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XII. DE LA VOCATION

l'autel;! dans la nouvelle Loi, il n'est pas question de naissance, mais de choix personnel.

La vocation est dépeinte de celte façon par saint Ignace : « Tous ceux qui auront du jugement et de la raison s'ofïriront entièrement au labeur; mais ceux qui désirent montrer une plus grande fidélité et se signaler dans le service parfait de leur Roi éternel et Seigneur universel, non seulement s'offriront entièrement au la])eur, mais feront des offrandes de plus grande valeur et de plus grande durée. 2 »

Ainsi, une vocation est un appel spécial de Dieu à un état de perfection plus élevée que celle des chrétiens ordinaires.

Cet appel spécial, pour devenir effectif, nécessite toujours deux choses : le désir de suivre l'appel, et l'aptiUide à le suivre. L'appel se fait entendre dans le sanctuaire intime du cœur. Le désir n'est pas un désir de la chair et du sang, mais une grâce de notre Père qui est dans les deux, grâce parfois toute opposée à l'inclination naturelle. ^ Aux premiers souffles de la vocation, l'âme du jeune

(1) Exod. II, 1; IV, 1-t; Nomb. in, 5, V2.

(2) Exercices spirituels. — Rigoureusement parlant, saint Ignace ne définit pas ici la vocation, mais la promptitude à l'accepter, si Dieu la donne.

(3) Math. xvj. 17. 23, 24.

homme se trouble, comme Marie à la voix de l'ange; alors, il lui est enjoint « de ne pas craindre, » car elle «. a trouvé grâce devant Dieu; « et cet enfant « est béni « entre tous ses compagnons. ^ Pour ce qui est de l'aptitude, la personne appelée ne saurait être son propre juge : cela est du ressort des supérieurs ecclésiastiques et religieux auxquels elle doit se soumettre pour la probation.

C'est un méfait du protestantisme de se moquer de la vocation; nous devrions au moins louer le don de Dieu, quoiqu'il ne nous soit pas offert personnellement. C'est la gloire d'nne famille catholique de produire une vocation. Un vrai catholique est heureux d'avoir un frère ou une sœur, un oncle, une tante ou un cousin, qui plaisent à Dieu, et qui ont trouvé mieux que les voies ordinaires de la vie, parce que le Seigneur les a pris et les a conduits à quelque chose de plus haut et de meilleur.2

XHI. — Vocation au Sacerdoce.

« Et nul ne s'arroge cette dignité; il Jaut y être appelé de Dieu, comme Aaron.^ » Ce texte se rapporte au grand-prètre des Juifs, mais il tire une plus grande force de

(1) Luc. I. 28, 29,30.

(2) Genes, v. 24. (3) Heb. v. 4.

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