‹ Vous etes a Jesus-ChristChapitre 140 sur 155 · LXXVI. — Vacances sans Dieu · texte numérisé non relu

LXXVI. — Vacances sans Dieu

Si nous nous en rapportons à Tétymologie du mot anglais, un jour de vacances sans Dieu est une contradiction dans les termes. Le mot « holiday », jour de congé, vient de holy day, jour saint. Or, comment pourrait-il être saint, un jour dont Dieu serait exclu? Cependant, un jour de vacances sans Dieu n'est que trop possible, hélas! et beaucoup de jeunes gens, même parmi ceux qui font profession de servir Dieu, le savent par expérience. Comment peut-on dire de tels chrétiens qu'ils gardent a le plus grand et le premier commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ? ï »

Notre Créateur est-il donc un compagnon fastidieux, un obstacle à notre

(1) Math. xxH. 37.

bonheur, rabattant la joie de nos jours de fête, alors que nous souhaiterions passer gaiement le temps et nous amuser à l'aise? Faut-il nous séparer de Dieu pour être heureux? Secouer son joug si doux, est-ce donc l'idée que nous nous faisions d'un jour de vacances? En négligeant la Messe, les Sacrements, la prière, trouvons-nous plus de saveur à nos plaisirs? Transgresser les commandements de Dieu, est-ce là le prélude de nos réjouissances?

Mais nous ne voulons nous séparer de Dieu que pour un temps seulement, nousle ferons revenirdans une semaine, ou dans dix jours, ou dans un mois.

En êtes-vous sûrs? Dieu est merveilleusement patient, et toujours empressé à recevoir notre repentir. Cependant, n'est-il pas excessif de compter qu'il attendra notre bon plaisir et reviendra quand nous voudrons bien de lui? rc On ne se rit pas de Dieii;^ » les méchants l'apprennent en enfer. Mais supposons qu'il nous fasse miséricorde et que nous n'ayons pas à subir son abandon définitif; cela ne peut arriver que par notre repentir. Or, se repentir signifie avoir de la peine, être honteux de soi-même, reconnaître l'indignité, la lâcheté, l'ignominie de sa conduite. Si la chose est indigne, lâche, ignominieuse, et que je

(1) Galat. VI. 7.

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