‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 52 sur 110 · I-ONDI\i:S · texte numérisé non relu

I-ONDI\i:S

Kiiig -Street, qiiaiiier de Weslminsler, et Bentink-street fut long-tems le séjour de Gibbon. L’auteur de Robinson- C rusoé , l’inimitable De Foe, habitait près de Cornhdl.

Ainsi donc, autrefois, les grands génies ou écrivains biilanniques étaient fort mal logés : c’est le contraire aujourd’hui 5 ils ne se tiennent plus dans les chenils de la Cité, mais ils demeurent en général dans les plus beaux quartiers de la Métropole. Lord Byron, par exemple, habitait le voisinage de Westminster^ Thomas Campbell, chantre de \ espérance i a choisi Upper-Seyraour-street; Samuel Rogers, chant je de la mémoire, habite Saint-James-slreet. Il serait à piéscnt de bien mauvais Ion, pour des hommes de lettres, de ne point résider dans le quartier du beau monde ou des gens comme il faut.

Pour acliever notre coup-d’oeil sur les rues de Londres, nous n’ajouterons qu’un mot, ce sera en faveur du seul passage qui existe en cette ville, à l’instar des belles galeries Vivienne, Colbei t ou autres, à Paris. Ce passage, qu’on appelle Rurlington-arcades, a de l’analogie avec celui des Panoramas j il est garni de boutiques élégantes et riches; mais dans le jour elles sont peu fréquentées, si ce n’est par les dames qui viennent en visiter les magasins et exercer la patience des marchands, car elles n’achètent pas toujours, et lois-

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qu’elles le fout, ce ti’esl qu’nprès avoir Ijieii loug- Icms marchandé. Ce passage s’ouvre au milieu de Picadillv et se prolonge parallèlement à Bondstrcet, pour finir a la pointe de Old-Burlingtonslreet, qui par I\ew - Burlington - Street, rejoint Begent’s-street.

Je viens de dire que Burlinglon-Arcades, ou les Arcades de Burlington, ont de l’analogie avec le Passage des Panoramas. En effet, elles ne sont guère plus belles, et pourtant, je le répète, c’est à peu près le seul passage de ce genre à Londres, où l’on chercherait en vain des galeries comme celle de Colbert, à plus forte raison comme la grande . galerie d’Orléans, au Palais-Royal, l’unique peutêtre en Europe, dont nulle capitale ne présente non plus d’établissement aussi magnifique et aussi commode que ce vaste rendez-vous des étrangers et des Parisiens, qui, à leur choix, se promènent, suivant le tems ou la saison, dans le jardin ou sous les arcades brillant de tout ce que l’industrie manufacturière ou la mode enfantent de plus merveilleux.

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