‹ Vous etes a Jesus-ChristChapitre 109 sur 155 · LXII. — La curiosité · texte numérisé non relu

LXII. — La curiosité

La curiosité est, entre tous les vices, le plus fatal à l'innocence. Saint Jean l'appelle a la concupiscence des yeux «.^

C'est elle qui inspira le premier péché de l'homme. Eve eut la curiosité d'entendre parler le serpent; elle regarda fort attentivement l'arbre de la science du bien et du mal, et son esprit se mit à forger des conjectures sur les motifs qui avaient dicté à Dieu la défense de toucher au fruit de cet arbre. Il ne lui suffit plus de savoir que la défense venait de son Créateur. (( Elle vit que le Jruit était bon à manger, agréable à la vue, et désirable pour acquérir V intelligence, elle en prit et en mangea ».'

La curiosité est un désir désordonné de savoir. Le désir de la science est un appétit de nourritui e intellectuelle. La nourriture est bonne, la science aussi; mais toute nourriture, et toute science, ne conviennent pas à tous, et en tout temps. Nos ancêtres priaient d'être délivrés :

D'un matin sans soleil.

D'un jeune homme aimant le vin,

D'une femme sachant le latin.

La science est mauvaise, comme le (1) I Jean, n, Ifi. (2) Genes, ni. 6.

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