‹ Vous etes a Jesus-ChristChapitre 19 sur 155 · XII. — De la Vocation · texte numérisé non relu

XII. — De la Vocation

Les membres de l'Église doivent, tous et-chacun, accomplir une œuvre, pour Dieu; mais chaque membre de l'Église n'a pas une vocation I^a vocation est l'appel à un élat de perfection. Un état est une situation permanente par laquelle on se trouve dans des conditions différentes de celles de ses semblables relativement à la liberté et au droit. Telle est la définition des légistes romains.

La perjection est l'amour de Dieu, et n'est pas nécessairement jointe à un état.

Un charbonnier est plus parfait qu'un religieux, s'il aime le bon Dieu davantage. Mais un état est plus parfait qu'un autre, quand il comporte plus d'engagements et plus de pratiques, soit pour nous aider à aimer Dieu, comme l'obligation de réciter l'office divin, soit pour enlever les obstacles à cet amour, conirte le vœu de pauvreté.

En rigueur de droit, il n'est pas obligatoire, sous peine de péché, d'accepter et de suivre une vocation : c'est la voix de Dieu qui ne commande pas, mais qui conseille. « Que celui qui peut comprendre comprenne, » dit Xotre-Seigneur,i qui est l'autorité suprême en matière de vocation. Tous ceux qui entrent dans un état de perfection le font librement et sans contrainte. La milice spéciale de l'Église, comprenant le sacerdoce et les ordres religieux, est une armée de volontaires. Là il n'y a pas de conscription, mais les volontaires n'ont jamais manqué et ne manqueront jamais : l'amour de Jésus crucifié et de Jésus-Eucharistie est un motif qui entraînera le cœur de quelques jeunes gens, dans toutes les générations. En cela, la nouvelle Loi est différente de l'ancienne. Dans l'ancienne Loi, les lévites, par le seul fait qu'ils étaient nés dans la tribu de Levi, étaient obligés de se consacrer au service de

(1) Math. XIX.

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