‹ Voyage à Londres, et dans ses environsChapitre 85 sur 110 · INDUSTRIE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE

Montesquieu a dit de l’industrie, qu’elle est Faîne et le soutien des états. Elle seule peut augmenter la force, la puissance et la richesse d’une

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nation. C’est à elle que l’on doit l’entretien et l’accroissement de la populatioiij la iiouiiiturej les vêtemenset les habitations (jue les hommes se procurent. L’art de franchir les lleuves ou les mers, de cultiver le sol où l’on a pris naissance, de se frayer des passages à travers les montagnes; de défendre ses foyers contre les agressions étrangères, d’étendre ou de satisfaire les commodités de la vie; en un mot, tous les arts libéraux ou mécaniques sont les fruits de l’industrie. Elle mérite donc à tous égards le respect et la reconnaissance des hommes. C’est surtout dans la paix qu’elle développe ses moyens avec le plus de succès et d’avantase ; sans cesse alors elle marche à de nouvelles

conquêtes; elle perfectionne la culture des terres, elle acclimate les plantes et les arbres étrangers; elle honore les arts par des découvertes utiles, par de grands travaux publics et par des établissemens qui assurent la prospérité d’une nation; elle construit les navires qui vont porter ses produits jusqu’aux limites du mondcj ou les chemins et les chars qui les conduisent chez les peuples voisins; enfin elle établit le commerce, rend l’aisance générale, et assure, par les ressources les plus légitimes, le bonheur de ceux qui travaillent.

JNous conviendrons que^ pour assurer plus vite son triomphe, il lui faut une matière première, c’est-à-dire le numéraire, qui répartit à chaque

LONDRES

membre de la société ce qui lui revient de son travail. Cette monnaie de convention accroît les bénéfices de l’industrie, et cet accroissement lui permet de s’étendre, avantage qui passe bientôt des particuliers au gouvernement, lequel a un intérêt direct à augmenter, autant qu’il dépend de lui, toutes les ressources de la richesse d’un peuple.

L’industrie peut s’exercer de mille manières; néanmoins ses branches principales sont, ou l’agriculture ou la fabrication,

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