LXXVI. VACANCES SANS DIEU
ne l'aie pas encore faite, au nom du ciel, que je m'arrête! que je ne m'en rende pas coupable! Qui voudrait se casser une jambe parce qu'on pourrait la lui guérir à l'hôpital? Qui frapperait une mère parce qu'elle est bonne et qu'elle pardonne facilement? Dieu m'aime et désire m'accompagner pendant mes journées de vacances, comme pendant mes journées de travail. Il veut bien m'accorder un congé, mais à la condition que je ne le prenne pas sans lui. Je ne veux pas chercher mon amusement dans des spectacles et des objets qu'on ne peut pas voir sans péché; je fuirai les compagnons corrompus et trompeurs; je ne négligerai pas mes prières quotidiennes et, si je prévois que je reviendrai le soir tard et fatigué, je tâcherai de réciter ma prière du soir avant que ne vienne la fatigue. Je me souviendrai de l'abstinence duvendredi, et je n'épargnerai pas quelques kilomètres, ou la peine de demander un renseignement, pour assister à la messe du Dimanche.
Je ne m'efforcerai pas, en temps de vacances, de donner le moins possible au Dieu Très-Haut. Je n'ai pas l'habitude alors de donner le moins possible à mon corps et à mon appétit. Quand j'ai un verre de champagne devant moi, je ne demande pas avant de boire : « Etes-vous sur que ma santé le nécessite? » Oh!
puissé-je, en temps de vacances, faire tout ce que nécessite la santé de mon âme : recourir aux Sacrements et éviter si soigneusement les occasions dangereuses, que je me garde de tout péché mortel!