impériale.
Demain, comme c'est samedi, on ne sait pas encore s'il у aura course de traineaux chez le Grand-Duc; саг il у aura une fête encore chez le prince Potemkine à la maison de campagne qu'il a louée sur le chemin de Péterhof, c'est-à-dire à celle du comte de Sievers, où Sa Majesté se rendra, et, on ne sait pas encore, plusieurs disent que le Grand-Duc у est invité.
Moici la description de notre carnaval; il est animé, comme vous voyez. Pour moi, je vous avouerai que je n’en peux plus; je suis senlement fiché que vous ne soyez pas des nôtres pour participer à tout cela.
Pour ce qui me regarde, je vous dirai que je suis toujours dans 11 шбше розой avec le Grand-Duc, qu'il me boude continuelle-
e dans les cas qui pourront ше survenir pendant le courant le vie.
П faut que je vous remercie encore du conseil que vous m'avez 6 de venir en partant chez le comte Tchernychof. C'est un "plaisir que je lui ai fait: ils m'ont reçu à bras ouverts, je Suis amusé comme un roi, et c'est après deux jours de mon п’ qu'à peine ont-ils voulu me laisser aller; 13 ne l'ont aussi qu'à condition que je viendrai chez eux au commencement “mois prochain. Je le leur ai promis, et je le ferai en allant à terres d'Orel, quoique cela soit un détour de 200 verstes; la anaissance que j'ai pour leur politesse m'en ferait faire 400 aucun regret.
Mikhalkovo, 25 juillet 1779.
“…C'ést avec une satisfaction toute particulière que je puis, à qu'il est, remplir la promesse que je vous ai donnée à mon part de Pétersbourg, en vous faisant une information détaillée “out ce que j'ai fait à nos terres de Tver, que je ne pouvais 3 охбошег avant aujourd'hui par divers obstacles qui me sont
е et qui ne m'ont pas permis de faire ce que j'avais si
Mon voyage, comme je n'ai pas manqué de vous le faire savoir, а été fait sans aucun désagrément, hormis l'indécision où j'ai été mile chemin que je devais prendre pour parvenir sur nos terres; ‚ бло pas de longue durée, elle ne m'a par conséquent arrété dans le courant de ma route, et c'est mardi matin, е le quatrième jour de mon voyage, que je suis arrivé ovo. Mon premier devoir, avant que de me reposer de s, fut d'examiner les environs de ce village, ayant votre п en mains pour juger plus efficacement de la façon dont ui ont la direction de nos terres se sont conduits et ont à exécuter les différents ordres que vous leur avez donnés прз du séjour que vous avez fait à ces terres.
tenu cette conduite dans toutes les courses que j'ai faites terre de Tver, et vous pouvez juger vous-même de la façon
dont Гу ai trouvé le tout, par la copie des ordres que j'y ai envoyés et que je vous joins ici avec une augmentation à votre instruction. Le lendemain, j'ai été à la messe, après quoi j'ai examiné les comptes de l'argent qu'on appelle мёрская сумма, et, les ayant trouvés en ordre et exacts, j'ai témoigné mon contentement au ziemsky, qui est celui qui en a la direction. Je trouve inutilé de vous envoyer ces comptes, qui, étant des minuties, пе pourront que vous ennuyer par le peu de temps que vous avez à employer aux choses qui sont utiles.
Le reste de mon séjour a été employé à parcourir tous les villages et tous les environs de nos terres, pour avoir une сопnaissance plus exacte du local du terrain, dont je suis très content, surtout de la situation d'un de nos villages nommé Юрьево, qui m'a tant plu, que j'ai prié l'arpenteur qui m'a suivi dans toutes mes courses d'en lever le plan. П me Га promis, et, lorsque je vous le montrerai, je ne manquerai pas de vous faire part de mon idée.
Dans les courses que j'ai faites par nos terres, outre le but que j'avais de connaître le local du terrain et d'examiner si tout était en ordre, le principal et le plus nécessaire, et celui qui m4 le plus engagé à faire ces voyages, c'est l'envie que j'avais de connaitre sur le terrain се que notre homme d'affaires Popoff me montrait sur le plan que je vous envoie ici concernant les disputes qui se trouvent entre Ророй et nos voisins. J'ai bien vu, par la lecture que j'ai faite de tous ces papiers qu'on appelle кр8пости, que, dans bien des occasions, il n'y a que des petitesses de la part de Ророй. Mais je .n'ai rien voulu décider sans en avoir parlé avec le comte Panine, qui, ayant eu la complaisance de m'écouter plus de deux heures dans l'explication de ces disputes, а écrit umordr® à Ророй lui-même, qui doit servir d'instruction à celui qui aura la même commission, qui est aussi sagement écrit que possible; её que je vous joins ici. Cet ordre fera finir promptement 4010$ 168 disputes que nous avons, qui, étant gagnées, ne nous feraient aucune différence, mais qui, au contraire, étant perdues, nous feraientune perte de plus de 20.000 déciatines de terre dont nous avons joui
jusqu'à présent et ce qu'on appelle en termes d'art npuwbpraa земля въ тверскихъ нашихъ деревняхъ,
Le dernier jour de mon séjour à nos terres, après avoir tout vu, tout arrangé, et après avoir écrit moi-même tous les ordres dont je vous envoie les copies, j'ai été voir la terre de Pleskovo, du prince Lobanoff, non pas tant pour la terre elle-même que pour le haras de chevaux qui s'y trouve, que j'ai trouvé très beau et très en ordre. Etant revenu de cette course, j'ai été diner à 12 verstes d'Ochourkovo chez М. l'arpenteur dans un village, appartenant au Collège. d'économie, nommé Vorontsovo, où j'ai fait une chère excellente par la rareté des choses que j'y aï mangées selon la situation du lieu et la disette d’orangeries, comme melons, pêches, abricots, cerises, etc. Je vous avoue que j'ai été très surpris de voir tout cela à une table d'un arpenteur de terre et dans une maison de paysan, et que la curiosité m'a engagé à lui demander où et comment Й а pu avoir toutes ces choses. Il ne voulait pas me le dire au tommencement; mais, comme je le pressais continuellement, à cela, И m'a avoué que cela venait d'une orangerie de Mme Khlopoñ, dont il arpente présentement la terre, ajoutant à сёа чи’еШе avait donné ordre à son homme d'affaires de ne lui rien refuser, parce qu'il lui avait fait savoir que, quoiqu'elle eût beaucoup de torts dans ses disputes avec les voisins, que, pour се quivregardait celles avec les terres appartenant au Collège d'économie, Й arrangerait de façon qu'elle ne resterait certainement
„Те vous ai dit plus haut que j'ai fait une excellente chère chez се попзеиг. Те пе vous dirai pas la méme chose pour ce qui regarde les personnes qui ont composé la société; car j'étais réduit d'mentreteniwavec un directeur des Ponts du gouvernement et un homme quiest venu exprès pour donner le knout à quatre ou ста villages appartenant au Collège d'économie, Ce diner étant fini; jé пе voulus plus rester et je m'en suis en allé le café dans la bouche Arrivé à Ochourkoyo, je me suis occupé toute l'après-dinée & Гаше des noces: 30 ont été faites devant moi, et quelques-unes après mon départ.
C'est ainsi que j'ai passé mon temps au village. Par la deseription que je vous en fais, mon cher ami, je ne vous cèle rien. Le lendemain de ces mariages, je ше suis mis en route pour faire une visite au comte de Tchernychoff, qui, m'ayant retenu deux jours chez lui, a été cause que се ne fut que le 15 à midi que je pus me rendre ici.
Je ne vous dirai rien à présent de mon séjour de Moscou; car, par les précédentes postes, je n'ai pas manqué de vous informer de tout ce qui a pu me regarder, Je vous dirai seulement que j'ai 646 voir le Vauxhall et le Jardin, qui m'ont beaucoup plu, mais que la campagne de la comtesse Roumiantseff ne mérite pas la реше du voyage, ni le nom de Kainardji qu'elle porte, ni même le nom du propriétaire. L'emplacement est très beau, les bois et les rivières sont aussi jolis qu'agréables, mais tout est si abandonné, que c'est dommage qu'umendroit aussi fait pour charmer, s'il était entretenu, soit tombé dans les mains d'un propriétaire qui, l'ayant reçu pour rien, veut apparemment que les agréments qui en doivent résulter viennent aussi pour rien. En un mot, cette campagne 4 l'air d'un village d'un pauvre homme qui y est venu vivre pour avoir de quoi s'entretenir, ne pouvant subsister de ses revenus en vivant en ville.
Le temps de mon séjour ici n'étant que de quinze jours, je veux le passer en entier dans notre famille; c'est ce qui m'a pareille ment empêché d'aller chez le comte Chéréméteff, la Duchesse, qui est arrivée depuis quatre jours, et le prince Dolgorouky. Mais, à mon retour, je ne manquerai certainement pas de visiter non зеиlement les maisons de campagne des susdits, mais même de voir tous les environs de Moscou en général, en me faisant un devoir tout à fait particulier de voir avec raisonnement Tsaritsyno et tous les bâtiments de la couronne, pour étre en état de répondre à mon retour à Pétersbourg, en cas que Sa Majesté Impériale me fasse quelques questions.
Tous nos chers parents se portent, grâces à Dieu, très biens il est à souhaiter que cela continue; je ne manquerai pas alors de me nommer, de même que vous, heureux et content.
Demain matin, nous allons à Ельдегино pour examiner une petite maison de bois que le comte Panine a fait bâtir du bois du bain qu’il a fait casser, et pour choisir la place et poser la première pierre du fondement pour la maison de pierre, pour laquelle plus de deux millions de briques sont déjà prêtes.
Ne manquez pas, je vous prie, de me mettre aux pieds de Leurs Altesses Impériales, Je me trouve à présent au désespoir de n'avoir pas pu encore trouver des cerises qui méritent la peine d'être envoyées; on en а ici si peu, qu'on peut à peine acheter 100, et cela très rarement. Les gelées du printemps ont été la cause de cette disette, mais je ne désespère pourtant pas de réussir dans mon projet. Je continue mes recherches, et j'espère qu'avant mon départ d'ici pour nos terres, je pourrai en envoyer de telles qu'on ne connaît pas à Pétershourg.
Je vous envoie ci-joint tous les papiers concernant les terres de Dver, qui, tous, ont été écrits de ma main ou dictés, avec une note à la tête de tout ce qui s'y trouve, pour qu'au moindre coup d'œil, vous puissiez savoir се que chaque papier renferme. J'espère, mon cher ami, qu'ils n'auront point le même sort que ceux de Ratétsoff et des autres gens d'affaires qui vous envoient les leurs, en restant sur une table dans votre chambre de toilette; car tout ce que je vous envoie 161 est le premier ouvrage de mon économie et le pur produit de ma tête et de mon application, Par là, vous pourrez clairement voir que je n'ai pas perdu beaucoup de temps depuis que je vous ai quitté.
Mikhalkovo, 29 juillet 1770,
Je continue le train de vie que je vous ai décrit, avec cette différence, que j'ai commencé à aller au Vauxhall et aux pique-niques quisendonnent ici aux environs de la ville, et qui sont très agréables, ressemblant beaucoup aux déjeuners de Pétersbourg.
Hier, j'aiété diner à Kouskovo, L'hôte de la maison а été au comble 4е la joie de me voir venir chez lui, m'a fait toutes sortes de politesses, en me priant de l'aimer et de payer, en quelque sorte, l'attachement qu'il а pour moi, Il m'a invité de venir jeudi