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coiidj toutes, quekjuefois, surmontées d’un fronton analogue à la partie supérieure d’un tombeau; toutes ou presque toutes s’ouvrant à coulisses perpendiculaires, excepté dans le quartier de l’ouest, où presque toutes les croisées du premier étage s’ouvrent à la française. Les porles d’entrée sont petites et mesquines, défaut qui ressort d’autant plus qu’il n’y a point de portes cochères, les voitures étant reléguées sur le derrière avec les écuries. Ces petites portes ont quelquefois un porche composé de colonnes hautes et maigres, surmontées d’un fronton lourd et mal composé. Des cordons étroits en pierre séparent les étages et forment les corridors^ Il est vrai que la menuiserie de ces mêmes portes est faite avec un soin remarquable, souvent en bois d’acajou, et ornée de moulures et d’encadremensen ébène. Toutesont des marteaux en cuivre poli et brillant, frappant sur une plaque de même métal où quelquefois se lit le nom du propriétaire, qui, en outre, a fait placer à côté un cordon pour sonner les domestiques; et le bruit de la sonnerie, ainsi que des coups de marteau, pour le dire en passant, se proportionne toujours à l’importance du visiteur; un seul coup, par exemple, annonce la présence du fournisseur; deux, celle du facteur; trois, le solliciteur ou l’honnête bourgeois, et une succession rapide de coups, un personnage ou une grande dame. A
Londres.
1 égard du corps de logis, hâtons-nous d’ajouter, pour etre juste, que si le dehors du bâtiment est peu distingué, l’intérieur est d’une exti êrne propreté et réunit ce que les Anglais appellent le confortable, mot qui exprime l’idée du commode et du bon par excellence.
Voila pour les maisons en général. Relativement aux édifices, les Anglais nous envient les nôtres, mais ils n’en conviennent pas; car, si on leur objecte que Londres n’a pas de moiumiens, ils vous répondent : « A quoi bon? » Cependant, depuis quelques années on remarque un progrès sensible dans l’architecture britannique, et particulièrement dans les beaux ou modernes quartiers de Londres, comme le lecteur le reconnaîtra lorsque nous parlerons du nouveau parc, dit le Parc du Prince-Régent ou Regent’s Park.
Parmi les édifices civils de Londres qui méritent d’être visités et décrits, et il y en a moins que l’étendue et l’opulence de celte grande ville ne porterait un étranger à le croire, nous devons citer Somerset -House, le Musée britannique, Saint- James, Whitehall, la Banque, l’Hôtel-de- Ville, la Bourse, l’Hôtel de la Compagnie des Indes, la Trésorerie, la Tour, la Douane, la Monnaie, le Temple Bar et les Théâtres. Nous allons suivre cette série monumentale dans l’ordre où nous ve^ nons de la présenter*
LONDRES