LXXIII. TOUT LE DESSEIN DE DIEU
L'enfer, et point d'absolution sacramentelle! L'enfer, et pas d'Eucharistie!
L'enfer, et pas d'Eglise pour nous diriger, pas (le sainte Vierge, pas de saints Patrons! L'enfer, et pas de crucifix! Nous pouvons espérer de notre Dieu que si, dans sa justice, il a créé le feu éternel pour le démon et pour ses anges, il a aussi, dans sa sagesse et sa miséricorde pour ses lachetés, établi des barrières trèspuissanteSjtrès nettement marquées, pour préserver les hommes de bonne volonté de la chute dans cet abime. De telles barrières abondent dans l'Eglise catholique; ou, plutôt, toute Téconomie de l'Eglise est une barrière et une sauvegarde pour préserver les âmes du malheur éternel.
La fréquente Communion et l'audition de la Messe, les cérémonies de l'Eglise, le chant du saint Office, les couvents et les monastères, les vocations religieuses et les vœux, les reliques des Saints, les pèlerinages, les indulgences, l'entretien des cierges devant les châsses, le jeune et l'abstinence, les belles églises, les riches autels et leurs soiriptueux ornements, les tableaux et les images saintes, les commandements de lEglise, les prescriptions relatives au mariage et à la famille, les écoles catholiques où l'on enseigne la philosophie et la théologie, les sermons sur l'enfer, le jugement, le très saint Sacrement, tous ces moyens,
en un mot, employés par l'Eglise, sa doctrine et son culte, je dois les apprécier, les aimer et parler pour leur défense, bien que tous ne puissent pas en user également. Ces choses-là forment « tout le dessein de Dieu, » qui est de sauver les hommes du péché et de l'enfer.
Je ne dois jamais être un de ces chrétiens « libéraux » qui abandonnent ce dont il ne leur est pas permis de disposer, quisontprêtsà sacrifier les doctrines et les pratiques de l'Eglise, retenant seulement ce qu'il leur plaît de considérer comme essentiel et approprié à leur époque. Les paroles de notre divin Sauveur dans les Evangiles sont appropriées à toutes les époques; elles sont appliquées à la nôtre par la voix et l'autorité de l'Eglise d'aujourd'hui. Un catholique, par le nom même qu'il porte, est un homme de vérité, tout d'une pièce, universel dans sa charité, et sans compromissions dans sa foi.