XXIV. LA LOUANGE DE DIEC (a) G
grands faits de Thistoire humaine, montrent quelque chose de Dieu notre Créateur, sont un honneur pour lui, et redisent sa louange. « Lea deux racontent la gloire de Dieu.^ » Dans toutes ses créatures, Dieu se manifeste, comme le génie du poète dans son poème. Même dans les hommes pervers, Dieu trouve sa louange objective ou sa gloire, par tout ce qu'il y a de naturellement bon en eux, comme, par exemple, un corps sain, un esprit ingénieux, la science, le courage, l'aptitude à gouverner, le talent artistique. (( Tout don excellent, toute grâce parfaite, descend d'en Haut,- » et honore le dispensateur, même quand celui qui l'a reçu en fait mauvais usage. Seul le péché, considéré en lui-même, ne donne pas gloire à Dieu; il ravit au contraire la gloire de Dieu, le pécheur devenant, en quelque manière, une honte pour son Créateur. Mais, après que le péché est commis, Dieu recouvre sa gloire, soit la gloire de sa justice en punissant, soit la gloire de sa miséricorde en pardonnant. Même dans l'enfer, le théâtre de sa justice, se trouve la gloire objective de Dieu ; mais cette gloire apparaît bien mieux dans le ciel, le théàtie de sa miséricorde. Ainsi, A. M. D. G. (ad majorem Dei gloriam, pour une plus grande gloire de Dieu) est la devise de
(D Hs. xvin. 1. (2) Ep. Jacq. i. 17.
tous ceux qui entreprennent de travailler au salut des àmes. Toute bonne œuvre surnaturelle est destinée à procurer à Dieu une gloire plus grande.