‹ Vosemnadt͡satyĭ vi͡ekChapitre 4 sur 15 · CUS · texte numérisé non relu

CUS

rangement de la tête; il а entièrement choses qui lui sont arrivées il у а deux ans ла теше conne qui! ини dns PASS RE dit de lui n'était pas vrai.

St-Pétersbourg, 1-er juillet 1784.

La place du Cabinet qui est restée vacante par la mort de M. Olsoufelf а été donnée à M. Strékaloff, qui y présidera avec М. Soïmonof, secrétaire de l'Impératrice, et M. Jélezny, qui, jusqu'à ce temps, avait la fonction de secrétaire du Cabinet. M. Soïmonof, dans cette place, а sous sa seule direction toutes les mines de Colyvano-Voskrésensky. La place vacante à Mitau qui a été occupée par Krudener, qui va à Venise, a été donnée à M. Westmacher, et celui-ci a été remplacé par M. Alopaeus.

| St-Pétersbourg, 12 juillet 1784. | Borchtchoff s'est enfin marié. Па enlevé sa femme eu plein jour, | et s'est marié à 80 verstes d'ici dans un village de Rantsevo, où l'argent а fait son effet ordinaire: 500 roubles donnés au prêtre [ni ont fait oublier la défense que l'archevêque а faite de marier Borchtchotf dans toutes les églises du gouvernement de Pétersbourg ét de Novgorod.

St-Pétersbourg, 26 fuiller 1784:

Il n'y а aucune nouvelle que je puisse vous dire. Iln'y а pré clsément rien de nouveau à Pétershourg, hormis l'établissement de ma belle-sœur Дарья Ивановна, qui est promise depuis hier à l'aide du camp Ouvarofl. C'est un mariage d'inelination: elle est fort con: tunte d'épouser un homme de son choix, et lui, d'avoir pour. femme uno lu aussi digne ot une jolie fortune,

St-Pétersbourg, 19 août 1784.

Dar mon avant-dornière lettre, cher ami, vous avez dû apprendre quo J'ai antiolpé à la pormission que vous m'avez donnée d'employer

les harengs qu'Oldecop vous a envoyés. Connaissant le peu de besoin que vous en aurez cette année, j'ai cru bien faire, et je ne me suis pas trompé. Je suis même charmé de vous en avoir écrit de la manière que je l'ai fait, car cela vous fera certainement rire à mon sujet, et tout ce qui peut vous faire plaisir m'en fait un bien grand, mon cher ami. Vous avez raison que le mets dont vous me parlez me fera rappeler mon séjour de Hollande; il ne manquera que des poires confites en place de salade, et Mme Pestel à table,

Cette lettre de votre part, à laquelle je vous fais réponse, m'a fait un plaisir bien vif, cher ami, par son contenu, en me donnant dés nouvelles de votre bonne santé et de la façon agréable dont vous passez votre temps. La manière dont vous m'avez dépeint la situation de votre terre de Khopior et la façon dont vous y vivez, m'a fait venir l'eau à la bouche, Je vous avoue que j'ai envié votre situation et que je ne sais ce que je donnerais, si je pouvais en faire de même étant dans les villages, d'autant plus que je suis devenu un chasseur déterminé et que je ne puis dépeindre le plaisir que je sens chaque fois que j'y suis, surtout quand le hasard veut que je prenne un lièvre. En faites-vous de même, cher ami? Savez-vous qu'il n'y а rien de si délicieux, et que c'est le vrai plaisir de la campagne?

Je suis charmé que vous ne soyez pas seul. Malgré que cela vous géne un peu, il vaut mieux cela que de s'ennuyer un instant par éternelle solitude où vous seriez, si les juges de Penza n'étaient parc avec vous. Quoique je n'aie pas le plaisir de les connaitre, je Леиг вп suis très reconnaissant, et je les remercie de tout mon cœur,

Je suis charmé que la maison que Vitkovsky vous a bâtie vous аи plu. Dites-moi, mon cher ami, où а été cet homme avant que nous wayons fait le partage de notre bien, et qu'est-ce que c'est ие себе terre de Khopior? Je ne m’en souviens nullement, ainsi ие Че combien d'âmes elle est composée, Et qu'en voulez-vous иго? Je suis fort curieux d'avoir des informations à son sujet.

RE

St-Pérerourg, 13 septembre 1184.

Je suis au comble de la joie, mon cher ami. Ma femme vient d'accoucher d'un fils, et si heureusement, qu'il n'y а point de termes pour l'exprimer; elle а travaillé en tout deux heures. Le nom de mon fils est Boris. Le plaisir que je sens est inexprimable, mon cher ami; il est tel que je n'ai point de termes pour le dire, Je vous le recommande, aimez-le. Ma femme me charge de vous faire ses compliments et de vous recommander le petit. Elle se porte, grâces à Dieu, on ne peut pas mieux.

St-Pétersbourg, 15 septembre 1784.

Le prince Repnine m'a dit qu'il у avait moyen de vous faire parvenir ma lettre avec sûreté. Je profite de cette occasion avec un bien grand plaisir, mon cher ami, puisque je me trouve dans la situation de vous envoyer deux lettres de la part de Mgr le Grand-Duc, l’une, réponse à la dernière lettre que vous lui avez fait tenir par moi, l'autre, réponse à celle que le prince Repnine lui а apportée de votre part. Par la date de ces lettres, vous serez certainement étonné de la lenteur que j'ai mise à vous les envoyer, si vous ne vous rappelez pas que je me suis décidé à ne point vous faire tenir de lettres du Grand-Due une occasion sûre. Je me suis fait un principe de ne jamais rien risquer par la poste. J'ai été d'autant plus autorisé à ne pas епхоуег 168 lettres que je joins ici par la poste, que Mgr le Grand-Ducmel'a expressément ordonné. Aussi, toutes les fois que je pouvais le voir, je lui disais toujours que ces lettres n'étaient point encore ехрбdiées. Jo le disais expressément pour qu'il ne prenne pas mauvais que vous ayez mis tant de temps sans lui écrire. Réellement, cher ami, j'ignore la raison qui а pu vous arrêter dans votre correspondance avec lui, Pourquoi n'avoir pas écrit de tout letempsque vous avez mis à Ôtre à vos terres? Pourquoi ne lui avoir раз parlé: de vos affaires domestiques et des arrangements que vous у ауех faits? Une confidence de pareille nature ne pourrait que lui faire

plaisir, et lui prouverait que toujours vous pensez à lui et que vous vous faites un plaisir de lui épancher votre cœur. Je vous conseille d'être plus exact à l'avenir, Profitez de toutes les occasions qui pourront se présenter à vous pour lui écrire; écrivez même quelquefois par la poste.

Si vous voulez me répondre à cette lettre, ne le faites absolument pas par la poste; attendez une occasion pour m'écrire à се sujet: il n'y а rien que je craigne tant que la voie de notre poste et [а fausse honnéteté des personnes qui la dirigent.

La cour est rentrée en ville depuis longtemps, comme je vous l'ai déjà dit; mais le Grand-Duc, jusqu'à présent, reste toujours à Gatchina. Il ne revient, à ce qu'on dit, que pour les fêtes: tout de suite après, il repart pour ne revenir que pour le 14 du mois proclin. Je ne vous affirme rien de tout cela, parce que la situation de ma femme m'a empêché d'aller chez lui il ÿ a de cela quatre semaines, Actuellement qu’elle est heureusement délivrée, je compte que, dans 15 jours seulement, je pourrai quitter la ville pour quelques heures, et je le ferai pour faire ma cour à Leurs Altesses Impériales.

Ma femme, grâces à Dieu, se porte on ne peut mieux; aujourd'hui, jour de fièvre, elle ne Га sentie que pendant cinq minutes. Elle ше charge de vous faire son compliment et de vous recommander votre neveu, elle espère que vous l'aîmez déjà beaucoup.

Dans votre lettre du 28 août, vous me parlez de votre retour 121 pour l'hiver et des arrangements que je dois prendre pour cela. Vous n'avez apparemment pas reçu la lettre du prince Repnine où Й хоиз parle de la réponse du général-procureur au sujet de la nécessité qu'il y а que vous soyez absent de Pétersbourg. Je préзе que vous n'aurez pas la même façon de penser alors, ni le méme projet. La princesse Viasemsky en dit de même, malgré que сев lui coûte infiniment. Faites-moi réponse à ce sujet, pour que jepuisse avoir le temps de vous trouver un quartier convenable, sivous persistez dans votre intention.

RS

St-Pétersbourg, 19 septembre 1784.

Au moment où mes 25 ans se trouvent être accomplis, je prends ; la plume, mon digne ami, pour me recommander à la continuation de votre amitié dans un âge réellement raisonnable. Dieu veuille que les 25 que j'ai à vivre soient aussi heureux que ceux qué j'ai passés, et que notre tendresse mutuelle augmente en raison de la solidité du caractère que nous acquérons, Ma femme, qui est entrée aujourd'hui dans le septième jour de ses couches, sa porte, grâces à Dieu, très bien, ainsi que le nouveau-né. L'Impératrice me fait la grâce de baptiser mon fils; elle a eu la bonté de demander au prince Repnine si ma femme se porte bien,

St-Pétersbourg, 28 septembre 1784.

La nouvelle que vous me donnez, mon cher ami, de votre indisposition et de votre mal de poitrine, m'a attristé au point que je пе puis vous l'exprimer. Ménagez-vous, mon cher ami, et écoutez vous moins. Songez combien chaque malaise augmente, pour peu qu'on ne cherche pas à dissiper l'idée qu'on s'en faits rappelezvous vous-même de la façon dont cela agit sur vous. Ayez plus d'empire sur vous-même, mon digne ami, et ne vous abandonnez pas surtout aux idées de mort dont vous me faites part; il est hon= toux à notre âge de le faire, Que peut-il vous у engager, её à quoi cela sert-il, sinon à augmenter le désagrément de notre situation, et à tomber dans une mélancolie qui peut vous faire du tort: pour le reste de vos jours? Si vous remarquez que la solitude où vous vous trouvez, le désagrément de la situation de la terre où vous êtes, influe sur votre caractère, que ne quittez-vous la campagne pour revenir à Moscou, où vos parents et le monde qui sy trouve peuvent vous dissiper? Avec votre sensibilité à toutes les choses de la vie, je ne vous сопзеШега! pas même de vivre jamais à vos terres. Vous feriez bien, mon digne ami, de ne pas tarder avec votre retour à Moscou et Фу rester le plus qu'il vous sera possible; je ne suis pas le seul qui vous le conseille, La campagne,

mon ami, ressemblant à la vie d'un solitaire, ne vous convient nullement; il ne faudrait pas que vous y passiez tout le temps, surtout si vous n'avez point d'occupations de bâtiments, de fabriques, de baras ou de chasse. Si jamais vous persistez dans l'idée Фу passer une partie de l'année, je crois que vous feriez bien d'avoir l'un de ces passe-temps.

St-Pétersbourg, 25 octobre 1784.

Quel saisissement j'ai eu, mon cher ami, en apprenant la mort de sotre pauvre cousine Golitsine! La peine que j'en sens est шехprimable. Elle est d'autant plus grande, que, sans frémir, je ne puis me représenter la situation du prince Repnine, Quelle perte pour lui, et quel chagrin ne doit-il pas éprouver! Je suis on ne peut pas plus inquiet au sujet de sa santé; faites-moi la grâce de m'en donner des nouvelles, et de le faire toutes les postes en éntrant en détail à son sujet: la vénération que j'ai pour lui et mon amitié pour vous doivent vous engager à cela, Je joins ici une lettre pour lui et une autre pour 1а Princesse; obligez-moi en les faisant tenir exactement à leur adresse, et accusez-m'en réception.

St-Pétersbourg, 25 novembre 1784.

Ma belle-sœur vous remercie de la félicitation que vous lui faites; elle me charge de vous dire qu'elle est parfaitement heureuse. Son mari, puisque vous voulez savoir ce que j'en pense, est wnexcellent garçon, honnête homme, bon cœur et bon vivant. Рошг 1а complaisance et les autres articles que vous voulez qu'il ай, il peut les avoir et ne pas les avoir, je ne puis encore en juger; quand j'en saurai quelque chose, je vous le marquerai. Maïs pour son bonheur, il n'y а pas à en douter, car un honnête dommenet un bon cœur, voilà le principal dans un mari; la reconnaissance et l'attachement s'ensuivront, et le tout ne peut manquer d'aller bien.

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Мон brau-père partant d'ici pour Moscou, je suisis l'occasion de son voyage pour vous ерториг deux lettres de Son Altesse Impériale que j'ai chez moi depuis bien du temps, mais que je ne vous ai pas envoyées, n'ayant pus de moyens sûrs pour le faire. Profitez, je vous prie, de sun neiour pour me faire réponse, et pour me dire tout ce que vous aurez envie de me communiquer et que, raisonnablement, vous ne pouvez pas faire par 18 poste. Par une occasion pareille, je vous répondrai exactement. Sans elle, jamais je ne risquerai rien, et je vous prie d'en faire de même, sans quoi, une franchise et une curiosité pourraient nous jouér ши bien mauvais tour. Je me vous dis rien actuellement, parce. que, réellement, | n'y а rien d'intéressant, hormis que le voyage en Crimée doit étre remis, à cause des maladies qui y règnent: И n'y aura pas d'ukase pour ce changement; car lé Sénat n'a раз encore publié celui qui devait l'annancer et qui devait faire la disposition des relais et des chevaux.

Je suis on ne peutpas plus content du pied sur lequel je suis avec le Grand-Duc. Il me semble qu'il a commencé à me connaître à fond, et que sa confiance ot sa façon de penser ne sont plus génées avec moi. Je viens chez lui quand j'ai à faire, à toutes les heures du jour; autrement, j'y vais ordinairement de deux jours. Ру, et toujours reçu avec une distinction qui prouve за bonté pour nous tous. Cette franchise qu'il a pour moi me fait d'autant plus de plaisir, que nous parlons fort souvent de vous, et dune façon qui doit vous faire plaisir. Entre autres conversations sur votre compte, quand je lui exprimais l'état auquel vous étiez réduit actuellement d'être toujours séparé de lui, les larmes ont paru nur ses yeux, еп me disant: ,Qu'y faire, mon cher аш Й faut ondurer avec patience, et il faut avoir de la fermeté да 1 curactère, se faisant un devoir de ne jamais s'écarter des реше срок que l'on а une fois adoptés. La séparation de votre frère n'en est point uno; саг, séparé de corps, je me compte plus étroitement 116 de sentiment, de devoir et d'attachement pour lui“ Une

telle expression, mon digne ami, de la part de celui qui doit étre notre maître, est bien flatteuse, П ne nous reste qu'à satisfaire les volontés qu'il pourrait avoir, pour lui prouver d'autant plus l’attachement qu'on lui a voué.

IL est arrivé un changement dans la façon d'être du prince Potemkine. | va dans les assemblées et y reste le dernier, faisant use partie de whist à un prix raisonnable. Le dernier mardi, il a 16 chez le comte Bezborodko, où, à ce qu'on dit, il était assez gai.

J'ai donné un paquet à mon beau-père pour le remettre au prince Repnine. Au cas que celui-ci soit déjà parti, ayez la complaisance de vous en charger pour le lui faire tenir exactement. Evitez surtout la poste et l'estafette, Pour envoyer ce paquet, il faut ou un exprès, оц une occasion bien sûre; ayez, je vous prie, de la circonspection en cela.

St-Pétersbourg, 10 décembre 1784.

Vous me demandez que je vous explique la raison pourquoi ous ne voulons pas que vous veniez Ici. Comme c'est une question que vous avez déjà certainement résolue vous-même, et personne пе peut mieux savoir la raison que vous, il me semble que je n'ai pas besoin de vous l'expliquer. Je crois seulement devoir vous dire, mon cher ami, que, puisque vous avez déjà pris la résolution de vous éloigner de la cour, où vous ne pouvez avoir que des désagréments, il me semble qu'il est de votre devoir envers vousmême de soutenir cette résolution et de vous faire raison, d'autant plus que la personne pour laquelle vous faites cela et à qui vous “ous êtes entièrement voué у trouve de la nécessité, et qu'elle dit qu'elle n'y compte aucune espèce de réparation.

Je пе vous dirai rien ici de la situation des choses; elles sont toujours sur le même pied. L'Impératrice est toujours retirée et ne ой за société du soir que pour très peu de temps, comme vous devez le savoir par le prince Repnine, qui eu а été témoin oculaire. Le crédit du prince Potemkine et de M. Bezborodko est toujours 1е шбте; ny а qu'eux qui font quelque chose, tous ceux qui montpoint leur appui ne réussissent en rien. Le général-procureur

70 HUCRMA КНЯЗЯ АЛЕКСЪЯ БОРИСОВИЧА КУРАКИНА,

est toujours très mal; je crois qu'il sera obligé de se retirer après le nouvel an; il me paraît qu'on fait tout pour l'engager à cela. La Princesse, à ce que je crois, vous en a écrit.

La protection que vous faites au prince Jacques а eu son effet. J'ai remis sa lettre au prince Bezborodko, qui m'a promis de s'intéresser pour lui. Si vous voulez savoir les détails de sa réponse, demandez la lettre que j'ai écrite à Lobanoff. Je lui en а? parlé au long, je lui ai même marqué déjà mes conseils sur les dépenses dont il devait prendre garde. Je crois que vous serez de mon avis, et que vous lui conseillerez la méme chose,

St-Pétersbourg, 12 décembre 1784.

Comme c'est aujourd'hui que les sept ans du grand-duc Alexandre se sont révolus, il a quitté les joujoux et son habit d'enfant. Па une épée, et, à dix heures, nous avons tous été le féliciter, A midi, il a donné audience à tous les ministres étrangers.

Па paru ici, il y a quelque temps, un catalogue, critique faite sur les ministres résidents à notre cour. Comme c'est curieux et plaisant, je la joins ici pour vous égayer. A la description, vous гесоппай тех les personnages. Le dernier article est sur le compte des Français voyageurs passant à St-Pétersbourg.

St-Pétersbourg, 18 décembre 1784.

Je vous félicite, mon cher ami, avec l'heureuse délivrance de Mme la Grande-Duchesse. Le 13 de ce mois, elle a accouché heureusement d’une fille, à qui le nom d'Hélène fut donné. La mère et l'enfant se portent, grâces à Dieu, très bien. Le Grand-Duc а voulu vous annoncer lui-même cette agréable nouvelle; c'est pourquoi il m'a envoyé pour vous la lettre que je joins ici; accusez-m'en la réception et chargez-moi de la réponse. Je vais en expédier une pareille au prince Repnine. S'il n'y а pas de poste en droiture d'ici à Smolensk, ce sera vous, mon ami, que j'emploierai pour la lui faire parvenir. Dans cinq jours, le baptême aura lieu. On nous:

promet beaucoup d'avancements, mais, comme ce n'est encore que le bruit de la ville, je ne puis vous rien dire à ce sujet; ce qui en sera, je ne manquerai pas de vous le marquer. Parmi les nouvelles qu'il у a ici, celle qui, effectivement, а eu lieu, c'est l'achat de la maison du comte Zakhar. L'Impératrice a eu la grâce d'ordonner qu'on en paie 200 mille roubles, malgré qu'elle n'ait été taxée qu'à 170 mille.

Dites moi si vous connaissez l'élégie que le jeune Boutourline а faite sur la mort de notre cousine Golitzine; si vous ne l'avez pas, je vous l'enverrai, car je l'ai.

St-Pétersbourg, 28 décembre 1784.

Hier, jour du baptême de la Grande-Duchesse nouvellement née, il ÿ a eu grand avancement dans le civil, dont pourtant je n'ai pas été du nombre, ММ. Essen, Rosen et Lubomirski, tous généraux à notre service, ont reçu les ordres de Ste-Anne; Зато ой, се! de St-Vladimir de la seconde classe, Le nombre des gentilshommes de la chambre а été augmenté de cinq personnes: du prince Dolgorouky, beau-fils de Bakounine, du comte Pouchkine, neveu de Kamensky, du prince Jacques, de Narychkine Pierre Pétrovitch, et du prince Chtcherbatoff, neveu de la grande-veneur.

Dites-moi, je vous prie, mon digne ami, le prince Jacques est- | Ыеп content de son avancement? l’êtes-vous aussi? et ai-je été prompt dans la commission que vous m'avez donnée? Je suis on пе peut pas plus content d'avoir pu lui rendre ce service. Ne ménagez pas vos conseils pour l'engager à moins de dépenses; le premier раз qu'il fera sera celui qui décidera du reste.

St-Pétersbourg, 29 décembre 1784,

Jevous renvoie le projet de votre église à Pavlovskoïé. approuve fort l'idée, mais je ne dirai pas la même chose de Техбси от, où plutôt du plan. Le dôme est exorbitamment grand; mie semble qu'en bâtisse, il ne pourra pas s'exécuter. Pour l'œil,

ES

Й est trop désagréable, et vous ferez fort bien de le faire changer. Si се dime est rapetissé, le bâtiment sera joli et je vous ennsille de le faire exécater. Мат № Grand-Duc, à qui j'ai montré le plan,

| 2 été de mon avis; Й m'a dit qu'il vous en écrira lui-même.

| Flisséleff vous à dit vrai, que je voulais transporter man haras à Yeldéguino et en faire constraire tous les bâtiments en brique.

| C'est une campagne que je veux arranger autant que possible poar la rendre jolie et pour y demeurer peut-être. Les bâtiments da Багая ne fsisseront pas que Фу contribuer besucoup. L'entretien пе m'en sera pas coûteux, car la quantité de chevaux sera modique: je n'y aurai que les chevaux de race, et ceux qui sont de x meilleurs espèce, Je veux avoir ce haras près de Moscou, pour avoir plus de facilité à y aller et à contenter une de mes faiblesses. J'avoue mon faible, mon cher ami, j'aime beaucoup cette espèce d'animaux. La vente des chevaux et la facilité que j'aurai à le faire est encore une raison qui m'oblige à cette transportation.

St-Pétersbourg, 12 janvier 1788:

ferai votre commission auprès du général-procureur au

sujet de l'héritage de la vieille princesse Bariatinskye

Mais, avant que d'avoir sa décision, je vous dirai, mon | Cher ami, qu'il n'y а point à douter, à ce qu'il me semble, que ce | ben ne revienne h la fille de sa sœur, malgré qu'elle soit d'une Ито famille, Car c'est le bien du prince Jacques Lobanoff qui а où deux fils, Le successeur de l'un est notre prince Lobanoff, et le succemionr dé l'autre, tant qu'il у а quelqu'un de sa génération? est toute personne mâle où femelle de sa famille ou d'une autre: Comme ln nice ost l'arrière-petite-fille en droite ligne du méme prince Jacques, et petite-fille de son fils, le bien de celui-ci ne pout раз rovonir aux successeurs de l'autre fils du prince Jacques: Lo comte Pierre aurait raison de soutenir ce qu'il dit, s'iln'y avait point de sucoossours directs de la branche du prince Michel Loba= пой, ot même, à présent, si la princesse Tatiana Vassilievna Go= Пизе meurt sans avoir vendu son bien, ou si elle ne зе marie

ui =

point, le bien de la famille des Горапой ne viendra aux Lobanoff autrement раз. Иже въ poxe обращается, когда роду нфть; имн!е княгини Аграфены Миханловны принадлежить роду князя Михаила Ивановича прежде, нежели роду князя Ивана Яковлевича, з poxr Михаила Ивановича понеже существуеть въ княжни® Татьян® Васильевнв, роду князя Ивана Яковлевича ничего изъ имфнйя княгини Аграфены Миханловны принадлежать не можеть.

Ne vous arrêtez pourtant pas à cela, mon cher ami, ce n'est qu'une réflexion venant de mon cru. Je suis encore si jeune et si neuf dans les affaires, que je crains de m'arrêter dans mes raisonnements. Si je puis, се sera aujourd'hui que je parlerai au généralprocureur, et, sans tarder, vous aurez la réponse.

Vous avez tort de me demander pardon de la longueur de vos léttres; rien ne me fait plus de plaisir que la lecture que j'en fais. Ne vous désaccoutumez pas de m'écrire au long: vous me feriez une vraie peine si vous agissiez autrement avec moi,

Ma lemme vous и écrit aujourd'hui et vous a envoyé par son père deux cahiers de musique qui doivent être bien jolis; c'est Bosse qui les lui a donnés.

Demandez au comte Pierre qu'il vous montre les dessins des armements de la place où notre défunt bienfaiteur est enterré. J'espère que vous les trouverez jolis: c’est YermolaïeN qui les a faits. J'ai prié le Comte de lui écrire.à ce sujet; j'espère qu'il le fera.

St-Pétersbourg, 20 janvier 1785,

Je пе me rappelle pas si je vous ai dit la réponse du généralprocureur au sujet de l'héritage de la vieille Bariatinsky. Pour ne раз уоиз laisser dans l'ignorance, j'aime mieux vous le répéter ici, mon.cher ami, et vous dire que le raisonnement que j'en ai fait esttrés juste, et il m'a conseillé de vous dire qu'il n’y avait, selon nos lois, aucun doute que ce bien ne vienne à la tante du comte Apraxine, саг elle vient de la ligne directe de celui qui a reçu ce Мей еп héritage. П s'ensuit, mon ami, que les Lobanoff n'ont au-

site s'ils veulent entamer ce procès. LS 4 Е Dites, je 7005 prie, à № princesse Asrippise, que l'ukase an su jet de la démésion de Nélédinsks est envoyé во roxanxé, ей да

а été impossible de le faire autrement. Ce n'est pas, je l'avoue, le

moyen le plus prompt, mais c'est l'ordre, et il faut le suivre. Dans

un mois, j'espère que Nélédinsky sera chez voes. 5 veut être dans le civil, faut qu'il vienne ici; Я а un quartier tout prêt chez ma | belle-sæur, qui désire de le voir loger chez elle.

Je suis fsché de ne pouvoir rendre service an comte Chérémé- 12 en lai envoyant du tabac qu'il me demande; le marchand qui l'a eu ci-devant l'a tout vendu. П en а d'autre, mais il s'approche pas de celui que j'ai envoyé à ma srand'mère.

S:-Pétensbourg, 24 fsntier 1785.

Le prince Jacques m'a écrit hier qu'il quittait Moscou le 30 de ce mois, c'est pourquoi je n'y fais point de réponse. Au cas pourtant que celle-ci le trouve encore avec vous, mon cher ami, obligez-moi en lui envoyant dire que j'ai loué pour lui la maison que j'avais arrêtée pour 29 roubles par mois, et, trouvant peu de chambres pour les domestiques, j'ai loué dans la même maison па боге grand bain qui sera arrangé en chambre logeable pour 2 roublés: Voulant lui faire éviter l'embarras des meubles, j'en ai loué à Mhé= tosso de la même maison suffisamment pour lui pour 9 гон ез раг mois, се qui fait une maison toute montée pour 40 roubles, qui, à ce que je crois, ne lui paraissant pas belle, paraîtra bonne, сотmode et proportionnée aux dépenses qu'il a à faire.

St-Pétersbourg, 30 janvier 1765.

Envoyez, je vous prie, chez notre tante Lobanoff la prier de ma part qu'elle me fasse faire une jolie quantité de pains d'épices: qu'on fait si bien chez elle. C'est la femme du major qui 105 бы. Elle m'obligera infiniment par là.

Quand vous verrez Chérémétef, dites-lui de votre part que, vu le sort déplorable et la situation de pauvreté dans laquelle se trouve notre ancien gouverneur Villeneuve, nous lui avons fait, avec Apraxine, une pension de 200 roubles par an chacun. Comme il a été son gouverneur aussi, et que ses moyens sont infiniment plus grands que les miens, est-ce qu'il ne ferait rien pour ce pauvre vieillard qui n'a que quelques années à vivre? Engagez-le à cela, et obtenez de lui une записка par laquelle Villeneuve puisse avoir annuellement ce qu'il voudra lui donner de son intendant d'ici, et envoyez-la-moi avec l'argent pour l'année qui court.

On veut m'acheter mon Yeldéguino pour 35 mille roubles. Qu'en dites-vous et que me conseillez-vous de faire? J'en ai écrit au comte Pierre, et j'attends vos réponses pour me décider.

St-Pétersbourg, 25 février 1785.

Je n'ai le temps aujourd'hui que de vous accuser réception de xotre lettre du 17 de ce mois, et de vous dire que toutes les incluses ont été exactement remises à leurs adresses, Je n'ai pas un moment de temps à moi; je suis revenu hier à une heure et demie de Kamenny-Ostrov, où il y a eu bal et souper. Dans ce moment, je sors pour aller en traineau avec le Grand-Duc. Le carnaval de cette année est terrible: nous avons non seulement tous les jours Ба, пла fort souvent deux à la fois, où il faut absolument aller. Faites mes excuses au comte Pierre de ce que je ne lui écris point, Je n'ai à présent le moyen que de vous donner le bonjour, Mon- Seigneur vient de m'envoyer chercher, je vais dans son traineau avec ma femme,

St-Pétersbourg, 27 février 1785.

Hier, le prince Potemkine a donné une fête superbe dans la maisou dAnichkov; l'Impératrice et Mgr le Grand-Duc avec la Grande- Duchesse y ont été. Се qu'il y a eu de plus beau, c’est l'arrangement de la salle et l'orchestre, composé de 80 instruments tous appartenant à lui,et qui exécutaient la musique avec une exactitude

digne du concert spirituel. П у а eu une danse arrangée exprès pour ce jour, une espèce de menuet de la reine dansé par la princesse Bariatinsky et le comte Tchernychoff, avec une cosaque figur dansée par la comtesse Matuchkine et le prince Dachkoff.

a été on ne peut pas mieux et оп ne peut pas plus bear. L'Impé® ratrice n'est restée que jusqu'à huit heures et demie, Le Grand- Duc y а soupé, et je l'ai laissé, étant parti à 111), heures.

St-Pétersbourg, 15 mars 1785.

J'ai remis votre lettre au Grand-Duc, et je lui ai donné à lire celle que vous m'avez écrite à ce sujet. Па 646 on ne peut plus touché de vos expressions; il vous aime réellement, mon chér ami, ne vous inquiétez pas. Il m'a chargé de vous remercier pour votre lettre; | ne vous répond pas par l'occasion du départ de mon frère, parce qu'il est allé faire un voyage à Pavlovsky. La première qui se présentera, il veut la saisir pour vous donner de ses nouvelles et vous répéter ce que vous ne pouvez pas ignorer. Voilà les propres termes de son discours. Il est on ne peut pas plus bon envers moi, et se conduit généralement on ne peut pas mieux ауес tout le monde; la Grande-Duchesse est de même.

Prévbrajenskoïé, 22 août 1785.

Je suis on ne peut pas plus content de ce que je puis avoir quelque chose qui puisse être nécessaire à Mgr le Grand-Duc: Non seulement ma muison, mais tout ce qui m'appartient est au service de Son Altesse Impériale, Soyez donc mon avocat, et présentezlui ma maison en me mettant à ses pieds, Les 21 mille roubles que vous avez demandés sont la somme que je comptais toujours теtirer de ma maison vu les réparations que j'y ai fait faire cette année, Si Monseigneur a la bonté de me les donner, je serai très content; si cela lui paraît cher, il pourra diminuer, et je serai aussi content; en un mot, je serai content de tout ce que Son Altesse Impériale voudra me faire payer. Concluez le contrat de vente, mon digne ami, quand et comment vous jugerez à propos,

St-Pétersbourg, 9 mars 1786.

с x || est вп remerciant la bonté divine que je vous annonce, || mon cher ami, l'heureuse délivrance de ma femme: elle |] vient d’accoucher d'une fille. Les vraies douleurs de l’enfantement n’ont été que [de] 17 minutes; en tout, elle n’a souffert que trois heures, et se porte actuellement, grâces à Dieu, on ne peut pas mieux. Ma fille se nomme Hélène; elle est née, suivant la шеsure de la sage-femme, grande de 14 verchoks.

Петербургь, 1786 г. max 21.

He получа на прошедшей nourk npiarmbimuxs для меня вашихъ писемъ, началь было уже сомнфваться; но, вспомня, что cie самое время предались вы мореплаваню, приписалъ молчане ваше столь необычайной еще для васъ дорог, которую желаю вамъ ловершить наиблагополучиЪйше. Скажу ио себ, что, рематизма моя хотя совсвмъ уже, слава Богу, пресвклась, однакожъ ослабфвшая послВ болфэни рука много еще писать не можеть. Cie самое и есть причиною, что я на два посльдШя ваши письма донын® еще подробно не отвфтствоваль. Къ тому-жъ было препятствемь еще и то, что на сихъ дняхъ князь Николай Михайловичъ Голицынъ скончался. Опъ посл себя, не имфя, какь и вы знаете, никого ближайшихь родственниковъ, кром мевя и Михайля Петровича Румянцева, завелъ меня во всф подробности дома и имфня, кавя только для оставшихся въ горести малолфт- Нихъ его наслёдниковъ теперь необходимы, и принудиль даже устроивать весьма горестную и для самого меня церемонйо. Воть, ” аюбезный apyre, чЬмъ я теперь занимаюсь: исполняю долгь дружбы, родства и человфчества, за что, конечно, вы на меня не осердитесь, но найдете, можеть быть, усерде мое туть весьма необ-

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1) продолиляет вазшето оттока тогтчить ® въ отефть. что КЪ NME кчилию,— кота жаль быть съ EEE къ раллущь, вю если Аа mous трибують зизваго отпуска, то ве простизи бы себ на фм ше COMMENTS, M пли того ин% велфво вашего ва Ciel GEI дат» bre, въ которожъ я нахьюсь, что во состозийю x ACTE PRO нужлм ты сжажетю правлу и тёмъ способствуете къ по- Лучи вами жиллемаго и дадите мн способъ вамъ и ©е0 с0буНеино вяфлить услугу исходательствовашемь поваго отпусках Wii кфавть услугу, говорю я, для того, что нынЧышвяя жизнь, Mauro ни, His поправилась; услугу собственно себЪ, потому 0 мимо ть доринив пребывалийю умпожить нашу прибыль и дасть МИ cod скорфи дли мон вихфть въ порядк®.

'Наскучивъ просьбами, весьма часто ко миф доходящими отъ дЬтей коллежскаго асессора Макова, по закладной и по векселю въ долгу намъ состоящаго, рёшился я, наконецъ, обнадежить ихъ уступкою обратно имъ того имфия, которое отецъ ихъ, заложа замъ, просрочилъ, и которое законнымъ образомъь за нами уже весьма бфдетвенно, и что они, при всемъ TOME будучи весьма честны и благодарны, взносять намъ не только капитальную по закладной и по векселю сумму, но лаже накопивийеся до сего времени проценты и убытки, при отказ имфшя понесенные.

Сколько же всей суммы Ha отцВ ихъ донынВ считается, о томъ прилагая эдфсь кратк! расчетець, покорно прошу вложенное при семъ на имя старосты Горбупова къ окончанйю сего дла вБрющее письмо подписать и, засвидфтельствовавъ его законнымъ ‘порядкомъ, доставить ко мн, дабы, собравъ также и отъ другихъ братьевь подобную довёренность, могь я приступить къ исполнению сего,—дать Горбунову достаточное наставлеше и поручить все cie дБло одному изъ моихъ пр/ятелей, Курской губерши господипу вице-губернатору Анненкову.

Я увфренъ, что доброе ваше сердце оть благотворешя пикогда ‘ив удалялось, слдственно, сего наилучшаго къ тому случая, ко- Memo, безъь присвоешя не упустите и The укрфпите обфщане мое, Офднымь симъ людямъ оть общаго BCEXB насъ лица данное,

Петербургь, 1786 г, ions 11.

Письмо ваше, любезный другь, оть 21 мая ко Mb пущенное, иль удовольстве получить, за которое вефмъ сердцемъ васъ 'агодарю; радуюсь, что вы пользуетесь желаемым мною здоро- Dom На содержаше онаго въ отвЪть скажу: въ первый разъ Моего свидашя ст, Великимъ Княземъ, которое, считаю, будеть Чрез» восемь дней, обстоятельно говорить стану о продолжеши шего отпуска и, какъ вы назначаете, HO описываясь съ вами,

Никто больше меня, конечно, ne знаетъ надобности вашего» въ деревнь пребыванйя; посему знать вамъ и можно, сколько обе» отиускЪ стараться буду, и потому на сей счетъ и остаться спо— койву.

Касательно же 10 того, что я къ вамъ писалъ оть 4 мая, что’ Ихъ Императорсыя Высочества мое представлен о вашемъ отпускВ благопринять изволили, а Государь Цесаревичъ, оть 28 аирЪля, приказываеть вамъ возвратиться скорфе, и что онъ сего желаеть и требуеть, cie произошло оть того точно, что мои изъпспеши столько его убфдили, что онъ согласился, но желаеть знать надобное только время и сказалъ, что, любовь его къ вамъ бынъ основана па желаши васъ видфть счастливымь, не простиль бы себ, по настоящей нужд вашей быть въ деревняхъ, на опое ив только согласиться, но и собственно собою стараться вамъ досмиить отпускь. Bors отчего, любезный Apyrs, писалъ 4 Kb нам» объ его соглашени. Остановка будеть теперь во времени, ибо и считаю, что все вышеписанное было только о трехъ мфсяцих, à no болфе,

Письма Ихъ Императорскимь Высочествамъ и княгин® Вяземской и достаниль, письмо къ оберъ-камергеру по приказанию Государи Цосаревича оставить у себя до будущаго мфсяца: мы хотим подождать Петрова x и посл его уже объ отпуск nano стараться станемъ. Срокъ его иначе выпросить не могъ, как иа ость м\сяцевъ, и то съ превеличайшимь трудомъ; о годо- NOM же коль скоро замкнулся, то и слушать меня перестали; не думайте однако, чтобъ для одного желаны васъ имть здвеь, й по разсуждешю васъ любящаго, для собственныхь вашихь пользы и выголь, ибо таковые долговременные отпуски не иное заключеше объ васъ схфлать заставить, какъ отлыниваше оть

должности и нежелаше продолжать службу. Cie одно запрещаеть согласиться на долгую вашу отсель отлучку; и съ трудомъ о шестимфсячномь времени стараться Ma дозволили, СлЪдовательно, другъ мой сердечный, по сему письму, хотя позволене остаться доле вы еще не получили, имфете уже вы способъ себя распорядить, считая, какъ н я надЪюсь, продолжеше вашего отпуска вЪрнымъ.

Сего дви Государыня поребзжать изволить съ молодыми Великими Князьями изъ городу въ Петергофъ. Царское село оставила она 17-го числа, два дни была въ ПеллЪ, три въ городЪ, въ nepebaxs изъ городу въ Петергофь вечернИ столъ будеть у вицъ-канцлера, а Ихъ Высочества съ Великими Княжнами до 26-го пробудуть въ Павловскомъ; первыя изъ Гатчина воротились въ день выфзду Ея Величества въ Пеллу.

Обфщавт вамъ, любезный мой другъ, въ предыдущихъ моихъ письмахь извфсмя о продолжеши вашего отпуска, съ нонфшчею почтою исполняю, Въ день маскарада Ero Высочество позвоaire миф о васъ говорить оберъ-камергеру, которому, не имЪя вашего къ нему письма на себф, оказаль ваше желаню. Онъ за хпожестаомь камергеровъ, безъ докладу Ея Величеству, позво- AUS вамъ остаться въ отсутствии до TBXE поръ, пока въ кавазерахъ надобность случится; и тогда вамъ писать будеть не о возвращен, а, доложивъ ГосударынЪ, отпускъь ваш тёмъ проmurs до позволеннаго Его Высочествомъ срока, т.-в. до 1 февраля будущаго года. Объ дозволеши, имъ самимъ вамъ данномъ, по возвращеши, на нонзшней недфлв дасть мн къ вамъ письмо, которое съ первою почтою отправлю. Симъ способомъ, любезный другъ, считаю, что вы успокоены и желаемое получили, хотя не совершенно, но, по крайней мфрЪ, согласно съ однимъ изъ вашихъ намфреневъ, и согласующее съ намфренемъ вашего милостивца.

'Извфсте, которое вы получили о новомтъ банк, справедливо: оный будеть точно, какъ въ вашей запискз значить, и онъ OT-

кроется съ поваго года. Всф должные величайшую получать n0мочь: они не токмо могуть деньги завимать на свон леревии, HO, представикъ заложенное въ другихъ мфстахь име, банкъ за ихъ дозги заплатить и себф въ залогь возьметь то только число душ, которое по сумм% слфдовать будеть, а остальное возвратить должинку; проценты платиться будуть по восьми безъ возвраты капитальной суммы н не иначе, какъ по прошествйи года. Манифесть о семь банк вышель въ день восшествыя на престолъ; переслать къ вамъ его не могу, потому что еще пе папечатань, коль же скоро достану, первому вамъ перешлю и тогда ожидать буду вашего по оному намфреня о поправлеши вашихъ долговъ. Графъ Александрь Романовичъ Воронцовъ узнать отъ брата своего, что въ Ловдонь есть вами присланный съ Самборскимь человЪкъ для обучешя экономш, и что ONE выучился одному языку, а къ чему былъ присланъ, въ томъ не предуспвлъ. Графу Семену Романовичу хочется его взять къ себ во услужен, и для того поручиль онъ графу Александру Романовичу узнать, собственный ли онъ вашь, или изъ ‘вольныхъ присланъ; о семь мени проснлъ axbmuif графъ Воронцовъ. Я думаю, что они его взять иначе не хотять, какъ когда онъ окажется вольный, MAN

Пелербургъ, 1786 г. ions 38.

Has письма вашего, отъ 1-го числа настоящаго м%®сяца, съ крайпимъ удивлешемъ, любезный мой лругъ, увидфлъ изречешя ваши, что хорошо сдфлалть я, продавши гифдой цугъ, вамъ вазначенный: ons бы прежде состарился, нежели бы вамъ удалось па news въ Петербург фздить. Cie сказано, кажется мн, неодумавши: препятстве, которое вы имфли получить новый годовой отпускъ, и собственное ваше, можно сказать, обфщане больше не проситься противурфчать спо мысль; она же, любезный другь, никакъ не простительна: быть въ деревнЪ для нужды весьма похвально, жить въ ней собственно для себя непростительно. ЧеловЪкъ не для того родился, чтобы быть во уединении; общество

и обоюдное вспомоществоване обязываютъ его употреблять себя для другихъ. Можно не имЪть той жадности, которая обыкновенно. молодыхьъ людей къ столицамт, привлекаеть, но пе надобно оть en ОЪгать. Что можеть быть, другъ сердечный, npisrmbe, какъ жить съ друзьями, получать ихъ вспомоществован{е и имъ самимъ помогать? Вс ваши друзья и знакомые здфсь; какъ же вамъ искать способовъ отсель бЪгать? Нфть, любезный другъ, отвраmure cho оть себя мысль, живите съ нами и не будьте дворяниномъ, ни себф и никому изъ ближнихъ полезнымъ и живущимъ въ уединени, одного его удовольствующемъ.

Onucanie вашего путешествя и прятный образъ жизни меня весьма обрадовалъ. Я, любезный другь, съ несказаннымь удовольстшемь оное читаль и оть совершенно искренняго сердца васъ за присылку той тетради благодарю. Ничто прятнфе мн быть не можеть, какъ увфдомлене ласковаго съ вами обращеня ‘людей, гдв вы животе. Къ большому моему обрадованйо, по просьбЪ Василя Николаевича, племянникь его Юматовъ взять въ службу съ повышешемъ чина, съ свойственникомь его Нелидовымъ, также чиномъ пожалованнымъ. Пашпорты къ нему, ежели не съ нонфшнею, то, конечно, съ будущею почтою отправлю.

Ихъ Императорскимь Высочествамъ поднесешя вашего нижайшаго почтеня я сдфлалъ. Они поручили mb вамъ поклониться. На сихъ днахъь Великая Княгиня сдфлала для Его Высочества праздникъ, о которомь онъ ничего не зналъ, представлешемъ благородными комеди, парочно сочиненной въ честь его добраго ‹ердца и къ ней любви. Спектакль сей очень удался. Во время ужина зажгли иллюминацию, которою чрезъ прозрачную картину изображенъ быль храмъ союза, и описаны были всё супружества достоинствы. Велиюй же Князь, въ знакъ благодарности, въ день En Высочества тезонменитства давалъ въ Павловскомъ для всего дворянства и купечества маскарадъ, до четырехъ тысячъ мазокъ, сказывають, составляющ!Й. Весь садъ былъ иллюмипованъ, и быль фейернеркъ довольно большой. Празднику сему дождикъ MÉCROMEKO помфшаль, однако довольно имфли время. нагулаться.

SE

ковъ, о которомъ васъ просиль Свфшниковъ, а вы писали кл Ребиндеру для nowbmenin его въ службу; но онъ еще не пом® “mers за неимвшемь тамъ ваканщи. Ke Свъшниковой просьб] присоединяю свою и прошу ему, бФдному старичку, дать пропи таше. Старайтесь узнать, коль скоро wbcro въ Пензв или m Нижнемъ очистится, н тогда напомните Ивану Михайловичу; om вамъ, конечно, не откажетъ. Симъ меня вы одолжите и сдфлаету доброе д№ло. ‘

Пакеть къ Государю Цесаревичу я доставилъ, но ие зназ его о Сурскомъ вашемъ путешестви разсужденй, ибо посл% от дачи onaro его еще не видаль; что же онъ мн скажеть 0 опи саши вашего путешествия, о томъ увфдомить RACE не премину Вы весьма хорошо сдфлали, исключивъ описан пребывашя m1 Пенз№ и всего того, что насчеть знакомыхъ вашихъ сказано для его оное бы было лишнее.

Hawbpenie ваше купить у госпожи Безгиной продаваемую er деревню меня обрадовало. Она такъ дешева, что я не могу по вЪфрить, чтобъ было въ ней все то, о чемъ васъ увфрили, и чтоб мужики не были разорены. Одна изъ сихъ причинь туть быт должна, всеконечно. Что вы сами cito деревню осмотрЁть хотите оно нужно. Остерегитесь въ томъ, дЬйствительно ли ей опа при надлежитъ.

Кто бы, другъ мой, подумалъ три года тому назадъ, что в! будете жить въ деревн и деревни покупать? Vous avez, шо cher ami, reculé pour mieux sauter, Я какь пи скупъ, до сего бла гополучя дойтить не надфюсь, хотя, признаюсь, и очень хочется

О неоднократвыхъ вашихъ увБрешяхь о обогащен Борис хотя л до сихъ поръ и молчаль, отъ деликатности, благодарно стью моею васъ къ исполненио сего намфрешя посоЪшить, и чувства признательности столь сильно во Mb дЬйствують, эт ие могу о той благодарности безмолвствену остаться,

Расположеши ваши весьма для меня лестны. Они, кром удостоврешя о будущежь блаженномъ состояши моего сына, облаготворяють меня тьмъ дЬйствительнымь предъ всБми обнаруживашемъ, что свойства души моей и привязанность моя къ вамль одно къ, сему подвигу васъ понудили; Cie утверждаеть мою репутацию; что счастливфе быть можеть? Не распространяюсь здёсь 0 семь больше отъ единаго словъ недостатку; ежели бы могли зрёть, что я чувствую, довольны мною бы были, а я тЬуъ счастливЪе.

Ежелн я въ нонфшнемъ и во всёхъ моихъ письмахъ ничего служащаго къ отвфтамь и разсуждешямьъ вашимъ не писалъ, причиною извфстное мое вамь о корреспонденщи расположенше. Vie ла послужить вамъ, любезный другъ, подтверждешемь удивле я моего о вашихъ попрекашахъ и изумлен!я о просьб, вами сдБланной, чтобъ я васъ любилъ. Я надбялся заслужить больше въ вашихь мысляхь, неужели я оное теперь вижу. Мы разно, считаю я, о дружбЬ понимаемъ. Вы хотите, чтобъ ежеминутно ‘объ ней говорили и подтверждали, а я довольствуюсь быть одинъ pass объ ней увБренъ и остаюсь павсегда спокойнымъ. Таковыя подтверждешя необходимо надобны въ любви, гдЪ всякая вещь вв потревожить можеть; дружба же, не бынъ ничему таковому подвержена, въ ономъ и нужды не имфеть.

Hosaro здфсь: пожаловане графинв Катеринв Васильевн Скавронской въ штатсъ-дамы и помолвлеше Михайла СергБевича, Потемкниа на Татьянв Васильевнз Энгельгартовой; въ Москвё хе Швейковскй Константинъ помолвиль на князь Дмитр/я Юрьезича меньшой дочери.

SePétersbourg, 7 septembre 1786,

ous ceux à qui vous pouvez vous intéresser se portent, grâces

й Dieu, bien, hormis notre respectable princesse Viasemsky: elle

| ив реш point se remettre; l'état dans lequel vous l'avez laissée tontinue à la tourmenter; si ce n'est pas une incommodité, c’est

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mon ami, n'est pas du tout bonne; cette femme dépérit à vue d'œil, son physique s'affaisse tous les jours de plus en plus. Le mal qui la ronge, quoique physique, empire ples par le moral qui la ronge. Je ne le connais pas, mais à la voir, on né peut point en douter: le morne et la tristesse qui règnent sur ss physionomit et dans tout son être toutes les fois qu'elle ne doit pas se contraindre prouvent plus qué jamais combien son âme soufre. Se contraignant la plupart du temps, cela ne laisse que d'empirer et la minor davantage. A la voir, sans la connaître autant que je ls connais, on ne la croirait qu'indisposée, Cette femme douée de tant de qualités vraies, malgré ses maux, sait les cacher à ses enfants et à son mari, et c'est par № même qu'elle augmente ses souffrances. Je la vois tous les jours. La reconnaissance que je lui dois exigerait plus de devoirs de ma part, mais mon cœur souffre tant, quéje ne puis me vaincre à rester longtemps avec elle. Elle le voit et elle le sait, mais ne me dit rien sur sa situation. Je suis persuadé que ce serait un soulagement si elle avait à qui épancher son cœur, Aujourd'hui, elle est un peu mieux, mais ceci n'est pas pour longtemps; demain, sa faiblesse et un certain tremblement dans tous ses membres la reprendra et la mettra de nouveau sur le sofa. Dolst veut consulter Kruse. Qu'est-ce qu'ils jugeront à propos de faire pour la soulager n'est pas encore connu. Par la lettre qu'elle vous écrit, vous pouvez, je crois, juger de la situation de son âme, Ma femme, qui me charge de vous embrasser, est allée la voir, Son mari est mieux, il a repris le train ordinaire de за vie; il n'y а que notre expédition dont il ne s'occupe pas, et cela, je ne sais pourquoi.

Gatchina, 15 septembre 1786.

Je serais entièrement satisfait sur votre compte, mon ami, Si je ne remarquais dans vos lettres depuis quelque temps une certaine mélancolie qui ne ше plait pas du tout, La solitude où vous vous: trouvez, les lectures que vous faites et votre propre inolination demanderaient de [а distraction, et vous, vous vous en éloignez

ete cherchez rien pour у porter remède, Ne vous abandonnez pas à cet état, Nous avons si peu à vivre, qu'il est impardonnable d'aggraver nos peines dans les moments où nous pouvons nous en soulager, quoiqu'il soit sûr que ce n'est pas pour cette vie seule que nous sommes destinés; mais, puisque nous у sommes, pourquoi по pas profiter des moyens que le Très-Haut nous а donnés pour вп jouir? Si c'était contre sa volonté, il ne nous en aurait pas gratifiés et пе nous aurait pas doués de la raison pour juger que, ne faisant aucun mal еп jouissant de la vie de la manière prescrite, il est de notre devoir de chercher à en jouir et d'éloigner les moyens qui pourraient l'altérer et qui pourraient nous priver de cette jouissance. Lu confiance en Dieu est juste et nécessaire, alle est du devoir de chaque individu; mais ce n'est pas la prouver que de s’'abandonner au chagrin et à tout ce qui nous inquiète. La raison est notre guide; elle nous montre la source de nos peines, üt, si la conscience ne nous reproche rien, elle doit nous soulager un les éloignant de notre,idée, C'est cette même confiance qui, guiant nos pas par la voie de la vertu et de la vérité, nous prescrit de jouir de li vie qui nous ust donnée, en attendant celle que la destinée nous prépare. Votre situation, mon снег ami, la solitude où vous vous trouvez, et la vertu qui est le guide de votre conduite, sont autant de raisons qui doivent vous engager dyous distraire, si vous avez du chagrin, et à vous soutenir, si Yous sentez que vous vous у abandonnez. Employez tout pour vous tirer de l'état où vous étes. Si la vie que vons menez vous attriste, quittez-la et venez jouir du bruit de la ville. Si ce sont vos amis juimvous manquent, dites-le, il s'en trouvera certainement qui Sémploieront volontiers pour vous. Tout dépend de vous seul: pourquoi done étre triste et s'abandonner au chagrin? Le peu de satisfaction que vous avez du séjour que vous faites & Отрадово пе m'étonne pas, malgré que се soit une terre toironnée de voisins comme Надеждино; mais, n'y étant que pour rés pou de temps, vous ne pouvez y avoir les mêmes connaissances, Mebvous n'avez point pu y faire le choix de ceux avec qui vous pouviezagréablement passer votre temps. Penza, endroit où, dans

trois ans, vous avez passé près de 18 mois, vous а offert plus de moyens pour vous distraire, et vos entreprises, plus de sujets d'occupations; il n’est pas étonnant que vous vous у plaisiez davantage. Malgré cela, mon ami, si vous sentez qu'à Penza même, la tristesse vous reprend, venez ici au sein de ceux qui vous aiment et dont les sentiments d'attachement vous prouveront les plaisirs de la vie et les agréments de la société. L'Essai sur la vie et les ouvrages de Sénèque que vous me conseillez de lire ne m'est jamais tombé sous les mains. Je le lirai, mon ami, avec l'attention que ce livre exige, et je vous en parlerai.

Le goût des spectacles est dans toute sa force ici, ce ne sont que répétitions et représentations. La pièce que Mme la Grande- Duchesse а fait représenter le jour de la fête qu'elle a donnée à son mari était une rapsodie de divers couplets composés par Tchernychoff, Pouchkine et Viollet. Le sujet n'était qu'une fête de village donnée par le seigneur du lieu. Les acteurs étaient Nicolas Golitsine, qui représentait un invalide et rendait le rôle de Григорй Иваповичъ, si vous vous rappelez de certain ouvrier dans le jardin. de Pavlovsky. Les autres furent Vadkovsky, Volkonsky, le gentilhomme de la chambre Pouchkine Appolos, Plechtchéeff, Tchernychoff, князя Михаила Ивановича Долгорукова cours, l'officier de marine, Koucheleff et Violet. Les femmes: Miles Nélidoff, Smirnoff et Mme Hoven. Cette pièce a donné sujet à plusieurs représentations, On й joué, depuis, ГНоппёе criminel, les Tuteuwrs, Кое et Colas. Aujourd'= hui, l'on donne une pantomime dont la répétition a fort bien été, C'est Tchernychoff qui fait l'Arlequin, Volkonsky Pantalon, Violet Pierrot, Mlle Smirnoff Colombine, et Benkendorff, le colonel, le génie bienfaisant, Dans peu, l'on jouera une pièce composée par Lafermière je ne sais ni le nom, ni le sujet; je vous en parlerai, si je suis à la représentation. Le Déserteur opéra est sur le tapis. C'est VNadkovsky qui le jouera. Je ne sais si cela peut aller; sa voix, quoique: assez bonne, ne permet pas, à ce qui me semble, d'entreprendre un pareil rôle.

Novikoff, le major et le protégé de Svéchnikoff, est placé; (l'est, suivant la représentation de Rebinder, neusencriñ erpanaif,

St-Pétersbourg, 2 octobre 1780.

C'est à ce moment que j'arrive de Gatchina après y avoir passé huit jours. Le train de vie que Гу ai mené, la chasse, le colin-maillard, la fatigue et le repos nécessaire après, m'ont empéché de vous écrire pendant que j'y étais.

Ces jours-ci, la Fontanka а été finie, et l’eau circule dans toute cette rivière. Sa Majesté a été très contente et de la rapidité avec laquelle cet ouvrage а 616 fait, et de l'économie que le généralprocureur а observée dans les dépenses. Elle а eu la bonté de le gratifier de 50 mille roubles, en donnant 40 pour les personnes qui ont travaillé sous lui.

On а donné, il ÿ a huit jours, à l'Ermitage, un nouvel opéra, Castor сё Pollur, musique de М. Sarti. Le spectacle est on ne peut pas plus beau et plus magnifique. La musique n'y répond point du tout; elle paraît d'autant plus médiocre que, connaissant celle de l'opéra français, il faut beaucoup pour qu'on puisse y trouver de l'égalité.

Muoro обрадовали вы меня y#biomteniems, что пегодоване ваше пасчеть меня и моей переписки происходило единственно оть того, что, находясь въ огорчеши, почитали себя тогда по заблужденио чувствъ вашихъ огорченпымъ быть оть всего и отъ веъхъ. Се простительно, другь мой сердечный, когда чувствуешь цесправедливость своего осуждешя, и я прежшя мои негодоваши совсЪмь оставляю, принося признаше, что ихъ имфлъ, и что они меня мучили очень долго. Воть, любезный другъ, плоды поня- Ши вашего о дружбВ. Ежели бы держались моихъ, конечно, бывъ спокойны насчеть своихъ друзей, спокоили бы ихъ и напраспыми взыскашями не тревожили. Когда объ вещи увфренъ, ив празднослове ли требовать повторешя и подтверждешя объ цей? Желать знать о друг, что ont дБлаеть, и что съ нимъ дБлается, справедливо; опому я ne противурБчу, а сладыя изъяспеня лишая и оставлены быть должны любовиикамъ,

L'idée de la princesse Viasemsky de votre mariage m'a été connue; elle m'en а parlé. Je l'ai laissée dire à mon ordinaire, persuadé que, malgré ses désirs, vous persisterez dans la résolution que vous avez prise. Réellement, mon ami, gardez votre célibat: vous êtes tellement accoutumé à cet état, que tout autre vous donnerait de la gêne. Votre façon de penser même sur le mariage n'est pas celle qui rend l'union conjugale heureuse. On peut s'en accommoder, il est vrai, mais puisqu'il [n’y a] rien de plus à en recevoir, il vaut mieux n'en point faire la dépense et [ne pas] risquer le bonheur présent de la liberté pour une indifférence qui n'est pas. méme trop certaine.

St-Pétersbourg, 28 octobre 1788.

Je ne sais comment vous ferez pour rester plus longtemps dans vos terres. On veut absolument votre retour, et je crois qu'il est indispensable, Envers des personnes où l'habitude peut faire beaucoup, de trop longues absences ne sont pas bonnes à faire: à bon entendeur, salut. Je le sais, et il me semble que j'en suis persuadé avec raison. Je vous conseille, mon ami, de ne pas aller plus du terme de votre congé; c'est une chose que vous vous devez à vous-même.

Tranquillisez-vous: la bouderie que j'ai essuyée et dont je vous ai parlé est finie; je suis de nouveau sur le même pied et fort content de ma situation.—Pour nouvelles d'ici, il y a la noce de Narychkine, Hoaus Алексавдровичъ, avec la fille du baron Stroganoff. Le Baron avec le comte Pierre Rasoumovsky ont reçu la permis: sion de mettre les cordons bleus de Pologne. La princesse Troubetskoï, sœur de М. Samoïlof, est nommée demoiselle d'honneur,

FAREAATEC—

Вкусъ благородныхь спектаклей, о которыхъ лтомъ къ DAME писалъ, продолжается. На сихъ дняхъ играли ,Le philosophe mariés. Главный роль игранъ былъ Долгорукимъ, офицеромь тгварди, князь Михайла Ивановича Долгорукова сыномт. Опъ отмфнно хорошо ипредставляеть и перениль выговоръ, жесты, даже и самую игру у Офрена. Вся комедя хорошо представлена была. Говорять, будто Долгоруюй женится на Смирновой; въ обращеши ихъ cie очень на правду походить.

Для доказательства удовольствя, отъ сихъ спектаклей имфющаго, третьяго дни каждому актеру подаренъ былъ перстень съ шифромъ хозяина. Вюлье, который туть же играль, перстень хотя и дали, но безь mubpy,—cie послВднее почитаю весьма у Micra.

Гагаринъ князь Гаврила Петровичъ три ведфли какъ здЪсь; хорошо вездв принять. Os на сихъ двяхъ получить, я думаю, второй кресть Владим!ра за его по Сепату службу; о семь позавалъ письмо, и по письму велЪно было собрать Думу, и Дума D достоинств его подала докладъ. Не знаеть еще онъ и самь, когда исполнится; я думаю, что будеть въ простой день.

Знал удовольств, которое имфть вы будете по всякому слу- Raw, гл я обрадованъ быть могу, за долгь почитаю васъ, другъ сердечный, увфдомить, что князь Александръ Алексфевичь представиль Ея Величеству окладную по четвертой ревиз№и книгу, MON сочиненную, и за которою я со времени моего въ Экспедицио онредфлени cuxbre и безпрестанно работалъ.

я ‘столько быль счастливъ, что милостиво она принята была; ©9й случай для меня пртифе всфхъ бывшихъ въ жизни моей, №60 онъ доставиль Ея Величеству nosnanie о моихъ трудахъ и о рачеши къ должности.

Правда, что отвфть, который вы получили, рышителень, н вамъ другого дЬлать не остается, какъ повиноваться, слёлуй всеглашиему образу вашего обхожденыя, M, забывъ себя н что себф сами должны, Фхать и покинуть всф дёла, гль двухсотьтысячный убытокъ произойти можетъ. Ожидаше же ваше холоднаго према неосновательно; чмъ вы погрёшили и чфиъ его заслужили? Ежели васъ прямо любатъ,—не только за желани оставаться въ отпуску на два или три мФсяца, но дЬйствительное исполнеме иепр/ятнаго пичего произвести ne должно. Я на вашемъ м\стЬ, копечно, ежели бы надобность была остаться, остался бы M, не опасаясь холоднаго према, увфрепъ бы былъ получить его сходный съ тою благосклонностью, которую завсегда ко мн имфютъ.

аршаго благоволешя удостоенные труды мон по окладной государствениой книгБ никакой не подавали мнЪ =] мысли проситильнаго письма о перемфн креста подапать, Благоволеше cie миф лестифе всего, и награждень я имтъ LOG почиимо столько, сколько достойнымъ самъ себя почитаю, но иачальникь мой, ежели-бъ я имфлъ желане къ той креста перемфиф, иредварилъ оное и рекомендовать еще въ ноябрв мфсяць прошлаго году, почему, снерхъ прочихъ собствевныхь моихъ ему обизаниостей, сей подвигь со стороны его усугубляеть мою благолвриость и вашу, любезный другъ, всеконечно, почему и прошу, при порномь вашемь сл» пимъ свидани, ему объ ономъ BCE чувства общей нашей благодарности изъясните. Онъ похалъ сего дии черезь Москву въ Пеизу. Больше всего меня сокрушило то,

что не могь съ пимъ проститься. Причинившая миф жестокая индижесия и простуда держать меня трей день уже дома, Припужденъ быль я съ нимъ распроститься черезь письмы. Пожа- AY, и о семь coxarbnin моемъ имъ, другъ мой, объясни.

Въ томъ самом письмЪ, на которое отвфчаю вамъ теперь, утверждаете вы намфреше въ Надеждин остаться до августа. Но cie coвершеняо невозможно, и я вамъ его, какъ искренний ваштъ другъ, отсовфтываю. Когда было можно, тогда писать къ вамъ, чтобъ вы сюда не ®хали, и твердо стоялъ ву сей мысли; теперь, видя, что возвращешя вашего требуютъ, не только пастоятельно, по уже съ досадою, неоднократно MAÉ изъясненною, вижу, что оставаться вамъ иЪ отсутствии нельзя. Послфдиее ваше намфреше быть сюда въ августВ столь раздразнило, что никогда такъ сердитыхъ ие видаль; и я думаю, другъ мой, что вамъ надо ршиться на оставлеше своихъ деревень. Разв хотите разстроить основанпую уже иЪфсколько лфть между вами дружбу? Она, хотя еще не колебается, но поколебаться можеть, и тогда уже не въ воль будеть пашей ее па прежнее привести положение.

St-Pétersbourg, 29 avril 1787.

On а inoculé les deux Grandes-Duchesses; l'ainée, la grandeduchesse Marie, est restée en ville. Ne pouvant pas inoculer les Imiens, parce qu'ils sont à faire les dents, je suis séparé de la cour pour trois semaines au moins. La précaution que je prends а été autant inspirée par ma propre tendresse pour mes enfants que par volonté Че ceux qui inoculent leurs enfants, de sorte que nous 100$ sommes actuellement arrangés.

Та ребе wérole qui règne dans la ville et qui s’est déclarée

dans la maison que j'occupais, m'a chassé à la campagne: Гу suis depuis hier. Jamais personne n'a déménagé pour le 26 avril, mais la nécessité, que ne fait-elle pas faire? Je suis secondé par la за son; nous avons un temps des dieux. Jamais mois d'avril ne fut aussi beau, il ne peut pas être plus beau au mois de juin et juillet: des chaleurs fort grandes, entremélées de pluie qui, en les réféchissant, font pousser la verdure et habiller les arbres.

St-Pétersbourg, 17 juin 1787:

Le maître d'hôtel de Son Altesse Impériale m'a promis une not comment se font les petits boudins que Гоп a donnés tous ces jours ci à Gatchina. J'ai oublié de la prendre; faites-moi le plaisir de ше l'envoyer par Lovouchka. C'est à Graffa que vous devez vous adresser, Ne croyez pas, mon ami, que cela soit ma gourmandise qui mé fasse faire cétte démarche; c'est une envie de femme grosse.

Ma femme vous salue, mes enfants aussi, Mon fils, ayant vu que je suis parti avec vous et ne vous voyant pas de retour, ma demandé: „Гл xaan?* Je suis bien charmé que l'instinct lui apprenne de l'attachement pour son bienfaiteur et pour l'ami de son père:

ISt-Pétersbourg], 9 juillet [1789].

Je suis charmé que vous occupiez votre maison. C'est се que ji voulais absolument; car vous savez qu'en fait d'attentions, je’suis un peu exigeant. J'ai trouvé un bureau aux boutiques, mais best bien mauvais et peu commode pour des papiers. Si vous en :1vez absolument besoin, je le prendrai, mais il ne peut servir qu'en attendant, Je suis après à vous en faire faire un à mon goût'qui sora bien plus propre que tout ce que vous avez vu à présentSi vous voulez avoir celui des boutiques, marquez-le-moi tout de suites pour que je ne le laisse pas échapper, car il est tout seul. Pour celui à commander, je le ferai faire demain; il sera de bois rouge avec du bronze uni et des pieds à vis.

Si c'est à mon goût que vous voulez habiller vos gens, dites;

voulez-vous qu'ils portent des bas blancs ou gris? J'en habillerai deux dé la même manière, de sorte qu'il у aura cinq couleurs différentes. Je suis entré dans votre maison non par curiosité, car je n'ai vu et ne veux voir personne avant que le seigneur lui-même ne me présente.

St-Pétersbourg, 12 mars 1788.

ue vous sentez vos torts d'avoir oublié le jour de

missance de votre Hélène, tout le monde vous pardonne

du meilleur de son cœur. Elle devient réellement fort

jolie et fort intéressante; son petit jugement commence à se développer, et l'on voit qu'elle comprend; mais le manque de parole qui Fempêche de s'exprimer la rend tout de suite de mauvaise humeur. La quantité de joujoux qu’elle a eus l'a étonnée, et, par préférence pour les uns, elle les a mis dans son lit en se couchant.

St-Pétersbourg, 13 mars 1788.

Avant-hier, il y a eu spectacle chez l'ambassadeur. Strécalof ве voulait point donner les acteurs, à cause Чи сагёте; Cobenzl, formalisé, les а demandés ministériellement à Bezborodko, et a parlé comme un ambassadeur au ministre des affaires étrangères de la cr où il réside. Ni des acteurs, ni les auteurs même пе pouvaient certainement croire qu'ils seraient jamais sujets d’une conférence, n'est-ce pas?

St-Pétersbourg, 14 mars 1788.

„Те suis bien fâché de ne pouvoir pas différer avec l'inoculation: 1е шбЧест ne le veut point; c'est après-demain qu'il inoculera messenfants, La raison pourquoi le médecin ne veut pas remettre © пие excellente petite vérole qu'il a trouvée dans une maison lourgeoise, et qui, si Гоп tarde de quelques jours, ne pourra plus étre bonne à employer, et la trouver bonne, dit-il, est fort difficile. А м0 46 raisons valables et nécessaires pour la conservation de mes enfants, je n'ai pu résister, et, malgré la douleur où je serai

En

de ne pouvoir étre avec vous au moins quelques jours à retour, j'ai consenti à sa demande, et, dés après-demain, je m'enferme.

L'inoculation est faite, mon ami; c'est à huit heures du matin que |

cela а eu lieu. C'est un moment bien terrible; malgré la résignation |

ой j'ai été, je n'ai pu m'empêcher de pleurer. Joïgnez vos prières |

aux miennes pour que Dieu bénisse mon entreprise. J'ai été bien |

fâché d'avoir été obligé de la faire avant votre arrivée, mais A nécessité m'y a forcé. :

St-Pétersbourg, 17 mars 1788.

Je vous ai marqué hier, mon ami, que l'inoculation а été faite, | mais je ne vous ai pas parlé de la manière dont tout а fini, pares | que cela a été de la meilleure façon du monde, sans pleurs et sans peur. Hélène même n'a pleuré que parce qu'elle а sans cela mal au bras. $ se portent, grâces à Dieu, bien, sont fort gais, etil n'y a rien à attendre avant huit jours.

Je savais l'état du comte Panine. Il y a bien longtemps que j'ai dit et que je crois qu'il ne pourra aller loin. Ses fréquentes infirmités donnant de terribles commotions au reste de за santé, l'approchent certainement de sa fin. Sa manière de vivre etson peu de ménagement le dépéchent sérieusement; vous le savez, mon ami, tout autant que moi.

St-Pétersbourg, fin de mars 1788.

Mes enfants se portent bien. Rien ne paraît encore, pas même de la chaleur. Pour jouir da peu de plaisir qu'on nous laisse de nous voir, mon ami, à la fenétre, j'ai ordonné de faire un wasistas qui me manque; il sera prêt pour demain, Toutes fois que le temps vous permettra de me venir voir, faites-le-moi savoir le matin, pour que je sois à la maison. Adieu, mon ami.

SePétersbourg, 28 mai 1788.

Quoique je sente fort bien que la résolution que vous avez prise est la seule qui vous reste à faire, et que c'est aussi le conseil que je vous avais donné, son idée me fait une peine réelle, et la crainte que l'opinitreté que vous mettrez dans votre conversation à son sujet n'aigrisse trop les esprits, me fait craindre des suites désagréables. La manière dont vous voulez faire votre démarche est très bien: sans brusquer, vous pourrez obtenir ce que vous désirez si sincèrement, et, de plus, vous vous éviterez le désagrément de la situation où vous vous trouvez ici. Bravo! mon cher ami; pour une âme agitée, une aussi saine disposition est à admirer. La lettre que vous avez reçue étant une nouvelle preuve de la bonté de celle qui vous écrit, doit vous être sensible, Mais оп doit être juste, et entrer dans les raisons qui vous obligent et dans la dure situation où vous vous trouverez sans cela. La conversation est ce que je crains le plus; саг le mari est trop entier pour entendre des raisons quand il s’agit de faire ce qu'il ne veut pas qu'on fasse. Je serai très curieux d'en connaître le résultat; саг je crois que vous céderez; mais ne le faites pas entièrement, Un congé, je crois, doit étre le point sur lequel vous devez vous mecommoder. Sans ce caractère que nous lui connaissons, je пе sais, en vérité, pourquoi l'on vous contrecarrerait dans la résolution que vous avez prise en vous faisant éviter le désagrément '0й vous vous trouvez. Est-ce que vous ne pourriez point de temps en temps rester avec lui et venir expressément pour cela ici? Estсе que votre présence pourrait ne pas étre permise? Comme cela nest point à supposer, il ne serait pas raisonnable si vous étiez #ntièrement refusé.

Je ne veux venir que pour la Pentecôte, expressément pour que je пе sois nullement mélé dans le congé que vous voulez deman- Чег, et je vous remercie de n'avoir pas voulu que je vienne vous ol Je l'aurais fuit avec plaisir quand vous l’auriez exigé. Tout се 400 vous me chargerez, je l'exécuterai de bon cœur, et je Wattendrai que vos ordres là-dessus.

Se-Pinrbourg, 26 as 1788.

Je suis on от peut раз pins charme que votre afaire soit décidés et ait pris la tournure que vous m'avez enmmuniquée, mon cher ami Elle me fuit d'autant plus die pluisir que, sans brusquer, vous avez acquis а permission de disposer en votre faveur selon votre propre désir et la vraie nécessité, et qu'en même temps, vous remplissez devant vos amis le devair que l'amitié et la reconnaissance exigent Mais tenex ban, et ne manquez paint, pour Fhiver, de vous obtenir votre liberté. L'avant et étant maître de vous-mème et de votre temps, est-ce que des séjours à faire ici vous seront impossiblm® je ne № crois paint, et je compte mémé que votre attention sera plus à remurquer, саг il sera sûr qué ce sera sans ancun autre but que vous viendrez alors—Puisque vous voulez venir diner chez moi dimanche, je suis entièrement décidé de ne point paraître à [а cour avant la Pentecôte.

St-Péenbourg, 27 mai 1788,

Au lieu de vous Машег de ce que vous avez cédé, je trouve qu'il était de votre devoir de le faire, et qu’actuellement, c'est la première occasion où vous pouvez prouver votre attachement, Pour l'exécution de la condition que vous avez attachée au consentement actuel, je trouve qu’elle est absolument indispensable et que c'est une chose que vous vous devez à vous-même. Sans rien gagner, vous perdez tout en supportant tous les désagréments que vous essuyez depuis tant de temps; après quoi, vous aurez le sort de Gagarine à supporter, et vous serez joli garçon!

St-Pétersbourg, 10 juin 1788.

La noce de votre suisse а été célébrée hier dans mon orangerie avec un ordre et une décence qui a charmé tous les convives. Пу avait 40 personnes. Grégoire а fait les honneurs au mieux, ot tout a été fort bien. La société qui а été chez moi au nombre

de 20 personnes у est venue danser. Le bal а commencé à 7 heures du soir, et n'a duré que 12 heures. Tous mes gens ne se sont point couchés, car j'étais levé à huit heures.

Mednoté, [juillet 1788].

Par une lettre que vous devez avoir reçue ФАпгер de Bronnitsy, vous devez savoir, mon cher et respectable ami, que je сопtinuais ma route heureusement, et que tous mes enfants se sont bien portés. J'ai été on ne peut pas plus content de sa politesse: il ma cédé son quartier pour le temps que j'avais à passer à cette poste. Nous nous sommes entretenus sur différentes choses avec lui, entre autres assez sur le compte de vos anciennes prouesses, ce qui nous а fait passer notre temps fort agréablement. Au sujet de за situation avec le colonel, elle est toujours dans le même état, et il est on ne peut pas plus content qu'il est commandé avec son escadron dans un endroit où il ne dépendra pas de lui.

Malgré le grand équipage avec lequel je voyage, les chaleurs excessives et le manque de chevaux aux stations, je vous avouerai quo je vais assez vite, Je dine aujourd'hui à Tver, et, après-demain de grand matin, je compte étre à Moscou. Je suis on ne peut pas plus content de mes enfants, de mes équipages et de mon monde. Les premiers sont d'une telle commodité, que les grandes personnes ne pourraient pas faire moins d'embarras; mes équipages n'ont manqué en rien, et mes gens sont d'une agilité et d'une Attention inconcevables, jusqu'à Lovouchka; jugez du reste,

Hier, en sortant de Vychny-Volotchok, j'ai rencontré l'équipage du Grand-Due, retournant à Pétersbourg sous l'inspection de Tchélikanoft. Nous ne sauriez croire l'ordre et la propreté que j'y ai trouvés; оп dirait que ce sont des chevaux qu'on vient de prendre lune бсште en ordre; j'ai assez examiné le tout pour en pouvoir parler. Adieu, mon cher ami, au plaisir d'avoir de vos nouvelles, que j'espère trouver à Moscou.

RE

En

Moscou, 17 juillet 1788.

Je suis heureusement et en parfaite santé arrivé iei. Tous mes enfants et personne de mon monde n'a eu d'accident ni d'incommodité. J'en remercie Dieu de bien bon cœur, car, dans un voyage aussi long et avec un si grand équipage, il est rare qu'il n'arrive quelque chose.

J'ai trouvé à mon arrivée ici nos tantes et tous nos parents, hormis le comte Panine, en parfaite santé. Pour celui-ci, j'ai été saisi, étonné et accablé de douleur de le trouver dans la situation duns laquelle il se trouve. La faiblesse qui occupe toute sa constitution lui ôte l'usage non-seulement des jambes, mais méme de l'artioulation des paroles et de la conception. П approche si fort de l'enfance, que tout sentiment qui l'afecte un peu produit en lui une affliction inconcevable, et il pleure comme un enfant. La mort, toujours présente à ses yeux, le remplit d'idées noires et accable le peu du sentiments qui lui reste. Il lui est entièrement impossible de se lever et de marcher sans l'aide de deux domestiques qui ont de la peine à le soutenir. Га manière dont il articule les mots est si fhible que j'ai souvent de la peine à le comprendre. Ses idées mümes ne sont plus celles que nous lui connaissions; en un mot, се ut plus le même comte Panine. Il lui survient outre cela des diouffoments qui, chaque fois, font craindre/pour ses jours, et il'est К ооо, mon ami, que cela ne sera point longtemps que nous tonmerverons се cher et respectable bienfaiteur de notre maïson: de l'ancourage autant que je peux; mais la crainte qu'il a de mouve промо sur toutes les persuasions, et il étouffe en larmes Li moment qu'on parle de sa santé. Pour vous faire une idée de an laiblonse, son parler ne diffère pas de beaucoup de celui de АМ оон, dans les moments où il est le plus accablé, car il sent Аим toute la faiblesse de sa situation.

du trouvé sos enfants trop peu affectés de l'état de leur , do № n'est qu'un morceau de glace et répond bien AUX sontiments de tendresse que le père ne cesse d'avoir №, Aotuollement, nouvelle raison de douleur pour le vieil

lard, il lui demande à aller comme volontaire; sa lettre à l'Impératrice est envoyée. Les préparatifs qu'il fait, l'idée de ne plus le revoir, accablent le reste de ses forces, et il se trouve dans un accablement continuel, Le fils, au contraire, n'attend que ce moment. Malgré le désir qu'un jeune homme aurait de se distinguer, je crois que les sentiments de la nature doivent l'emporter, et je ne désirerais pas tant de quitter mon père au bord du tombeau. Le caractère froid du jeune homme est tel que nos tantes ne cessent de s'en plaindre, et moi-même, mon ami, je n'ai pas de quoi être trop content: il n'4 aucune attention pour personne; il ne m'a pas encore fait de visite; chaque fois que je le vois, il semble que c'est toujours une nouvelle connaissance que J'ai à faire avec lui, Dans la maison, il ne fuit rien, ne paraissant qu'au moment du diner, s'en va tout de suite après, et abandonnant le monde qui vient voir son père, le laisse aussi tout seul lorsqu'il s'endort. Quand j'y suis, c'est moi qui en ai soin, et, à nous voir auprès du vieux, on me prendrait certainement plus pour le fils de la maison que le fils lui-même. Heureusement que le bon vieillard ne le voit pas; sa tendresse absorbe toutes les réflexions qu'il pourrait faire sur son compte. Aussi, mon ami, tout ce que je vous dis à ce sujet et au sujet de la maladie de notre cher bienfaiteur, que cela reste entre nous; car le moins que le bon vieux saura à ce sujet, mieux sera pour sa santé,

„Те n'ai pas vu notre belle-sœur, malgré que j'ai été faire visite & Арина Описимовна, grand'tante de ma femme. Jusqu'à aujour- Фит, je n'ai pas été chez les Lobanoff; au moment que je finis ma lettre pour vous, je compte aller diner chez eux. De tout ce temps que je suis ici, ce n’est que le diner de samedi, que j'ai fait chez 1& princesse Repnine, que je n'ai pas été chez le Comte; le reste, }е Га! passé chez lui, et je me suis entièrement consacré à sa société.

„Те vous joins ici deux lettres, mon cher ami, pour le mari et lemme; appuyez-les de votre protection et de votre prière. écris au sujet de ce que vous savez, et, si lon est juste, j'ose Hoire qu'on ne me refusera pas et que, sans mécontentement, on en

Se mu ee put tee, er ^^ — pompe в échoué. Je [ui mis pourtour où ae gent plis eennanésœuf, et je vous prie de Le [ui diem dite Ge Ganté quil а eue dé over amie VEus стиле jignare le sue usa de cet empéche | ment. 2e parres-cns Dior, mou ami. Eupremire et one ба com ameniquer Contes fs que сер зе pasilie® Ctte ete que je vas connue. canevesds mai. et dites-ui late de ln mivnse.

Mon. 2 juiller тЫ

Та rex votre letre фа БА mar cher ami Je vus remercie | pour Des anale que vous ue Финн de rate sauné je me désire | point den recrue d'autus Que Dieux eus At em su sise et diem garde et que vous sous partez Dium vnili tout ce que je vous désire, mon cher ami Mis fume est mis snaillle à votre souvenir et à Paseo que vs ares pour sk тете 6€ $3 SŒUT; elle que clurge de vous en vemerciur die bas cour. Ja embrassé mes enfants en votre mm Les deux зи charmants rous 08 suriezs croire cumme $ se за bive conduits chez be comte Раnine, chez qui je №5 ai memès, eumme № ben ебите а été touché de les voir, et combien па Buranne s'est duneé de mouvement pour tout ve qui leur deux micesaire De In em зар éslisiment reconmaiscant, Pour Des érards que ms Érmme 2 puur elle par attention pour moi et pour le Comoe «lle l'aime ae-deih de l'expression. La saoté de notre bon vieillard m'est раз фа tout meilleure: même Мех. et mime craiste рог mas tous de se раз le conserver. Проктер

Ovek, № зо 1788.

Les embarras ordisaères d'une arrivée à eme ville où l'on trouve я de connaissances ont 648 смезе, mea cher ami, que je pa vous faire une réponse exacte à votre lettre du 24 de juil:

let. Actuellement que je me trouve en être quitte, j'espère pouvoir le faire avant de me retirer entièrement à Préobrajenskoïé, où la visite que je devrai faire à toutes mes terres ne me permettra pas d'être exact dans mes postes dans les premiers jours de mon séjour.

Par attention pour Mme de Talysine, qui a eu celle de venir exprès à Orel pour nous voir, j'ai cru nécessaire de rester ici pendant six jours; car, une fois rentré chez moi, il me sera impos- Зе de revenir bientôt ou d'aller la voir à sa campagne. L'impatience que j'ai eue de voir mon économie ne m'a pas permis de rester ici tous les six jours. En laissant ma femme ici, je m'y suis rendu tout seul pour deux jours, et j'en suis de retour hier, infiniment moins gai que je ne comptais l'être. Le temps pluvieux désespère tous mes paysans. Jusqu'à présent, non seulement le blé d'hiver west pas dans les granges, mais même les trois quarts du foin restent encore dans les prairies. Le seigle est assez beau: il est coupé, mais encore dans les champs. Le blé du printemps est encore sur за racine. Si Dieu veut nous permettre de faire la récolte de tout се qu'il a permis de croître, j'aurai une année excellente. Pour le général, on doit être bien content, car les pluies ne font de l'empéchement que dans certains endroits, et c’est la raison qui fait haisser le prix des grains.

La farine ici coûte 27 kop.; à Voronège et à Koursk, la четзерть de seigle coûte moins d'un rouble. Les просы sont d'une fieauté inconcevable; jamais on n'en a vu de pareils. Heureux ceux фи? еп ont semé beaucoup; pour moi, je n'ai que 10 arpents. De- Main, je compte partir pour mes terres; c'est jusqu'au mois de sepembre que j'y resterai sans sortir, pour passer à celles de Mme Тайузие, C'est une visite que je lui rends, car elle vient chez moi.

Та manière dont je commence à vivre ici, mon cher ami, me plait infiniment, et je ne sais pas si je ne resterai pas l'hiver; il faudra, à ce qu'il me semble, de grandes raisons pour que je retourne à Moscou.—Quand j'aurai fini la récolte telle qu'elle sera, je vous en donnerai des nouvelles, mon cher ami; connaissant l'in- 16 ие vous prenez à tout ce qui me regarde, je ne puis mieux Mois occuper que de се qui m'intéresse le plus actuellement.

PE

104 ПИСЬМА КНЯЗЯ AXEROB |

Les autres quartiers de mes établissements пе sont pas en aussi bon état que le labourage. De mon écurie de Pétersbourg, j'ai perdu une jument de la paire que vous me connaissiez. Des chevaux de haras, je n'ai rien trouvé de passahle; le meilleur cheval est celui que vous avez choisi, et encore ne sera-t-il bon que pour l'atte- | lage de ямщикъ; pour les autres, ils sont tous avec de grosses têtes et de grosses jambes, et tels, que je les envoie à la première foire pour les vendre tous. Je suis fort mécontent de Jean, ét nous nous séparons.

Ma chasse est toute ruinée, les meilleurs chiens morts, les autres dans l'état piteux par la peste qui les а abimés.—Demain, vos chevaux seront expédiés, et j'écrirai à Pétrouline en l'invitant chez moi.—J'achète ici une maison pour 1500 г. L'emplacement est fort grand, avec un superbe magasin pour les grains. Je compte y bâtir une maison pour mon pied-i-terre,

Préobrajenskoté, 31 août 1788.

Me voici quitte, mon cher ami, du monde que j'ai eu chez mai,

J'en avais plus que je ne voulais, et je vous avoue que cela mé

pesait, et que c'était avec une impatience inexprimable que j'attens

dais le moment d'en être débarrassé. Avant-hier est parti le gou-

vérneur avec sa suite; demain me quitte Mme Talysine; elle était,

elle, trente-cinquième, Comme ce n’est qu'un prêt, et que, dans

visite que je ferai à sa campagne, je compte le lui rendre, jeme

| ше plains nullement de la quantité de monde qu'elle а amenée avec

elle, Malgré que j'aime à étre avec du monde, je ne sais pourquoi,

à la campagne, accoutumé à une vie sans géne et se préparant à

elle, li moindre irrégularité dans la vie qu'on se propose de mener nous incommode et nous est à charge.

Nous avons été invités par Matsneff ces jours-ci. П nous à reçus en vrai seigneur de village: trois sortes de musiques différentes, toutes très en ordre et très bien dirigées par un maître de chi pelle qui lui appartient et qu'il a acheté pour 1500 г. Après le diner, invités à une promenade, nous avons eu la surprise de nous trouver dans un théâtre, où le spectacle, composé par ses gens, a

LÀ 1788 г. 105

été оп ne peut pas mieux joué. Je dis on ne peut pas mieux, parce

que j'y ai trouvé du plaisir et que je suis assez difficile pour le

spectacle russe.

Je пе sais si je vous ai dit que j'ai aussi obtenu de M. Olsouбей la liberté pour la promise de mon coureur et qu'elle est chez moi depuis 15 jours. Aimant infiniment tout ce qui а quelque rapport avec vous, je distingue le jour de votre nom, et je me suis fait un principe de le consacrer aux meilleures actions de ma vie. Cest pourquoi, hier, s'est faite la noce, et, pour compléter le bonheur des nouveaux époux, Щукаревъ est fait officier de maison. La noce était fort fringante: 32 personnes à table, et bal où l'on а dansé des contredanses de 20 paires; nous étions du nombre,

| s'entend.

La matinée d'hier, je Га! passée à Alexandrovka, parce que c’est la fête du lieu. Tous les pauvres des environs au nombre de 300 ont eu table, Je viens de faire une institution que, tous les dimanches, les pauvres qui viennent à Préobrajenskoïé y soient nourris. Ne croyez pourtant pas, mon ami, que cela soient les miens; je n’en

Mai point, et tant que j'aurai quelque chose à moi, personne de ceux qui m'appartiennent ne sera dans la disette.

| Le 3 de ce mois, je quitte ma campagne pour trois jours; je

vais à Orel pour assister à un bal masqué que le gouverneur donne

pour le jour de nom de sa fille, qui sera le 5. Je reviendrai pour

finir les comptes de la récolte et pour faire les arrangements des

énvois projetés à Pétersbourg et à Moscou.

J'ai acheté une maison à Orel. J'en suis enchanté, car, outre la situation du Мец, le jardin et les magasins, le bien qu'en sentiront mes paysans sera ma plus forte récompense, C’est pour 1500 г. que je l'ai eue, et c'est pour rien, en vérité.

Opens, 1788 сентября 9.

Радуюсь совершенно о мысляхъ, вами о графЪ Huxurk Петрович полученныхъ. Я никогда не спориль объ его ум, знашяхъ и скромности въ поведеши, и всегда смфло заключаль, что

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DOS асыше cree клижса зпрчислицеть PE À

RSS изъ стерстамидеь CNETS TOIDÉMREXS 6% эстрётеть, но OU, mg, благоларнюств = аризержевие хумаю,— Me CONTES, ежели слажу. что ат ча CEUX, ва ва ZEUMMEY БЪ GRR NA аетоить, Æ что с» спвершнию CURLIITESES, вбо при сжег пбелалижть калестважь DDR тофоние, в бетъ нихъ всегда. булеть сожалфть что расположение гуши ше отвфяаеть украшем» ужа.

Хата mantyente ne и было въ mumbmeers жёсацй Фхать 85 Браслто, по, кифа валобность быть cie время въ леревиь, посифезаю туха возвратиться. абы, окончить все, что для хл6б0иаещества приталлежить, распоралить закушку хльба, мною на продажу пазналеинаго, и устроить вривазлежащее до разныхъ #ъ деревнахь моихъ строещевъ nm заведещевъ, ибо вЪ HUXE хочется инф иифть все то, что для пратности и уловольствя бальской жизии касаться можеть.

aber въ город» cobmy я строещемь лома для покойнаго пребывая въ случайные мои сюда нафзды, лля чего 40 челов къ хостромежихь своихъ плотникотъ въ Орелъ привезены, и я ва- Аюсь, начавши построеше послфзавтре, къ половинф октября уже ть новомъ лом жить; а кончивъ въ деревнф все то, что инф слать naxoGno, пофду въ Брасово, rxb проживъ нЪсколько промени, поэврашусь въ городъ для окончательныхъ распоряжеon, отправлешя хлфба на продажу въ Москву и Петербург и дли продажи эдфсь уродившагося хлфба на моихъ поляхъ.

Vous avez été curieux de savoir à quoi se monterait la dépense {и mu mabhon, Avec 70 domestiques à moi appartenant, une table de maitre de 20 couverts tous les jours, avec plus de 30 domestiques dtrangers, n'ost revenue, en mettant tout en argent, qu'à 288 roubles: lu пою détaillée; ju vous l'envoie par curiosité. Comparez cela avao In vie do la ville, et dites quelle est la manière de пе pas n'ondotter rostunt toujours à Pétersbourg?

Préobrajenskoïé, 18 septembre 1788.

И n'y а point de termes que je puisse employer, mon cher ami, pour vous exprimer la douleur que m'a causée votre lettre du 5 de ce mois. La nouvelle que vous me donnez de la mort d'Ouvaroff a été un vrai coup de poignard pour moi. Le connaissant, je ne puis ne pas le regretter comme homme vertueux et honnête, Etant lié d'amitié intime avec lui, je pleure en lui un ami, et je le regretterai toujours, Mais me remettant à Celui qui dirige le tout, pleurant celui que nous venons de perdre, je pleure et plains infiniment les restants. Sa femme et ma belle-mère me fendent le cœur chaque fois que j'y pense. Cette perte est si sensible pour elles, que je doute si surtout la première pourra la supporter, Outre la situation où elle se trouve être par les couches, son amour et attachement pour le défunt est tel qu'il est rare d'en trouver d'égal. Tout plein de sacrifices qu'elle lui a faits en sont une wraie preuve: ‘sa fortune qu'elle а dépensée pour lui, et tout plein d'autres objets que chacun ne peut savoir, L'état dans lequel elle se trouve fait dresser mes cheveux: tout le bien engagé, point d'éspérances pour payer les dettes et infiniment moins de revenus que d'intérêts à payer; je ne sais en vérité comment elle Supportera le moment qu'on lui déclarera son malheur. Outre la perte d'une personne qu'elle idolâtrait, ses enfants et sa situation se représentant à elle augmenteront d'autant plus sa douleur, que за sensibilité est sans exemple, et je vous jure que je ne puis у penser sans frayeur. La tendresse du père et de la mère pour 1а рацуге veuve me fait craindre pour eux aussi,

Woulant partir tout de suite pour Pétersbourg pour servir de consolateur aux pauvres malheureux, je suis retenu par mes enfants, craignant d'entreprendre le voyage dans le temps d'automne; mais hiver, si Dieu nous conserve, et qu'elles ne se retirent pas й Moscou, je viendrai pour les voir.

Тиране d'avoir de leurs nouvelles, j'envoie cet exprès, vous ра, шоп cher ami, de le garder chez vous jusqu'à ce qu'il se passe quelques jours après qu'on aura déclaré la mort du mari à

la femme, pour que nous paisions avoir des notions vraies sur leur état. Les lettres que nous jaignons ivi pour ma belle-mère, vous пе les remettrez, man ami, que quand aile le saura, et dans les lettres que vous mécrirez, vous me ferez un vrai plaisir en me parlant des pauvres restées aussi pirinement que culs vous sera possible: et vous me direz la résalutinn qu'elles prendront pour les affaires domestiques, serie Moscou où le village que la femme chaisirs pour som domicile, où est-ce à Pétersbourg qu'elle restera

Noat-ils pas besoin de secours, ne puis-je point leur étre utile, et ве pouvez-vous pas en mo mon et pour moi, faire tout се qu'il sera nécessaire? Ne vomiratelle pas de moi pour san none читель, pour ami elle n'ignore paint que je suis et serai toujours le sien, par conséquent, E n'y à rien que je ne fasse pour l'obliger:

Ma femme est bien à plaindre, mais, grâces à Dieu, se porte bien Je ne puis vous rien dire d'autre, саг ma tête est trop embarrassée, et je vous jure que je ne suis pas à moi, d'autant plus que je ne puis partir pour être utile à ceux qui pourraient avoir besoin de ma présence.

Kourakine, 6 octobre 1788,

Hier, jour de mon nom, tous mes таззаих étaient assemblés chez moi, J'ai été à leur tête remercier le Créateur de l'heureuse ré: colte; où а chanté un Te Deum à la messe, et mon prétre a assez passablement harangué à ce sujet. Après la messe, il у а ей ци repas général, et tous les convives étaient on ne peut pas plus con lents, car la majeure partie étaient ivres.

S'il est nécessaire pour l'arrangement des affaires de ma bellesœur que sa maison soit vendue, et qu'il ne se trouve рошё 49 Moyens de la vendre à quelqu'un, mon conseil est d'en faire une ион pour tre louée et pour retirer les intérêts; car, pour que l'achôte, je ne saurais jamais me décider à Госсирег, et je sens: bon la répugnance que ша femme aura dans sa propriété, que je suis entièrement décidé à avoir moins de propriétés à Potershourg. Si pourtant les affaires exigeaient un re-

| virement de sommes ou un revirement de dettes, ce n’est pas en

m'appropriant des choses qui appartenaient au défunt que je compte rendre service, et je ne trouve pas du tout que cela en soit un.

Kourakino, 18 octobre 1788,

Avant que de commencer à vous faire réponse à vos deux dernières lettres du 21 et du 25 du mois de septembre, mon cher ami, je vais vous entretenir de Pétrouline que j'ai fait partir d'ici le 8, ve voulant nullement, à cause de vos affaires, l'arrêter ici plus longtemps, et craignant que la visite qu'il m'a faite, si elle était plus longue, ne lui serve d'excuse pour quelques inexactitudes dans le courant de vos entreprises. Je n'ai pas besoin de vous dire que j'ai été fort content de sa façon de raconter les affaires et de mettre tn parole, quoique d'une manière assez prolixe, fort clairement, thaque chose sous les yeux d’un chacun. Par les deux papiers de за ша que je joins ici vous n'aurez pas lieu d'en être content, mais la situation des choses et la nécessité d'établir vos entreprises sur un pied stable exigent leur exécution, et le papier écrit à mon nom west autre chose que mon raisonnement que je lui ai ronté et qu'il a du mettre par écrit; je vous l'envoie en original pour que vous y fassiez vos remarques et vos prescriptions. Mais Quand vous vous en oceuperez, ne perdez jamais de vue que, lorsquon fait quelque entreprise, on se met dans la classe des mar- “hands qui, pour gagner, emploient et risquent leur capital en AYançant chacun des sommes assez considérables. Vos affaires Que Pétrouline dirige sont de cette nature, mon ami, et vous deтех у songer plus que vous ne le faites; elles seront bientôt dans Kebétat de choses qu'à force de trop prendre, vous ne recevrez plus rien, et vous serez même obligé d'y mettre du vôtre, surtout Sla-chèreté du blé et la difficulté de vendre votre vin de Donetz Migmentent.

Ne cherchant point à répéter ce que Pétrouline, par mes bnires, vous а écrit, j'ai à mettre sous vos yeux 4 articles qui, selon ой, 5004 de la plus grande importance. Le 1-er, c'est la situation

de vos paysans, qui sont trop obérés. Outre la forte paye de leur capitation à 2 г. 50 par tête, tandis qu'auparavant ce n'était qu'un rouble par maison qu'ils payaient, je trouve que les ouvrages #6 la mauvaise disposition avec laquelle on les emploie doivent les ruiner davantage; car, de la manière dont on les fait travailler, il ny a aucun qui soit sûr d'étre au temps prescrit À ses ouvrages; 101$ doivent craindre d'étre appelés, et chacun cherchant à l'éviter, manque ses affaires et ne fait rien de bon aux vôtres. J'ai conseillé à Pétrouline à ce sujet de faire une disposition des différents ouvrages que votre économie exige en les classifiant, de partager vos terres suivant elles, de noter la quantité d'ouvriers que chaque classe d'ouvrage exige, et de disposer chacune de yos trois terres de manière que tous les ouvrages en général soient de leur lot, et que chaque lot ait plusieurs changements d'ouvriers. De cette manière, outre la commodité avec laquelle le directeur de vos УЙlages sera sûr d'avoir ses ouvriers, le paysan sera plus tranquille chez lui et saura au moins le temps qu'il a à employer pour son maitre. De cette manière, votre économie doit encore gagner; car, ayant, supposons, par la classification de vos ouvrages, toujours 100 ouvriers prèts dans les temps que les ouvrages n'en exigent point, comme souvent cela doit arriver, pour les occuper, tout plein de choses domestiques peuvent s'arranger, et, sans S'apérdevoir, on pourra ou faire des jardins et des digues, ou avoir des fons pour les ouvrages grossiers de toutes sortes de fabriques qu'il ot facile d'introduire chez vous.

Lo 2-0 article est plus intéressant, c'est la nécessité de faire des tontrats pour la vente de votre vin du Donetz, De la manière dont ов est actuellement, et si la population qui environnait vos terres né retourne chez elle de bientôt, vous aurez infiniment de peine non seulement à avoir ce que Pétrouline vous a promis, mais même à recevoir la paye que Ророй vous a toujours si exactement payée.

Le 3-0 article, quoiqu'une déduction de ce que je vous ai parlé plus haut, exige une notation expressive que vos deux brasseries soient fournies pour deux ans, si la chèreté des blés ешрёсве дие gun soit en nature, au moins en espèce monnaie à un 1 r. 25 1а

1788 г. at

четверть, et que cet argent ou се blé en nature forme le capital de vos brasseries, pour que jamais vous ne soyez obligé de suivre la loi des vendeurs et de payer ce que leur caprice exige, mais que vous soyez celui qui la fassiez à ceux qui ont besoin d'argent, et qui vendront leur blé peut-être et sans aucun doute infiniment moins cher, par la nécessité où ils se trouvent d'avoir de lamonnaie, que dans un autre temps où cette nécessité ne sera pas aussi grande pour eux.

Le 4-е article est l'établissement de votre brasserie de Bérésoff поп à Tanuchevka, mais à Bélokourakino, pour que cet établissement ait plus de solidité et que rien ne puisse rompre vos entreprises.

Je vous aurais peut-être parlé davantage au sujet de vos affaires dirigées par Pétrouline, s'il avait eu l'esprit de m'apporter les livres de comptes de votre économie, mais, comme c’est un objet que j'ignore entièrement, je ne puis rien vous dire à ce sujet. Je nai pas manqué pourtant de lui faire sentir que, puisque vous lui aviez ordonné de venir chez moi pour me parler de vos affaires, Й ше semblait que les comptes devaient aller devant tout, et qu'il eu tort de ne pas les avoir pris avec lui. J'ai remarqué que cela пе lui a pas plu, ainsi que mes réflexions sur la manière dont il émployait les paysans aux ouvrages, mais je ne me suis point arrété à ses grimaces, j'ai toujours continué en lui faisant sentir la manière dont vous m'avez autorisé à m'occuper de vos affaires d'Ukraine.

И п’а beaucoup vanté votre haras de chevaux, et, comme il mévdit qu'il vous faudrait encore deux étalons, je lui dis de les Choisir, et, quoiqu'il n'ait pas été assez délicat dans la permission ‘ие ]е lui ai donnée, je n'ai pas manqué de les garder pour vous еп 105 rayant du nombre des chevaux destinés à la vente, L'un est Че + зпз, qu'à la foire de Lébédiane, on voulait payer 300 r.; Mantre-nestque de deux ans, mais promettant infiniment, Si réellémentvous désirez avoir un haras à vos slobodes, et si vous Avez déjà des rapports sur l'état de celui qu'il a établi depuis 3 Vans, |е ше ferai un plaisir de vous les envoyer, mais il faudra que

vous ше le disiez expressément, et que je sois sûr que mes chevaux Seront pour vous, et non pour Pétrouline, Envoyez-moi la note de votre haras, vous me ferez plaisir.

Je ne vous envoie pas Calife, parce que les chemins ne sont pas encore établis; mais pour d'autres chevaux gris, je ne puis vous en offrir aucun; Я ne me reste plus que des juments destinées à la propagation.

Je suis charmé que Gorchkoff est arrivé, mais sa lenteur à re | venir chez moi m'inquiète; je crains d’avoir de mauvaises nouvelles | avec lui. Si vous пе me l'avez pas expédié, j'espère que vous пе manquerez pas de m'en dire les raisons chaque jour de poste que vous m'écrirez. Plus les affaires domestiques du défunt Ouvaroff paraissent au jour, plus sa femme et ses enfants se trouvent à | plxindre. Que Dieu conserve cette personne si malheureuse et si digne d'étre heureuse! que Dieu la soutienne dans ses malheurs et lui apprenne à les recevoir avec résigoation et respect! Dans la nouvelle que Gorchkoff vous а donnée sur а manière dont j'ai апnoncé la mort d'Ouvaroff à ma femme, m'est une confirmation que le mensonge ne le quitte pas. J'ai été si saisi par cette ficheuse nouvelle, et en même temps si maître de moi-même, que personne de ceux qui se sont trouvés alors chez moi ne s'en sont pas doutés, et j'ai même été étonné de la force avec laquelle j'ai su me contenir, Ce n'est qu'au moment qu'un pressentiment de quelque malheur faisait pleurer ma femme que je lui ai déchiré notre perte, et il n'y а eu ni évanouissement, ni hurlement; оп а rendu le devoir à la sensibilité et à la nature, voilà tout Grâces à Dieu, elle continue à se bien porter, outre un petit refroidissement de rien dont elle а été attaquée ces jours-ci et qui a heu reusement passé.

L'accident arrivé avec Mme Benkendorff est bien ficheux; jy prends une vraie part, et je vous prie de me donner nouvelle de ses suites. L'afliction qu'elle а dû avoir de se séparer avec son mari à son départ pour l'armée en a dû être la vraie cause. Сопnaissant les bontés de Mme la Grande-Duchesse pour la malade, je me représente l'affliction où elle se trouve, et vous m'obligerez зеп-

siblement si vous continuez à me donner des nouvelles de la santé de Son Altesse.

Quelle est la réponse qu'on vous a donnée au sujet de votre retraite? je crois, toujours la même. Si, par hasard, vous recevez la permission de faire cette démarche, votre lettre № 1 est la plus convenable, c'est-à-dire le commencement, mais non la fin, car il me semble entrevoir une espèce de reproche qui, je crois, ne serait jamais à sa place.

Kourakino, 18 octobre 1788.

La nouvelle que vous me donnez du 25 du consentement que vous avez reçu à demander votre démission, surtout avec la condition de votre séjour à la campagne pendant la belle saison, m'a fait un plaisir bien vrai, et je vous en félicite de tout mon cœur, Je désire seulement que tout se fasse de bonne grâce et de la manière dont tous ceux qui vous désirent du bien le souhaitent.

Kourakino, 27 octobre 1788,

Je suis dans une attente continuelle au sujet de votre congé. Chaque jour de poste me rend impardonnablement impatient de la recevoir, et, chaque fois, je ne trouve rien de décidé. Par la poste de demain, j'espère en savoir quelque chose, et ce sera après la décision que je compte vous féliciter, mon ami, et je le ferai de boncœur, car je sais que ce sont vos désirs depuis longtemps que detrouver du moyen pour arranger vos affaires. Ma femme me charge de vous dire qu'elle n’est pas trop de votre sentiment; je crois que c'est parce qu'elle craint que je ne vous imite.

Simon idée de faire chez moi un corps de musique de chasse vous а plu, je suis charmé de m'y étre décidé. J'ai choisi expressément cette espèce de musique, pour qu'au cas que nous nous trouverons un jour ensemble, la variation de nos musiques puisse бе ше à Гоп et à l'autre. Pour le spectacle, mon ami, c’est toujoursune folie que de l'établir, car jamais on ne peut parvenir A сене perfection supportable pour des gens qui ont un peu de

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114 ПИСЬМА КНЯЗЯ АЛЕКСЪЯ БОРИСОВИЧА KYPAKMHA.

goût, et l’on se fait et beaucoup de mauvais sang, et beaucoup de dépenses inutiles. Vous vous trompez, mon ami, si vous croyez que Mastneff est à la besace, et qu'il se trouve tellement dans la nécessité qu'il consente à vendre sa musique cette année. Ayant plus de terrain que moi, il a encore plus de blé, et, par conséquent, plus de revenu; je le compte par la seule récolte à 50.000 г. de revenu, $

Le choix des domestiques est fait, mais je n’en ai pas pu trouver d'aussi grands que je le désirais, Ce sont pourtant des gens assez adroits, et qui se sont bien habitués déjà jusqu'à présent, S'ils ne se gâtent pas, ils seront de bons domestiques. Un des fils de Séléamef est du nombre,

Ce n'est pas pour agrandir ma maison d'Orel que j'ai fait venir les charpentiers de Kostroma ici, c'est pour les bâtiments de ma terre, et qui sont en bien grand nombre, Outre les 40 qui sont venus, je viens de faire chercher encore 20 pour la bâtisse d'un grand manège qui me manque, et qui, dans le temps d'automne, est indispensablement nécessaire pour ma santé, car, actuellement, ne pouvant pas me promener à cause des crottes, je suis comme engourdi.

A mon plus grand étonnement, par des chemins impraticables à la fin de ce mois, il y a de cela 4 jours, le prince Jean avec за femme sont venus ici, heureusement pourtant et en assez bonne: santé. Leur séjour durera jusqu'à l'hiver, Nous sommes tous les jours ensemble et je suis on ne peut pas plus content de tous les deux. Le mari a visiblement changé en bien, nullement gêné et nullement embarrassé d'être avec une femme qui l'appelle mon.

| mari. Je l'ai trouvé fort dégagé et très à son aise avec nous: aimant la conversation, sentant les folies qu'il а faites, s'en étonnant même, se promet plusieurs fois dans la journée de ne plus y songer, et me donne une bien grande espérance pour l'avenir Que Dieu le protège! Sa femme est fort bien et on ne peut pas mieux, à mon avis: très gaie, fort aimable, beaucoup de сопхегsation, et raisonnant avec sens, non seulement sur les choses vagues, mais même sur sa propre situation; elle est telle, mon ami, que

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certainement elle пе déparerait nulle part, et je l'aime, je vous jure, de tout mon cœur, Il est, mon ami, infiniment plus heureux qu'il ne le mérite, et, comme il me semble qu'elle prendra le dessus avec le temps, il y a beaucoup d'espérance pour l'avenir.

Kourakino, 3 novembre 1788.

Les nouvelles consolantes que vous me donnez, mon cher ami, sur l'état de la santé de Mme Оцуагой, nous font tant de plaisir, que je пе puis m'empêcher de vous remercier, mon ami, pour le soin que vous avez de me les répéter. C'est une bien grande consolation pour ma femme, qui, par l'amitié qu'elle а pour sa sœur, ne cesse d'être dans de terribles inquiétudes sur tout ce qui peut regarder et la pauvre veuve et ses affaires. Au sujet de ces dernières, vous ne direz certainement pas la même chose, nous en sommes instruits par elle-même La part que tout le monde prend à son état doit lui servir de consolation, si consolation il y a. Та bonté avec laquelle Sa Majesté lui a envoyé les 5000 г, est un soulagement pour les dettes criardes, dont il doit у avoir un assez grand nombre, La bonté de Mgr le Grand-Due de зе charger d'obtenir les congés du régiment à tous les grenadiers qui ont servi dans la maison de son défunt mari doit lui être bien précieuse; car, par ce moyen, elle se trouve dans le cas de faire du bien à beaucoup de monde, n'en ayant point l'espérance par l'ordre établi au sujet du service des soldats.

Dans tout ce qui se fait dans l’arrangement des affaires de ma belle-sœur, Й n'y а que la continuation du séjour à Pétersbourg Quism'étonne ét qui m'étonnera toujours; car, pour un état ruiné, ce west certiinement pas l'endroit propre pour porter du remède. Outre tout plein de dépenses nécessaires à la vie, le loyer de la maison serait déjà un argent ménagé, et, pour des revenus qui ne Suffisent point au payement des intérêts, 600 г. et même tous Тез 1200 сага maison de mon beau-père n'est point du tout dans un état forissant—seraient d'un grand secours. Etant à Moscou, is шеи loueraient point. Je m'étonne comment ma belle-mère а pu

у comnentir, Si ce sont les dettes qui exigent la présence de la femme, И y a tout plein de monde qui se feraient volontiers commisslonnaires, et elle serait plus à même de donner du remède, саг, à Moscou, on peut infiniment avoir plus de ressources qu'à Pétersbourg.

Ce qui me fait encore le plus de peine, mon ami, c’est qu'il sera indispensablement nécessaire que, tôt ou tard, elle quitte © stjour de Pétersbourg. Je crains que cela ne soit pour le temps que je serai obligé d'y revenir, et, par conséquent, outre que je sort privé du plaisir d'être avec les parents de ma femme, je ne pourri être d'aucune utilité pour personne d'eux, et ma femme rosiers dans la douleur de se voir séparée avec ce qu'elle a de plus cher au monde; au lieu qu'un séjour de deux ans hors Pétersbourg ferait que nous passerions ce temps ensemble; les affaires dérangées rocevraiont quelque secours, et, се terme expiré, nous rovlondrions tous à Pétersbourg au contentement de chacun de noux tous,

Je vous Mlicite de tout mon cœur, mon cher ami, sur Расcomplissement de vos désirs. Vous voilà donc libre, aussi heureux que vous voullez l'être et maitre de vous-même! Je n'ose pas envier votro sort, саг, à mon Ако et dans ma situation, il n'est pas perinis d'y songer, Si c'est au mois de février que vous serez à Moscou, Nous nous y verrons certainement: pour les Rois, je compte у voir, de voeux faire се voyage pour ma femme, qui désire voir: зом père; mais j'y vestorai plus que je ne proposais de le faire, dE de lé sera qu'au mois de mai que je compte retourner ici; la transportation de ma maison on est la principale cause Avant № dore, № ne puis vous rien dire au sujet de mon retour à Pétershonte, Vous saves que, sans obtenir une autre place, je ne désire- VAI pas у paraitre, саг Й m'est entièrement impessible de rentrer à Мл et № ме trouver sous les ordres de mon inférieur: Уд, Naryohkire а mon expédition; quelle sera donc celle par мую мм мумия» Mais vous, mon ami, puisqué VOUS AVEZ ХА ohne consentement de votre démission sous des promesses a dovante ax hivers, Je ornis qu sera nécessaire de tenir parole.

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Tromper n'est pardonnable à personne, surtout à vous, qui avez promis par des assurances d'amitié. Vos retours ne seront pas comme le dernier, où vous avez été géné de repartir. Promesse pour promesse, accomplissant ce qu'on a exigé de vous, vous aurez le même droit d'exiger de votre côté, et par conséquent vous jouirez de cette pleine liberté que vous avez enfin obtenue et qu'on ne voudra pas géner,

Je n'ai que Calife à vous envoyer, Puisque c’est à Moscou que vous voulez qu'il aille sans l'envoyer à l'écurie du Comte, je le ferai expédier avec des chevaux à moi qui partiront pour Moscou dans l'intention de les y vendre. La proposition que vous fait lécuyer des gardes à cheval est juste. Si vous lui prenez à présent les chevaux et vos deux palfreniers, vous les aurez à demi dressés sans pouvoir en faire usage, Л ce sujet, puisque vous xous оссирех encore des chevaux de selle, n'oubliez pas la promesse que vous m'avez faite de ne jamais vous défaire d'aucun cheval de selle sans me le proposer avant, Je vous demande cette déférence, et j'attends cela de votre amitié. Je suis charmé que Patzeller est rentré à votre service, mais je suis fâché que cela soit par un mensonge qu'il a cherché à me quitter. Sa personne ne m'était pas du tout si nécessaire pour que je voulusse le garder malgré lui, ses clabauderies et commérages m'ont trop ennuyé, pour que je voulusse l'avoir chez moi davantage. Il est excellent dans son service, de sorte qu'il serait bon et au haras de Voronège, et comme maître de votre écurie; mais parce qu'il est difficile à vivre, je ne vous conseille pas de le mettre ensemble avec Pétrouline, qui n'est pas aisé non plus. Le meilleur usage que vous pourriez faire de lui serait de lui confier votre écurie et vos palfreniers: il est bon pour entretenir l'ordre et connaît tout се чи” бий pour que tout soit comme vous le désirez. Prenez seulement garde que, parce que vous n'avez aucune condition, vous nevous en repentiez; car il pourra fort bien croire que c’est d'après №№ вазе qu'il а reçu chez moi que vous comptez le payer, et се зегай ип рей Гог, pour un homme qui n'a que l'écurie à soigner; cest а 350 г. en argent, outre une quantité de toutes sortes de

provisions qui montent à plus de 200 г., que je l'ai gardé pendant neuf aps.

Kourakino, 11 novembre 1788.

Me rappelant la permission que vous m'avez accordée de donner à votre maitre de chapelle quelques garçons pour apprendre la musique, et désirant d'en avoir une chez moi aussi, je saisis l'occasion de la manière de vivre que vous allez mener, et, comptant que votre musique restera toujours à vos terres, par le bon marché que l'entretien des apprentis me coûtera, je me suis décidé. pour vous proposer 6 garçons pour les faire apprendre chez vous, et je viens de choisir actuellement pour cette destination. Vous me ferez plaisir si vous arrangez avec Krohn la paye que je devrai lui faire, non pour 6, car je compte que c'est peu, mais pour 12 ou pour autant qu'il croira nécessaire, et, le nombre qui manquera, vous ordonnerez de les prendre des enfants de mes gens qui sont à notre brasserie, ou, s'ils n'en ont pas de propres pour cet état, de me faire cadeau de quelques-uns de vos paysans. Persuadé de votre amitié et comptant sur l'intimité qui nous lie, je vous fais cette demande sans honte, et j'ose espérer votre consentement.

Orel, 1-er décembre 1788,

Je suis ici depuis 4 jours bien portant avec toute ma famille, et dans ma nouvelle maison de ville, dont je suis on ne peut plus content, Je suis bien charmé d’avoir fait cette dépense, car cest un pied-à-terre excellent, et ses magasins la rendent un endroit économique et de spéculation pour mes récoltes. Par le déménagement que je viens de faire, je me rapproche de Moscou. C'est an mois de janvier que j'y serai jusqu'au mois de mars certainement, si mes affaires n’exigent point ma présence jusqu'à celui de mai. Quand nous nous verrons, je me déciderai au terme de mon retour à Pétersbourg; avant, il m'est entièrement impossible de rien fixer de positif. Ce que je puis assurer jusqu'à ce moment, cest:

qu'avant le trainage bien établi de l'année 1789, je ne saurais quitter Огей.

Vous пе me Машех donc plus que les charpentiers de Kostroma sont ici, Si vous saviez tout ce que je fais bâtir et la quantité de projets qui s'exécutent avec une rapidité étonnante, vous vous étonneriez du peu de charpentiers que j'ai fait venir. Pour notre entrevue à Moscou, je tâcherai d'avoir tous les plans des bâtiments en double pour vous les donner, le manège ovale, le calcul du №05 de construction employé. Outre la maison de ville avec une grande écurie bâtie à neuf, à mes terres, il ÿ a déjà 116 toises de bâtiments de faits, et ce n'est pas le quart.

Je ne vous parlerai certainement pas des dépenses superflues que vous avez faites pour votre maison, car elles sont déjà faites; je regrette seulement l'argent employé pour une chose dont vous ne jouirez pas. Mais je jette les hauts cris sur l'établissement d'un haras à Bélokourakino, De la manière dont Patzeller vous en forme le plan, il est entièrement contraire au climat, et vous induira à des dépenses qui ne pourront jamais être réparées par la vente des chevaux. Les haras de Voronège sont bons, parce que la nourriture des chevaux est modique et qu'ils n’ont pas besoin d'en avoir une autre. Patzeller n'y entend rien; Pétrouline saura mieux arranger fout cela, et je vous conseille de l'employer. Si votre affection pour la graisse du premier vous défend de vous en séparer, Lardez-le à Nadejdino avec un haras qui peut y être nécessaire, où pour votre écurie, si vous ne voulez pas en établir un. Les batiments projetés sont contraires au bon sens. Des cours res- Serrées étouffant l'air donnent des exhalaisons malsaines pour les poulains, et donnent des maladies. L'air libre étant la meilleure chose pour tout ce qui doit croître, exige que les bâtiments des Haras soient disposés par des corps de bâtiments séparés entourés dégrandes cours et à une très grande distance l'un de l'autre. Те bâtiments et le compte de la nourriture n'étant qu'une copie Че се qui a été chez moi, je ne puis le trouver bon; aussi, j'ai ШИ 463 changements dans tout, et, comme cela entre dans les plans que jé me propose de vous donner, je me réserve le plaisir

ans te ce me НН vons mars резчики à се sujet

One, $ décembre 1788.

Ne puriuns рых de séjour de ma belle-sœur à Moscou. Par la dermière puste, je lui ai envoyé № seal et anique projet à fair ser arrangement de ses абшгех. Par sem contenu, elle verra, ët vues me ferez plaisir Фу jeter en comp d'œil, qu'il ne lui reste qe 1500 г. digemser pur аа avec № ben qu'elle doit recevoir de ses bewvr-frères remarger сеср, et, si elle peut suffire à ses dépenes avec en mm ас modique. «Це fera bien de rester

В où elle se trouvera № mieux: mais SU s'agit y dettes pour ses dépemes, се sera honteux et к cause des enfants Je voes lasse à jezer du reste, et Габи

Calife y sera avec mon écurie ce sera donc dé més mains qu'il le rvcerra Ва oblisé poer № promesse de vos chevaux de selle, Ач cas que vous voulez vos en défaire, si la raison de la trop grande vivacité vous engage à vous en séparer, que cette raison soit aussi en ma faveur; je vous serai reconnaissant, car, dépuis quoique temps. les chevaux deviennent ma passion.

Orel, 16 décembre 1788.

ол des grâces, mon cher ami, pour le consentement à prendre los musiciens. Malgré que la paye que Krohn exige est forte, Гу doisons, connaissant sa capacité et son application. Vous m'obli= dura sonsiblement en complétant le nombre de huit avec. deux Warqans dé vas villages, malgré toutes mes recherches, je n'ai pu Ah Lrouvur loi de bons pour cette destination parmi les дворовые,

Mes six garçons seront envoyés à Penza droitement avec toute la famille de M. Sournine, puisque Sourniné у va; par conséquent, Krohn n'aura pas besoin de les attendre à Moscou. Les 274 г. nécessaires pour l'achat des instruments, ayez la bonté de les faire prendre chez Pchénichneff à mon compte. Comme la note ne contient que des instruments à vent, je désirerais que ceux à cordes soïent aussi en train; ainsi, l'achat de pareils instruments sera nécessaire, et, je vous en supplie, ayez la bonté de me recomwmander à Krohn, et acceptez mes remerciments pour l'arrangement que vous comptez faire à l'égard de l'entretien de mes écoliers. La paye de 300 г. pour Krohn, sans étre expressément envoyée de ma part, peut étre prise à mon compte à notre comptoir de brasserie à Arkhanguelskoïé.

Moscou, 18 janvier 1789,

di dernier, jour de club, nous avons eu une alarme terrible, On ignore par quel accident, sans la moindre raison, опа erié au feu. N'ayant qu'une seule sortie, le public s'est

précipité vers la porte; les domestiques, avertis par les cris, sont accourus et voulaient entrer. Ces deux colonnes, de plus de 1000 personnes chaque, s'étant rencontrées sur l'escalier et l'unique débouché qu'il у avait, ont tellement fermé le passage, qu'il n'y avait Aucun moyen de passer, et ont produit une telle presse, qu'en entendant les cris que l'épouvante du feu devait produire, on entendait aussi les gémissements des personnes que la presse étouffait. J'y étais heureusement tout seul, et, sans chercher à me sauver, je suis resté dans la salle à attendre que le passage s'éclaircisse, Comme la raison de l'alarme était fausse, par ma présence d'esprit, j'ai même évité les coups que la presse m'aurait donnés. On croit qu'il n'y à eu aucun accident d'arrivé outre beaucoup de bijoux perdus, suite ordinaire Фил désordre pareil. Si réellement le feu avait été au club, l'éponvante Че 1 noblesse et l'empressement des domestiques auraient fait con- Sumer tout le public. Après une demi-heure de tumulte, des personnes persuadées qu'il n'y avait point de feu ont rassuré le publie, о а plupart sont rentrés dans la salle, mais il n'en а pas été de

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même parmi дааа. Перо в Я a commencé jusqu'à une heure que j'ai quitté le club, parcs qu'il était impossible de trouver mes housards, j'ai eu de la peine à arriver jusqu’ à la voiture. Les officiers de police postés auprès des équipages méritent certainement d'être récompensés, car aucune voiture n'a bougé, et, par ce moyen, beaucoup de femmes зе sauvantà pied ont eu le moyen d'arriver saines et sauves à des maisons voisines.

Après la mort du comte Chéréméteff, j'ai arrété son chasseur, homme de bonne conduite et excellent tireur, comptant qu'il vous sera utile dans votre village. La paye qu’on donne à des gens d'un pareil métier ne fait aucune dépense, et je crois avoir bien fait. Dites-moi si vous le voulez, pour que je lui fasse réponse.

Le comte Panine, ces jours-ci, а fait une chute en montant dans son lit, par sa propre faute, ne voulant jamais avoir qu'un valet de chambre de 18 ans autour de soi, qui n'a pu le soutenir. Mais cette chute a été si heureuse, qu'il n'en est résulté aucune suite, et il se porte bien.—Aujourd'hui on enterre le comte Vorontsoft Ivane Larionoviteh.

Moscou, 25 janvier 1789.

C'est l'état de notre cher vieillard qui m'occupe le plus à présent. Les coliques qui le tourmentent journellement avec force et qui augmentent de jour en jour me font craindre pour sa vie, et ce seracer= tainement tôt ou tard lu cause de sa mort. Nous devons nous préparer à cela, et je ne sais pourquoi je crains infiniment cette année Je le quitte le moins que je peux, et, voyant le plaisir qué lui fait mon assiduité, il n'y а point d'assemblée qui m'engage le quitter avant qu'il n'aille au lit.

Moscou, 18 février 1780.

Je suis bien fâohé de toutes les inquiétudes que j'ai causées еп gardant l'ouvrage en question chez moi. Ayant été appelé П уз un an pour en faire lecture, ayant emporté avec moi de nouvelles remarques pour les insérer dans le texte et pour remettre l'ouvrage зи net, la continuité des circonstances pendant le reste de топ

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séjour à Pétersbourg ne ира point permis de le remettre à ceux à qui il appartient. Car, outre que je n’osais point demander à paraitre exprès à ce sujet de peur de devenir importun, les malheurs que j'ai essuyés m'ont empêché de finir entièrement la tâche qui m'était prescrite, C'est à ma campagne que j'ai achevé de mettre l'ordre nécessaire, mais je n'ai pas encore fini avec la copie. D'ailleurs, par la lecture réfléchie que j'ai faite de tout l'ouvrage, j'ai trouvé les articles assez essentiels qui у manquaient, que j'ai notés et que je garde pour les proposer à insérer dans l'ouvrage, wosant nullement le faire de mon propre chef, Voici ma réponse, elle est telle que vous pouvez la désirer.

Kourakino, 24 mai 1789.

Deux jours après vous avoir écrit, mon cher et digne ami, je me suis transporté ici avec mon fils: Ma femme, avec ses deux filles, est venue le surlendemain; je l'ai devancée pour pouvoir préparer les appartements dans le peu d'espace que nous avons à decuper. Tout ce que j'ai trouvé ici m'a enchanté, Mes bâtiments ont réussi on ne peut davantage, quoique le grand corps de logis west [пе soit] pas prêt; mais cela ne me fait point beaucoup de peine, cela me donne de l'occupation, et je travaille à arranger tout pour le mieux; sans quoi, Гоп se serait dépéché, et, mettant peu de soins, Гоп n'aurait point répondu au désir que j'ai dans l'arran- £ement intérieur de mon hôtel; je dis hôtel, саг cela en а réellement l'air. Les bâtiments attenants et le manège, qui est un chefd'œuvre de charpente, représentent une ville, La situation est sur une telle hauteur qu'on voit mon domicile de tous les alentours certainement à 8 ou 10 verstes; d'Alexandrovka même, on commence à découvrir les toits. Les blés sont une autre jouissance, et иле jouissance plus réelle; ils sont superbes et en si grande quautité, que № tête d'un homme touffue de cheveux ne saurait l’étre plus.

Dans peu, je pars à la foire de Koursk. А mon retour, je mettrailordre dans ma manière de vivre, j'imiterai notre grand mo-

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D de nue ds eme, te mme CT о | devuss 1 beur dt matin jusquà mul + depuis trois jusqu'à six

de Prgrés-dlner зигтаг Gen. Jai 50 cheeurt à moe écurie, dont | 20 sont pour ба sie, outre deux sœles d'usage que mon haris ma fournis ét qu'il snigme Je fais eumiuire 16 chevaux à la foire, et je cnmgte т fire ane maison d'argent. се me soet pourtant que des chevaux dant je aa pus besoin

Колыма, LE juin 1790.

Dvupais trois semaines que je suis ivi, je 0 pais point dire ие je sois entièrement établi: car J'ai majeurs été em l'air, soit pour les déménasements de Ш ville, suit pour le voyage à Is foire, qui m'a pris huit jours et m'a coûté 300 verstes de fatigue. La passion des сетах et hs eurinsité de y trouver ant été le motif de mon voyare. Il est зат que je mai rive ve de ples beau par ls quantité de l'assemblage de momde et pour le site- des vues délicieuses et pittoresques, la Suisse me peut point en ofrir de plus remarquables. Ajoutez-y plus de 10.000 chevaux et ma passion, et jugez d'après cela du plaisir que Гы ea de m'y trouver. J'ai vendu pour: prés de 1000 roubles de chevaux et Jen ai acheté pour autant des chevaux du Dos pour Гозаше à ma terre et pour des spéculations de vente à Pétershourg; ma vente а été de quatre chevaux “et l'achat de trente. Les boutiques ont été assez belles, mais rien пе m'a tonté, car je trouve que je n'ai besoin de rien que de quatre urchines de drap de soie pour culotte que j'ai achetées: А mon retour, j'ai été chercher mes enfants à Orel; je les ai trouvés et rumenés ici bien portants. Me voilà done dès ce moment зещеmunt établi ici, et c'est seulement dès ce moment, mon ami, que |6 puis compter le bonheur dont je jouirai pendant cette année:

М reçu hier la prolongation de mon congé jusqu'au mois dé fivrior prochain par une lettre que le général-procureur а ей Па

dumplhisunce de m'écrire lui-même. Sur le paquet il était signé: «Ou пбъивлешежь именного Ея Императорскаго Величества поуелфии”. Comme je n'étais pas à la maison, cela a donné tout plein auldtudus à mu fomme, et je ne l'ai trouvée calmée à mon arrivée que

parce qu'elle avait décacheté la lettre et qu'elle avait vu que ce n'était que le congé dont il s'agissait, J'en suis fort content et fort reconnais sant à notre papa; aussi, je lui détacherai une épitre qui lui exprimera et la satisfaction que j'ai d'avoir mon sémestre, et la reconnaissance que je manquerai point de lui conserver toujours. La peine qu'il s'est donnée de m'écrire lui-même est une distinction; car, ordinairement, cela se fait par la voie du приказный порядокъ de l'expédition, у

Sous peu de jours après mon arrivée ici, notre oncle Аргахте arriva de Moscou avec la résolution d'aller à Krémentchoug, саг la répartition n'était pas encore connue. Mais comme un courrier lui apporta la nouvelle de sa mission au Caucase sous les ordres Чи général Saltykof, il ralentit sa marche, puisque М. Saltykof reste toujours à Pétersbourg. Cette nomination lui permit de rester ici huit jours. Après [еп] avoir passé quatre à ses terres, il est venu chez moi pour les autres quatre. Dans tout plein de conversations que nous avons eues, il m'a montré l'arrangement qu'il а fait au cas qu'il meure durant cette campagne J'y suis nommé Son душеприказчикъ; il y casse l'arrangement fait avec son cousin, parce qu'il en а le droit, par un article où il est dit: „Власть перемфны сдёланнаго между нами YCIOBIA оставляется каждому no собственному его распоряженю“, et за succession reste dans l'ordre des choses et suivant les lois Son cousin pourtant n'en sait rien, et je vous prie de n'en faire mention à personne, саг Па exigé que je le lui promette. Dans tout ce temps de son séjour, après nous étre occupés des arrangements de nos entreprises, j'ai été fort content de lui, саг je lui ai trouvé cette sincérité et cordialité que je croyais étre anéantie en lui. П m'a chargé de compliments pour vous. А son retour, si Dieu lui permet de retourner, à се qu'il m'a dit, il compte prendre la route par Saratov et viendra chez vous.

Kourakino, 22 juin 1789.

"Тай геси, mon cher et digne ami, deux de vos lettres, l’une du 2 Че се mois, l'autre du 9, avec Yermolaïefl. Je vous en remercie de

tont mon cœur. Leur enatenn m'a fait an plaisir hien sensible, car J'y af trouvé la satisfaction avec laquelle vous commencez votre séjour à Pavlovskoïé. Que Dieu vous assiste partout, mon cher ami! que tout le temps de vos jours, vous les passiez avec la même satisfaction, et que, partout où vous vous trouverez, joie, plaisir et satisfaction vous accompagnent!

Puisque votre maison, malgré le peu de soin qu'on а mis à la

. fnçade, vous contente, j'en suis charmé; envoyez-m'en le plan et le plan de la façade, pour que je tâche de rendre le dernier plus agréable, pour qu'avec le plaisir que vous avez de jouir de l'intérieur, l'extérieur augmente la beauté de la chose.

J'ai de quoi être content, mon cher ami: l'arrangement de mes bâtiments, leur disposition et leurs façades font un coup d'œil superbe; le manège et la maison font l'admiration de tout le gouvernement, Mais parce que tout n'est pas encore achevé, je ne puis dire que je sois entièrement satisfait; car les choses qui restent à faire sont de telle nature, qu'elles me privent du plaisir d'occuper la maison; je loge dans une aile préparée pour les personnes qui viendront me voir. J'espère pourtant que dans 15 jours, je serai à mémo de déménager. Je le désire tellement et le soin que j'emploie pour presser les ouvriers prend tellement mon temps, que |6 ме quitte pas mon domicile, je ne sors que les soirs pour accompagner ma femme à cheval, Elle monte depuis huit jours, et cela va ai bien que, dès la troisième fois, nous avons galopé, et elle est А cheval sans la moindre crainte et sans que personne Гассотракие à pled, comme bien d'autres font.

И n'y a personne plus désolé que moi, mon ami, de voir une aussi grande distance entre les villages qui nous sont tombés em partage ot d'y voir li principale cause de l'empéchement que nous avons de nous voir, Si vous trouvez qu'étant chez vous, Al vous ost impossible de quitter votre Pavlovskoïé pour venir à Kourakino, comment voulez-vous que moi avec femme et quatre unfants, jo puisse entreprendre un voyage de 800 verstes et quitter un endroit où non seulement les bâtiments commencés пе sont pas achovés, mais dont toute l'économie consisté dans les cinq mois de

l'été. Réfléchissez et dites vous-même s'il est possible de me décider à cela. Comme je suis persuadé que vous en verrez l'impossibilité ainsi que je le trouve, vous me pardonnerez le refus que je vous en fais, avec persuasion de la sincère affliction que j'en ai.

„Те suis charmé que vous soyez content de Patzeller et des chevaux qu'il avait soignés. S'ils sont trop gros, ménagez-les au commencement, car il n'y а rien qui puisse les ruiner davantage. Pour des chevaux d'usage, mon ami, il faut absolument les tenir un peu maigres, sans quoi ils ne pourront nullement remplir l'usage qu'on en veut faire.

Kourakino, 28 juin 1789.

Je ne puis vous rien dire aujourd'hui, mon cher ami, à cause d'une visite que j'ai eue chez moi de deux moines dont l'un est строитель Саровск!я пустыви, que le hasard a conduits jusque chez moi, et comme j'ai trouvé le chef un homme d'esprit, je mesuis beaucoup arrété avec lui; il m'a pris tout le temps que j'emploie à la poste. N'ayant qu'un très petit instant pour expédier mon courrier, je ne puis que vous accuser la réception de votre cosaque expédié de Pavloyskoïé du 22 de се mois.

Kourakino, 7 juillet 1789.

Та somme énorme que vous dites que votre maison а dû vous coûter m'a fait tressaillir, Mes bâtiments, de bien plus grande conséquence, à en juger par les plans, ne vont pas encore à cette somme; jugez du surplus qu'on vous а fait payer. Si tout va de cette manière chez vous, je пе sais comment vous avez pu vous décider à entreprendre les bâtiments que vous voulez faire, Prenez garde, mon cher ami, qu'ils ne fassent Cgaliser votre dépense au village avec celle de 1а ville; rien n'étant plus attrayant et en même temps plus coûteux que les bâtiments, on se trouve tout étonné d'avoir dépensé son revenu. Malgré cette réflexion, je ne puis ne pas consentir que tout ce que vous voulez faire bâtir sera fort bien et à

sa place.

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