LE PROGRAMME DU PARTI LIBERAL
uyjOPl’E HAÏR DA CiaX'VlEINa'ŒOIN (NAiTIOXIAlDB DIiBiHRA|DE' A:
OTTAWA ISæ
Kous, le parti libéral du Oanada, en convention assemblés, déclarons ;
î— IDIREIRTE DU aOiMIMIHRCIB.— REDIUIOTIO'N HHS TAXlHSi
Que le Tarif douanier du Dominion devrait être réglé non sur l’idée protectionniste comme il l’est maintenant, miais sur les seuls besoins du service public.
iQue le Tarif existiant, fondé sur un taux principe et utilisé comme il l’est par le gouvernement oomjm© facteur de corruption à seule fin de se maintenir au pouvoir, a développé des monopoles, des “ combines ” et des accaparements ;
A amoindri la valeur des terres et de tou'cô autre propriété foncière ;
(Opprime les masses pour l’enrichissement du petit nombre ;
Repousse l’immigration ;
.Cause une véritable déperdition de la population ;
(Entrave le commieroe ;
■Produit un effet diff.érentiél contre la Gl'aü.de^Dretagnle ;
Enfin, de bien d’autres manières, occasionne de grands désastres publics et individuels, tous maux qui ne peuvent qu’accroître en intensité tant qu^ le présent tarif restera en vigueur :
Que les intérêts les plus consMiérables du Ch,nada exigent la suppression de cet obstacle au progrès du pays par l’adoption d’une saine politique fiscale qui, tout en ne oomm.ettant pas d’injustice pour aucune classe, donnera l’impuilsian au commerce intérieur et extérieur et hâtera le retour de la prospérité ;
'Qu’à ces fins, le tarif devrait être limité aux besoins d’une administration honnête, écdnamique et efficace; qu’il devrait être remodelé de telle sorte que les objets nécessaires à la vie soient francs de droits ou moins frappés aussi légèrement que possible, de manière à assurer une plus grande li'beiité d’échange avec le monde entier, plus particulièrement la Grande-lB'retagne et les Mtats- Unis ;
■Nous, croyons que les eff-ets du système protectionniste ont amèrement •désappointé des milliers de personnes qui l’avaient apipuyé de bonne foi, et qu’ià la lumière de l’expérience acquise le pays est m'aintenant- prêt' à se déclarer eh faveur d’une saine politique fis'oale.
'La lutte est maintenaat 'Clairement définie entre les deux partis politiques sur ce terrain.
Le gouvernem'cnit admet lui-méme l’échec de sa politique fiscale en a'tfichant le désir de faire quelques changements, seulement ces chanigements dans son esprit doivent avoir pour base le régime protectionniste.
2— :DE liLiUS (GIRlAXiDS èllARiaHES— ' iRHOlPlROiaiiTE
Que, tenant compte de la proximité du Oanada et des Etats-iUnis et de leur communauté d’intérêts à un certain degré, il est déslrabie qu’il y ait entre eux les relations les plus amicales, les plus larges et les plus libéral'es ;
'Que les intérêts du Dominion et de .r'empire seraient matériellement sen'is par l’établissement de telles relations ;
(Que la pêrioide 'du vieux traité de réciprocité a été une pérîolde de prospérité pour les colonies de l’Améri- Que Britannique du Nord ;
'Que le prétexte sous lequel le gouveimement a appelé au peuple . eu
1S91, celui de prétendues négociations IX)ur un traité de réciprocité avec les Etats-Unis, était trompeur et malhonnête, et calcuQé pour duper l’éieetorat ;
Que le gouvernement n’a tenté aucun effort sérieux pour obtenir un traité, mais qu’au contraire il est manifeste que contrôlé comme il l’est, par les monoixjles et les “combines,” le gouvememsent ne désire nullement faire un traité ;
Que le premier i>as dans cette diî'ection est de placer au pouvoir un parti qui désire contracter un traité à des conditions honorables pour les deux i»ays ;
•Qu’un traité de réciprocité loyal et large déveJopperaib les gran'^s ressources nationales du Canada, grossirait considérablement le volume du commerce et du trafic emtre les deux pays, supprimerait du coup bien des causes qui dans le passé ont provoqué de l’irritation, du trouble, pour les gouvernements de l’un et l’autre pays, et assurerait ces relations amicales entre l’Empire et la lîépubllque. garanties suprêmes de la paix et de la prospérité ;
Que le parti libéral est prêt 9 entrer en négociations en vue d’obtenir un traité de cette nature, embrassant une liste bien définie d’articles manufacturiers, et nous avons la conviction qu’un pareil traité reee- ■^rait l’assentiment du gouvernement de Sa Majesté, sans lequel tout traité est impossible.
S— EPT'-R.A'TTOX .tlDMIXil STB \.mi-
’VE— COXrtArMiNiATrox DE IIA CORRITmOX
<Ia Convention déplore l’épouvantable -esprit de corruption qui règne depuis nombre d’années dan.s la gestion et la dépense des deniers publics sous le léslroe con-servateur, ainsi que les révélations faites devant les différents comités d’enauête parlementaire, aiitant de .souilluTes pour la bonne renommée dn Canada.
TjC .gouvernement qui a profité politiquement de ces gaspilla.ges de deniers publics au détriment d’un peunle policé et qui. cependant, n’a ja- Tnais puni les coupables, doit être tenu resimnsable du mal. Xous accu¬
sons le gouvernement fédéral de maintenir en charge un ministre de la Couronne qui a été convaincu d’avoir accepté d’énormes contributions d’argent pour fins électorales à même les fonds, d’une compagnie dfe chemin de fer qui, dans le même temps où elle versait d'une main cas contributions à un membre du gouvernement, recevait de l'autre des subsides de ce même gouvernement La conduite de ce ministre et l’approbation qu’il a reçue de ses collègues,, après que la preuve fût venue à leur connaissance, sont de natune à dégrader le Canada dans l’estime du monde entier et appellent la condamnation i>opulaire la plus sévère.
• — -.-jé!' — Sj
4— .STRICT® BCOXOMFE-tDïjMlI- XU.ThO'X DCBS rrSRDXSES
Xous ne pouvons envisager qu’avec alarme l’énorme accroissement de "a dette publique et de la dépense contrôlable annuelle du Dominion, ce qui a eu pour conséquence les im- •pôts iniques mis à îa charge du peuple sous tous les gouvernements qui se sont succédés sans interruptica depuis 1STS. et nous demandons la plus stricte économie dans l’administration du gouvernement de ce l>ays.
5 f;orA''BR.XEMni!XT1 RfESnOXù^LVRLE— rXDEElPTûND.ABiC» DU P.ARLEMEXT
Cette convention regrette que, p?.î Tactlon des ministres et de leur?
partisans au Parlement dans un cas narticuîierv lorsque des accusations de ia plus haute gravité étalent portée.^ contre un ministre de la Cottronn^, toute enquête a été refusée, tandi.s que dans un autre cas les accusatioE.s ont été altérées et soumises ù un*»
commission nommée sur l’avis des ministres contrairement à la coutume bien établie du Parlement ;
Et cettie convention affirme que c’est un droit ancien et incontesoc.ble de la Chambre des Communes de s'enquérir de toutes matières de dépense publique, de foutes accus,?.tions de malversation proférée? contre les ministres ie la Couronne, et que la soumission de ces causes â des commissions créés sur l’avis des
aocusés est en désaccord avec la responsabilité des mdnistTes à la Chambre des Cbimmnnes et tenid à affaiblir l’autorité de la Chambre sur l’Exécutif, et cette Conven'tion affirme que ' les pouvoirs des représentants du peuple à cet égard devraient être respectés en toutes oooasions.
6— UE ISOII. FOlUiR LiEi OCUÜ'^J— ■XiOlN FOiUlR UE' SiriEiaUlLll- TIElUlR
Que, dé l’avis de cette Convention, la vente des terres publiques du Dominion devrait se faire aux cotions •Sérieux Seuls et non aux spéculateurs, et à des .prix raisonnables pour fins d’établissement et da-ns les régions susceptibles d’occupation et de culture.