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celui-ci est vaincu et forcé de demander T intervention du provincial du Paraguay, lequel, par un message de paix , parvient à calmer la flirein^ des Indiens, et ménage entre eux et les Espagnols un traité définitif en 1752.
1757. — Le cabinet espagnol élève Montévidéo au rang de chef-lieu de province ou de gouvernement.
Cette même année, les Minuanes, tribu qui occupait l'espace compris entre le rio Negro et les Missions, reprennent les armes et attaquent les établissemens espagnols. C'est dans cette guerre que le gouverneur de Buénos-Ayres , Andonaeguî, donna l'ordre cruel, trop suivi et trop bien imité dans les guerres modernes, d'égorger tous les Indiens au-dessus de douze ans , parce que , disait-il , le véritable baptême de ces sauvages est le baptême de sang!
1762. — Fondation du village de San- Carlo s ^ près Maldonado.
1786. — Fondation de la ville de Maldonado.
1804. — Fondation de l'édifice appelé Cabildo (municipalité), à Montévidéo.
1806 (12 août.) — Une expédition de volon= taires orientalistes , sous les ordres du général Liniers, français, débarque sur les plages de BuénosiV^ynres, et avec ce faible secours les habitans de cette ville font prisonnier le général anglais Béresford et sa troupe.
— (28 octobre. ) — Le commodore anglais Popham bombarde par mer Montévidéo, et il est repoussé.
1807 (janvier.) — Les Anglais, sous les ordres du conmiodore Popliam , attaquent et prennent , après une vive résistance , Maldonado et San-Carlos:, pendant que le général sir Samuel Acmuty , assiégeant Montévidéo, déroute la garnison espagnole dans une sortie.
— (5 février. ) — Les troupes anglaises prennent d'assaut Montévidéo, qu'ils évacuèrent et rendirent à l'Espagne au mois de juillet de la même année , par suite de la capitulation du général Whitelock à Buénos-Ayres.
1808. — Le libéralisme du gouverneur Elio qui , le premier, ne craignit pas de refuser l'obéissance au vice-roi de Buénos-Ayres, fait présager les mouvemens qui , deux ans plus tard , devaient agiter le pays.
1810 (25 mai), — ^Le premier cri de liberté est jeté par une poignée d'hommes généreux, dans la ville de Buénos-Ayres , et bientôt il est répété par tout le continent américain.
1811 (28 février) — Les patriotes orientalistes s'emparent du bourg de Mercedem où se répéta le premier cri de liberté!
— (26 avril.) — Action gagnée par les patriotes sur les royalistes au village de San- José,
■ — ( 18 mai. ) — Les patriotes, commandés par l'intrépide Artigas^ déroutent les royalistes dans le village de Las Piedras,
1812 (20 janvier.) — Le territoire de Montévidéo est envahi par une armée portugaise, de 4,000 hommes, sous le commandement du général don Carlos Federico Lecor , envoyée comme auxiliaire des Espagnols ; mais en vertu d'un armistice, elles évacuèrent le pays au mois de mai suivant.
— (51 octobre. ) — Victoire du Cerrito , remportée sur les royalistes par le général patriote Rondeau . Monté vidéo, pris d'assaut, se réunit à la république des Provinces-Unies du Rio de la Plata, comme chef- lieu de la province delà ^a/z^/a- Oriental,
1814 (17 mai.) — L'escadre espagnole ^ stationnée à Montevideo, est déroutée par celle de Buénos-Ayres, sous les ordres de l'amiral Brown, anglais, au service des patriotes.
— ( 23 juin. ) — Les troupes de la république Argentine, sous les ordres du général don Carlos Alvear, occupent Monté vidéo.
1815 (25 février.) — Les troupes de Buénos- Ayres évacuent Montévidéo que les Orientalistes occupent à leur tour.
1816. — Les Portugais envahissent la Banda - Oriental, en proie à la guerre civile , sous le prétexte de pacifier le pays.
1817. — L' année portugaise au lieu de pacifier le pays, s'empare de Montévidéo, dont le cahildo invite les habitans, ainsi que ceux de la campagne , à faire avec les Brésiliens ou Portugais , une paix qui fut conclue à cette condition : que Voccupation de la proi>ince serait seulement provisoire 3 et que V armée portugaise reconnaîtrait toujours les autorités locales.
1S20 (septembre.) — Artigas, ce cbef patriote
trop célèbre par $es cruautés j est battu par son lieutenant Ramirez , et forcé de se réfugier au Paraguay , où il est retenu prisonnier par le dictateur Francia.^
1821. — Le général portugais fait approvisionner Montévidéo et déclare la Banda-Oriental réunie au Brésil sous le nom de Proi^incia-Cispïatina. ^
1 825 (1 9 avril.) — Don Juan Antonio Lavalleja , et avec lui trente-deux Orientalistes partent de Buénos-Ayres et débarquent sur les plages de la Banda-Oriental pour délivrer leur sol natal de la domination étrangère; à leur premier cri le patriotisme national s'enfiaimne et l'entreprise est couronnée de succès.
— (14 juin.) — Un gouvernement provisoire de la Banda-Oriental s'établit dans la villa de la Florida. Et le 20 août suivant, s'installa la pre-
1 Voyez la note E , concernant Artigas.
2 Voyez , pour plus de détails sur cette occupation injuste et la guerre désastreuse qui s'en est suivie entre la république Argentine et le Brésil , les intéressantes Esquisses historiques et statistiques sur Buenos- Jyres , traduites et augmentées par M. Varaigne.
niière législature ou chambre des reprësentaiis , qui déclara nuls à jamais et d'aucune valeur tous les actes de reconnaissance , d'incorporation, etc. au Portugal et au Brésil; se déclarant en outre, elle-même , libre et indépendante de fait et de droit, avec un ample pouvoir d'adopter les formes qui lui paraîtraient convenables.
— (7 septembre.)— La même chambre des représentans sanctionne avec force et valeur de loi (dans la villa de la Florida) que le trafic d'esclaves demeure aboli et que tous ceux qui naîtront dans la Banda- Oriental, seront libres, sans exception d'origine.
- — (24 septembre.)— \ ictoire du Rincon de las Gallinas , remportée par le général patriote Fructuoso Rivera, sur les forces brésiliennes.
— (12 octobre. ) — Victoire del Sarandi^ remportée par les Orientalistes , sous les ordres du général Lavalleja, sur les troupes brésiliennes,
— (Décembre.) — - L'empereur du Brésil, don Pedro I^» , déclare la guerre à la République Argentine,
— (5 1 décembre . ) — Le colonel patriote Olivera attaque les troupes brésiliennes concentrées dans le village de Santa-Teresa et remporte un avantage.
1 826 . ( 5 février. )— L'amiral Brown attaque la Colonia del Sacramento , occupée par les Brésiliens.
— (9 fév.) — Le colonel don Manuel Oribe attaque le Cerro ^ occupé aussi par les forces brésiliennes.
— (1 1 avril.) — Combat de l'amiral Brown avec la frégate impériale Niterof , en vue du port de Monté vidéo.
d 827 (9 février.) — Victoire navale remportée à l'île du Joncaî (à l'embouchure de l'Uruguay) par l'amiral Brown.
— (20 fév.) — Victoire décisive remportée par le général don Carlos Alvear, commandant l'ar-
1 Ce qu'il y a de remarquable dans ces attaques , c'est l'audace et le courage des patriotes , qui n^'hésitèrent pas à présenter le combat à des forces dix fois plus considérables immériqnement parlant.
mëe nationale de la République argentine , sur les forces concentrées des Brésiliens à Ituzaingo.
1828 {\^' janvier.) — Le phare de Tîle de Flores est allumé. *
—(21 avril.)— Prisedes Missions de l'Uruguay sur les Brésiliens , par le général Frtictuoso Rivera.
■ — (27 août.) — On signe à Rio Janeiro les préliminaires de paix entre la république Argentine etTempire du Brésil.
— (4 octobre .) — On ratifie et on échange à Montévidéo les traités préliminaires de paix entre la RépubHque et l'Empire, d'où il résulte que la Banda-Oriental formera un état séparé sous le nom de République de VUruguay ,
— (24 novembre.) — L'assemblée constituante du nouvel état se réunit dans la bourgade de San-José,
1 La tour fut commencée en 1819 , et les travaux ayant cessé furent repris en 1826.
Le môle en bois du port de Montévidéo fut commencé en 1821 ^ pai- ordie du tribunal du consulat.
(1*^^ décembre.) — -Le général D. José Rondeau est nommé gouverneur et capitaine-général provisoire de l'état Oriental, et pour son substitut on désigne D. Joaquim Suarez.
1828 ( 22 décembre. ) — Le général D. José Rondeau prend possession du gouvernement d.e l'état Oriental.
1829 (25 avril.) — Les forces impériales évacuent la place de Montévidéo.
— (l^'^ mai.)— Le gouvernement de la répu» blique entre solennellement dans la capitale.
— - (10 septembre.) — La constitution de la république de rUruguay est sanctionnée par l'assemblée constituante.
1 850 (1 7 avril. ) —Le général D. José Rondeau , ayant donné sa démission, on nomme gouverneur et capitaine- général, par intérim, don Juan Antonio Lavalleja.
— (26 mai.) — La constitution de l'état Oriental de l'Uruguay est approuvée à la Cour du Rrésil par les plénipotentiaires de cette puissance et de la république Argentine.
— (18 juillet.) La constitution est solennellement jurée.
1850 (22 octobre.) — Les chambres des sénateurs et des représentans de l'état sont installées,
— (24 octobre.) — Le brigadier général don Fructuoso Rivera est nommé président de la république et Fétat Oriental est définitivement constitué.
1832 et 1835. — L'ambition démesurée du général don Juan Antonio Lavalleja , flattée et excitée par quelques Brésiliens de la province de Rio Grande, fait craindre un moment de voir se renouveler les horreurs de la guerre civile , mais l'influence du président Fructuoso Rivera sur les habitans de la campagne , ainsi que les sages mesures du chef de poHceàMontévidéo, déjouent de toutes parts les tentatives de Lavalleja qui , dépouillé de ses biens et chassé de la RépubHque s'est vu forcé d'abandonner ses projets ambitieux et de vivre exilé du sol à l'indépendance duquel il a si puissamment contribué. Avec plus de prudence et moins d'ambition , le général Lavalleja se serait vu, à son tonr, le chef suprême de Fétat et ses concitoyens l'auraient vénéré comme il méritait de l'être.