MUSÉE BRITANNIQUE
Le Musée britannique ou British muséum > (ju’une sorte de confraternité lie au palais de Somerset , puisque ces deux édifices sont affectés principalement aux sciences, aux lettres et aux arts, est de ious les monumens d ' Londres le seul (jui soit vraiment public, c’est-à-dire ouvert à tout le monde, et gratuilementj pour les autres ils ne s’ouvrent que quand leurs gardiens voient sortir du gousset la bourse du visiteur- encore a-t-elle besoin d’être bien remplie, comme le lecteur en jugera plus tard.
Ce riche dépôt national d’antiquités, de curiosités naturelles et d’ouvrages imprimés ou manuscrits, est placé dans un grand hôtel qui apparie-
LOiN DUES.
i)ait jadis au duc de Moulaigu el qui lut eousU uil sur les plans du célèbre architecte français Puget; car les grandes créations à Londres , comme en beaucoup d’autres capitales, sont bien souvent écloses d’un cerveau français, témoins entre autres le pont de Westminster, le vieux pont de Londres, le parc de Saint- James , le Tunnel ou passage sous la Tamise, ainsi qu’on le verra plus loin en tems et lieu. Cet hôtel, qui participe tout à la fois de notre Musée du Louvre , de notre Bibliothèque royale, et du Cabinet du Jardin-des-Plantes, dont il réunit les équiva- Icns; cet Jiôtel, à la porte duquel se tiennent deux sentinelles, comme au palais du roi à Saint-James, fut converti en musée par un acte du Parlement de 1753, et il a été depuis coosidérableinent augmenté.
L’extérieur est peu remarquable, mais le grand escalier, où se trouvent (^.lusieiirs animaux empaillés, notamment trois girafes, et un ours polaire tué en J 818, lors de l’expédition de Ross et de Parry à la rechei’che du passage nord-ouest, a été construit dans de belles proportions, et la principale pièce est également très-vastej deux, peintres français, Jacques Rousseau et Charles de la Fosse, lequel peignit l’intérieur du dôme des Invalides à Paris, ont orné les plafonds d’emblèmes, tels que celui de Phaéton t{ui demande à son^
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I^jcre ia faveur de conduire le char du soleil. La collection des manuscrits est une des plus nom' ])reuses de l’Europe. Les nouvelles salles où est placée la bibliothèque dont Georges 111 fit don au Parlement, et où l’on voit quatre piliers d’un seul bloc de granit d’Ecosse de 35 pieds de hauteur, ressemblent, dans leur longueur de3oo pieds, et dans leur distribution, à celles de la Bibliothèque royale de Paris.
Les catalogues de la Bibliothèque du Musée britannique sont imprimés, avantage que n’a point la Bibliothèque royale parisienne^ avantage qui, facilitant les recherches, permet de connaître plus vite les trésors de ce vaste dépôt scientifique, il renferme environ 3oo,ooo volumes et 19,000 manuscrits, entre autres la grande charte signée à Londres par Jean-sans-Terre.
Cette richesse littéraire est inférieure à celle de la Bibliothèque royale de la rue Richelieu, qui possède environ 900,000 volumes imprimé.s, non compris les doubles exemplaires, 80,000 manuscrits, 3oo, 000 estampes, 100,000 médailles, 3, 000 caries géographiques.
Au premier étage du Musée britannique les salles sont disposées à l’instar de celles du Cabinet d’histoire naturelle de notre Jardin-des-PIantes j mais il ne faut pas non plus y chercher des collections aussi nombreuses, aussi complètes que