LOIN DUES. /| I
celles de ce dernier élublissenient, dont le savant Cuvier a su faire le cabinet sans rival des naluralistes de tous les pays.
Les salles du rez-de-chaussée, occupées par les statues, rappellent, mais faiblement aussi, le rezde-chaussée de notre Musée du Louvre. Parmi les richesses de ce genre que montre le Musée britannique, on reconnaît avec peine les débris arrachés vandalement par lord Elgine au Parthenon d’Athènes, que, par compensation et pourveii' ger du moins la civilisation ainsi outragée, le roi Othon, en septembre i834, a fait splendidement restaurer, après une religieuse et solennelle inauguration , à la grande satisfaction des Hellènes j les mânes de Périclès, de Dcmosthènes et de Platon, pour le dire en passant, se seront émues de joie, sans doute^ à la réédifîcation de ce temple, qui fut un des plus beaux monumens de la vieille Athènes.
Le IMusée britannique a, comme les bibliothèques de Paris, des salles de lecture ouvertes tous les jours de lo à 4 heures, excepté le dimanche; mais tout le monde n’y est point admis; il faut pour cela une carte du bibliothécaire ou conservateur. Ces cartes sont surtout exigées des étrangers, qui ne peuvent y avoir accès que sur la recommandation d’un l’épondant , s’il est question de se livrer à des recherches et de parcourir des
LONDllES.
volumes dans l’établissement. Les lecteurs, ainsi admis, peuvent tirer des extraits, mais non pas des copies d’un manuscrit ou livre, à moins d’une permission expresse du bibliothécaire. Du reste, il y règne une décence et une politesse rares; tout s’y passe dans le plus grand ordre et dans le plus parfait silence; on se croit un moment à la rue Riclielieu, et si le conservateur du Musée britannique n’a pas l’érudition immense de notre Van- Praet , il en a la prévenance aimable et toute l’inépuisable complaisance pour le docte public avec lequel il se trouve en l'apport.
Après avoir parlé des deux principaux mouuniens des sciences, des lettres et des arts à Londres, car Soinerset-House peut bien s’unir au lU usée Initannique, puisque c’est proprement l’Institut anglais, comme lieu de séance surtout de la Société royale, visitons la demeure du chef de la nation, un des premiers objets qui occupent ordinairement l’esprit du voyageur.