AMERIQUE
Colonies du Nord
Indes occidenlalcs an-
880,000 liv. St.
2,025,000 liv. si.
glaises
Indes occidenlalcs ou
8,5oo,ooo
Antilles
Etats-Unis
Mc-icique
1 5o,ooo
Guatimala
ColomLic
5oo,ooo
Buénos-Ayres
53o,ooo
Chili
I ,33o,ooo
Pérou (haut et has). . .
Bre'sil
Pêcheries de la haleine.
36o,ooo
Totaux
PÉCAPIT15LATION.
Europe
33,8o5,ooo
Afrique
Asie
Océan ie
i25,5yo
Amérique
Totaux
Total géue'ral . . .
, St.
Ou eu monnaie de France. . . . 2,654,644>75o francs.
Au i" janvier ;
i832, la marine marchande de
la Grande-Bretagne, destinée à don
lier ces ma-
gnifiques résultats
, était composée,
i'’ de i3j8oo
LONDRES. 3i9
navires jaugeant ensemble plus de 2,3oo,ooo tonneaux, et portant 1 82,000 hommes; 2" de 8,980 balimens étrangers, du port d’environ 900,000 tonneaux, et de47, 000 hommes d’cquiqage:en tout 19,780 navires, contenant ensemble 8,200,000 tonneaux et 179,000 hommes. Durant le cours de 1882, la seule marine marchande anglaise s’est portée à 24,242 navires, jaugeant ensemble 2,881,964 tonneaux, et portant 188,422 matelots. INaturellement toute cette marine marchande est en dehors de la marine propre du gouvernement britannique, laquelle, nous l’avons dit ailleurs, se compose de plus de 600 bâtimens, dont 84 vaisseaux de 80 à 120 canons; 77 vaisseaux de 74 à 78 canons; 149 frégates, 172 corvettes et 188 bricks, nombre bien supérieur à celui, 10 de la marine française, qui ne compte guère que 280 à 3oo bâtimens, dont 33 vaisseaux et 81 frégates; 20 de la marine russe, qui n’a que 81 bâtimens; 3“ de la marine suédoise, qui n’en a que 87 2; et 4° de la marine espagnole, qui n’en présente que 124. L’Angleterre doit cependant s’attendre â voir un jour égaler sa marine marchande par celle des États-Unis, maintenant déjà si imposante.
La rapidité avec laquelle le commerce britannique a atteint cette gigantesque proportion, est digne de remarque. Sous Charles 11, elle n’em-
LONDRES
ployait que i4o, 000 tonneaux par année. A Favénement de Georges 111, elle en avait le triple. Eu 1792, elle en comptait 1,736,563, et en i83i , elle a eu 45291,107 tonneaux.
Quant aux valeurs elles- mêmes, le commerce d’importations de la Grande-Bretagne était, en 1792, de 17,716 livres sterling, et en i83i, il a été de 48,161,661 livres sterling; celui des exportations s’était décuplé à l’avénemcnt de Georges 111, et sextuplé depuis lors jusqu’en i83i.
Pour protéger son commerce et maintenir son ascendant sur les mers, la Grande-Bretagne a, comme nous l’avons dit tout-à-l’heure, plus de 600 vaisseaux de guerre, portant ensemble 22,920 canons. Dans ce nombre n’est pas comprise la marine de la Compagnie des Indes orientales, qui est encore assez puissante.
Nous parlerons d’abord de l’industrie, ensuite nous nous occuperons du commerce, lequel ne peut en être que la conséquence.