HÉRODOTE
, Quant au détachement que Cambyse avait envoyé contre les Ammoniens, et qui «était parti de Thèbes, on regarde comme certain qu’il parvint jusqu'à .la ville « d'Oasis , sous la conduite des guides dont il s’était fait accompagner. Cette ville, « habitée par des Samiens que l’on croit être descendus de la tribu æscbrionienne, « est distante de Thèbes de sept journées de marche à travers les sables, et le terri- « toire quelle occupe porte un nom qui signifie Vile des Bienheureux. Ou sait donc « que l’armée arriva dans ce lieu; mais l'on ne connaît que par les Ammoniens, ou « par ceux qui l'ont appris d'eux, ce quelle devint ensuite. On n’a pu s’en instruire « par aucune autre voie, puisqu’il est certain que cette armée n’atteignit pas le pays « des Ammoniens, et quelle ne revint point en Égypte. Au surplus, voici ce que les « Ammoniens rapportent : Ils disent que l’armée ayant quitté Oasis pour s’avancer « dans le pays à travers les sables, et se trouvant à peu près à moitié chemin, un « vent du midi violent et impétueux vint à souffler pendant le temps quelle s’était « arrêtée pour manger; que ce vent éleva de tels tourbillons de sable, que l’armée « entière fut engloutie, et quelle avait ainsi disparu tout-à-fait. Tel est le récit des « Ammoniens sur le sort de cette armée. » (Liv. 111, chap. xxvi '.)
« Autour de ces sources (placées de dix jours en dix jours de marche, depuis Thèbes «jusqu’aux colonnes d'Hercule), vivent quelques nations qui sont les dernières des «habitans de la Libye du côté du désert, et au-delà de la contrée habitée par les « bêtes féroces. La première de ces nations, à peu près à dix journées de Thèbes, est « celle des Ammoniens, chez laquelle se voit le temple de Jupiter, élevé à l imitation « de celui de Jupiter Thébain; car c’est à Thèbes que se trouve, comme je l’ai dit, «la statue de ce dieu à face de bélier. » Hérodote décrit ensuite la fontaine du soleil, sans en assigner la position. (Liv. là , chap. cnxxxi .)
« Après avoir dépassé les Ammoniens, à dix autres journées de marche de distance, « on rencontre dans celte même enceinte de sable un tertre de sel... Cette contrée « porte le nom d'Augila, et les Nasamons y viennent pour faire la récolte de dattes. ■ (Liv. IV, chap. clxxxii.)
« A partir d'Augila, et encore après dix journées de marche... sont les Garamantes, « nation forte et nombreuse... » (Liv. IV, chap. clxxxiii 3.)