‹ Vous etes a Jesus-ChristChapitre 148 sur 155 · LXXIX. — Une bonne mort · texte numérisé non relu

LXXIX. — Une bonne mort

Les enfants ne pensent pas à mourir; néanmoins, ils mourront tous un jour.

Regardez les tombeaux de ces hommes qui sont morts, et lisez la date de leur

(1) Horn. 10; ;ul Coloss.

naissance ; autrefois, ils furent des enfants. La vie humaine peut être comparée à la course d'une balle de fusil : la chose importante pour une balle, c'est qu'elle atteigne le but; le but de la vie est une bonne mort, ce qui veut dire une heureuse éternité. Au baptême, la balle de la vie a été lancée de manière à arriver droit au but. Mais, après une certaine durée de course, il se développe en elle une énergie qui n'existera jamais dans un projectile de plomb : la liberté, dont l'usage maintiendra notre vie dans la ligne droite dans laquelle nous avons été lancés, ou bien, nous en fera dévier. Après une déviation, nous pouvons, Dieu aidant, revenir à notre direction première, ou bien nous pouvons nous éloigner de Dieu et dévier de plus en plus. Quoi qu'il en soit, la balle ira sûrement frapper quelque part, et l'instant où elle frappe est l'instant de sa mort. La balle ne sera pas tirée une seconde fois : elle atteindra le but, ou le manquera, une fois unique et définitive.

Il parait difficile de nous représenter un projectile, dont la course durerait toute une vie d'homme, 80 ans par exemple. S'il était possible de lancer un boulet de quelque étoile à la terre, le temps nécessaire pour le parcours de cette distance serait infiniment supérieur à 80 ans et dépasserait tous nos calculs. Comme un ti es petit nombre dhommes

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