‹ Vosemnadt͡satyĭ vi͡ekChapitre 2 sur 15 · ESS · texte numérisé non relu

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chez lui le 1-er août pour toute la journée; il у aura nombreuse compagnie. C’est la fête du lieu qui se célèbre toutes les années; je ne manquerai pas, après l'avoir vue, de vous marquer ce que j'y aurai vu et се qui y sera fait. Ce que je puis vous dire pour la présent, c'est que cette campagne est aussi belle que possible. Je n'en juge que par un coup d'œil que j'y ai jeté; si tout répond à la beauté et à la richesse de la maison, cela doit faire une chose unique.

Le comte Nicolas m'a pareillement témoigné de l'amitié et beaucoup de politesses. Nous nous sommes beaucoup entretenus sur votre compte, par conséquent, nous nous sommes agréablement entretenus. Si vous lui écrivez, n'oubliez pas de le remercier pour la réception que lui et son père m'ont faite. Le père m'a promis de m'envoyer les estampes de toutes les vues de Kouskovo avec une description du lieu qu'il fait faire.

Témoignez, je vous prie, mes sensibles remerciements pour № bonté que Leurs Altesses Impériales ont bien voulu avoir en se rappelant de moi; j'en suis aussi reconnaissant qu'une personne qui leur est entièrement dévouée peut l'être. Ne manquez pas de leur réitérer les sentiments de l'attachement inviolable que jai pour leurs personnes et de me mettre à leurs pieds,

Je vous remercie, mon cher ami, pour une nouvelle marque de votre amitié dans votre dernière lettre, lorsque vous me dites que notre maison, sans moi, vous inspire de l'ennui; j'y suis très sensible, Mais ne croyez pas non plus que je ne sente pareilles ment un vide, quoique étant souvent à de nouveaux objets et à de nouveaux plaisirs. Je n'ai eu l'occasion de me distraire, ni, par conséquent, celle de vous oublier, Ayant en idée le prix de l'amitié: que vous me marquez, je me fais un devoir de chercher à la mériter

J'agrée le plan d'économie que vous m'avez envoyé pour 2616 prochain pour ce qui regarde les chevaux de louage pendant nos courses à Tsarskoïé-Sélo. Je ne manquerai pas de choisir au haras autant de chevaux que je pourrai trouver propres à cet usage, que j'ordonnerai en même temps de faire venir à Pétershourg» Mais je vous prie de ne faire aucun contrat sans moi. Lorsquejé

1779 г. it

serai de retour à Pétersbourg, les chevaux ne tarderont pas de venir, et, alors, j'arrangerai un contrat de façon que nous puissions être toujours sûrs d'avoir des chevaux; sans cela, nous serions en реге au lieu de nous trouver en gain pour се qui regarde la dépense. Si ce projet ne peut pas avoir lieu par l'entêtement de l'une où de l'autre partie, je vous prie d'examiner le suivant, qui me parait aussi propre à l'exécution, avec cette différence qu'il donnera particulièrement à ma personne de l’embarras et du soin.

En faisant venir quinze chevaux de notre haras, nous les garderions chez nous sur la place que nous avons prise à Kolomna, en y mettant des gens que je choisirai au village. Nous nous servirions de ces chevaux pendant tout l'été, et, pendant l'hiver, nous les ferions travailler en ville comme chevaux de louage sous le nom de quelques-uns de nos domestiques. La paye qui nous viendrait de ces chevaux pourra facilement les entretenir de même que les domestiques qui en auront soin, Mais comme ce projet, mon cher ami, ne pourrait bien aller que sous les yeux d'une personne qui n'aurait que cela à faire, je ne crois pas que vous у consentiez. Pour ce qui me regarde, je ferai tout ce que vous voudrez; mépondez-moi seulement à ce sujet le plus tôt que vous pourrez pour que je sache à quoi m'en tenir.

Nous avons fait notre voyage à Yeldéguino très agréablement Jai accompagné le Comte, et notre absence а duré deux jours. Nous avons arrêté la façon dont doit étre bâtie la maison; je vous еп Гога? рагё lorsque le plan que je fais lever du lieu, en prenant l'église pour centre à 100 toises de chaque côté, sera prêt.

Faites ressouvenir, je vous prie, à Tchilikhanoff au sujet d'un спеуа! Чи совие Panine que j'ai prié de garder jusqu'à mon retour, qui пе leur est d'aucune utilité, et qui m'est absolument nécessaire pour faire aller mes chevaux à courte queue. Priez-le, je vous prie, en même temps, de prendre mon cheval de selle, c'estdire celui que j'ai acheté chez Kampf, et de le faire monter au manège, de façon qu'il puisse m'être utile pour le carroussel, en laccoutumant. à tous les tours et traits de même qu'au bruit du pistolet-N'oubliez pas ceci, je vous prie, vous m'obligerez infiniment,

nn.

12 ПИСЬУЛ КИЯЗЯ ATEKCHA БОРИСОВИЧА КУРАКИНА.

et encore plus si vous me faites prompte réponse еп ше marquant l'exécution de cette commission.

Mikhalkovo, 81 juillet 1779.

Quoique ce ne soit aujourd'hui que la veille du jour de poste, je vous écris pourtant, pour ne pas manquer dans le cours ordinaire de mes nouvelles; car, demain, je ne pourrai avoir un moment de temps à moi, étant obligé d'aller d'ici à Kouskovo pour y entendre la messe. Je n'ai rien d'intéressant à vous dire, mon cher ami, hormis la description d'un pique-nique qui a été fait hier pour moi à Pétrovskoïé du comte de Razoumosky. Ce pique-nique, n'étant pas nombreux, а été très agréable par les personnes choisies qui le composaient, Chacun y apportait un plat de sa façon pour avoir de quoi manger. On y a dansé et joué à différents jeux, comme въ веревочку, colin-maillard, etc.; cela а duré jusqu'à près de onze heures, après quoi, l'on s'est retiré tous rendus à force de polissonner,

Tous nos chers parents se portent, grâces à Dieu, très bien, hormis le comte Panine, qui se plaint toujours des maux de tête; mais cela n'empêche pourtant pas qu'il ne soit toujours avec nous et qu'il aille presque tous les jours à la chasse, qui l'afflige à pré sent plus qu’elle ne pourra jamais le réjouir à cause de la perte qu'il a faite de plus de 20 de ses meilleurs chiens. Nous attendons aujourd'hui pour le diner le prince Repnine; avant-hier, il était 200 verstes d'ici.

Comme je sais, mon cher ami, que tout ce qui me regarde vous intéresse, je пе manquerai de vous marquer ici une entreprise que je fais, et à laquelle le comte Panine a consenti et аЯеглига mon! pouvoir par un protocole du conseil de nos tuteurs, Ayant déjà res marqué depuis longtemps que notre haras était оп très mauvais état et que, nous coûtant assez cher, il ne nous donnait aucun agrés ment, je me suis proposé par une lettre à en devenir le chef, pro mettant de le mettre dans un état beaucoup meilleur, et tout се qui y arrivera depuis cette heure sera de mon pouvoir et de mon

propre chef. La poste prochaine, je vous enverrai la copie de ma lettre, qui, j'espère, vous plaira par l'ordre que j'y ai inséré.

Mikbalkovo, 8 août 1779.

Je ne vous ai rien marqué dans mes lettres de la situation: et de l'arrangement de la terre de Yaropoletz. J'ai eru devoir me taire à ce sujet, саг tout ce que je pourrai vous en dire n’égalera en rien la beauté, l'élégance et l'agrément de cette campagne. D'ailleurs, vous qui y avez été vous-même, vous ne devez pas en demander des nouvelles à une personne qui sait rendre justice aux choses qui le méritent.

Vous mé demandez, mon cher ami, une description exacte de ce que font nos parents d'ici. Leurs occupations vous sont, à ce que je crois, assez connues: mais, comme il vous plait d'en être instruit, je me fais un sensible plaisir d'exécuter votre demande Je vous dirai donc que le comte Panine emploie ordinairement le matin à la lecture ou à sa correspondance jusqu'au temps qu'il vient du monde; alors, il profite de la société. L'après-diner est toujours employé à la chasse, et le soir aux conversations, qui, comme vous savez, durent assez longtemps; je n'y regarde pas, à cause de Гийlité et de l'agrément que j'en ai, Notre chère grand'mère emploie tous les matins aux prières et aux messes; l'après-diner, elle fait un somme, et, le soir, elle jouit de la société qui vient la voir, Та princesse Agrippine est toujours la même, très attachée la plus grande partie de la journée à l’économie de la maison, et le reste dutemps à lhombre avec Mme Khitroff et M. Lopoukhine, pourtantitrès bonne et très attachée à ses parents. Je la respecte infiniment, ayant connu son cœur et sa façon de penser,

La maison du prince Lobanofl, par la mauvaise situation de leurs affuires est très triste. Lui-méme est toujours indisposé, de même дие а Princesse, qui dépérit journellement, Ses filles se portent dssez bien. L'ainée а eu mal à l'œil, risquant de le perdre entièreшел, паз, & présent, cela va, grâces à Dieu, très bien, La jeune princesse est charmante par son esprit et très agréable pour sa

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