XX. DIEU NOTRE PERE
nant, nous sommes enfants de Dieu, et nous espérons l'être éternellement, non par fiction poétique, com me dans Homère qui appelle sa principale divinité « père des dieux et des hommes, jj mais en toute vérité, par une réelle adoption, et, si nous pouvons parler ainsi, par une adoption sanctionnée par la Loi.
Notre chemin dans la vie sera souvent escarpé, rude, incertain et semé de dangers. Au milieu de tels périls, la Foi vient au secours de la Raison. La Raison se perd en stériles réflexions sur les maux de la vie, et plus elle les considère, plus elle nous porte au mécontentement. Le mal surpasse la Raison. La Foi vient à son tour et, sans prendre garde à ces plaintes décourageantes, elle s'appuie sur le Cœur d'un Père bon et tout puissant, assurée qu'il saura tirer le bien du mal, guider ses enfants à travers les glaces mortelles, les épais brouillards, et les conduire à la maison paternelle. « La Foi est la substance des cJioses qiion espère, la conviction de celles qu'on ne voit point. '^ » Jamais Dieu n'abandonne l'Ame qui, à travers tous les chagrins de la vie, demeure en Lui, notre Père, par une ferme et amoureuse confiance.
n) Heb. \i. L
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