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XIII. VOCATION AU SACERDOCE

rexcellence du sacerdoce de la nouvelle Loi, supérieur, même dans son plus humble représentant, à celui du grand-prêtre.

Il fut un temps où trop déjeunes gens recherchaient l'honneur détre prêtres, sans être appelés de Dieu, et dans le but d'obtenir de riches bénéfices. Ce temps a cessé en Angleterre depuis la Réforme, et il n'est pas probable qu'il revienne jamais. Un prêtre ordonné en Angleterre sait qu'il embrasse une vie de labeur pénible et peu rémunéré; que, peut-être, il lui faudra tendre la main pour sa propre subsistance et les nécessités de son église. Il ne sera pas surpris si sa vie, en tout ou en partie, est faite de privations et d'humiliations, de contradictions, de tentations et de dangers pour l'àme et pour le corps. 11 a une consolation et une sauvegarde : sa messe quotidienne. 1

Tant qu'il célébrera avec révérence et avec une conscience pure, en se préparant avant le saint sacrifice et en faisant ensuite l'action de grâces lequise, il peut espérer surmonter toutes les difficultés et faire pour Dieu du bon travail.

(1) Tout ce que l'auteur dit ici du clergé d'Angleterre s'applique aux prêtres français depuis la loi de séparation de 1905. Ils sont pauvres, comme ceux d'Angleterre, spoliés, et souvent en butte aux persécutions du pouvoir.

Généralement, le prêtre séculier a plus de contact avec les âmes que le religieux. Il a moins de sécurité, mais plus de liberté d'action. Un caractère fort, indépendant, avec une personnalité bien marquée, sera souvent mieux à sa place dans le clergé séculier que dans la vie religieuse. Un curé d'Ars serait une impossibilité dans un cloître. Une chose à considérer, c'est qu'un jeune homme n'ayant aucune vocation pour la vie religieuse j)eut être apjDcIé à la prêtrise. S'il ne peut fnire un capucin ou un prémontré, il ne s'ensuit point qu'il ne puisse pas être un prêtre séculier.

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