DOCKS
Les docks sont des bassins construits sur le bord de la Tamise, pour recevoir les navires et faciliter le chargement et le déchargement de leurs marchandises. Autour de ces bassins sont disposés des magasins pour le dépôt de ces memes marchandises. Les bassins sont parfaitement clos, bien surveillés, et, servant d’entrepôts, ils facilitent aux douanes la perception des droits.
La ville de Londres, dont le port, aujourd’hui le premier de l’univers, compte près de 3,ooo navires, avec un tonnage de près de 58o,ooo tonneaux, et avec une perception de douane de plus de a5o millions de France, a cinq docks ou bassins principaux, savoir : celui de Sainte-Catherine, celui de Londres proprement dit, celui des Indes orientales, celui des Indes occidentales, et celui qu’on appelle le bassin du Commerce.
Les docks de Sainte-Catherine furent commencés le 3 mai 1827, sur un terrain qu’occupaient plus de 1 ,200 maisons, qu’il avait fallu démolir. Ils furent termines à peu près dans l’espace
LÜNüRblS.
tle seize mois, et le premier navire y entra le 2.5 octobre 1828. Les magasins peuvent contenir 2 10,000 tonneaux de marcliandise^. La construction en a été tellement soignée, qu’ils se trouvent constamment à l’abri du mauvais teins. On a aussi considérablement épargné la main-d’œuvre. Le lock ou espace qui existe entre les écluses, a ig5 pieds de long sur 45 de large, et contient a la plus haute marée 28 pieds d’eau. On le remplit par le moyen de deux maebines à vapeur, dues au génie de Bolton et de A^att. Elles ont chacune la force de 80 clievaux. Le fond des bassins ayant été creusé beaucoup plus qiji^-celui des autres bassins de Londres, les navires peuvent y être admis à toute heure, la nuit comme le jour. L’espace de l’eau est trois fois celui des magasins, et ces docks peuvent contenir facilement i5o navires, sans compter les bateaux et chaloupes qui en dépendent. L’espace des quais olFre une étendue de 4,600 pieds. Us ont environ 96 pieds de large. Pour la facilité du commerce, on a réuni dans un meme batiment les employés de la compagnie et tout ce qui a rapport à la douane.
Les docks de Sainte-Catherine sont situés immédiatement plus bas que la Tour de Londies, et se trouvent ainsi les plus proches de la Cité, de la üouane et des autres centres d’alfairest l.e capital de cet établissement dépasse 2 millions de
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livres sterling. Tout l’espace contenu dans le circuit extérieur comprend environ lo hectares.
11 y a oeux docks, et ils communiquent entre eux, L ecluse qui conduit a la rivière est cons— ti uite de maniéré que des navires jaugeant audessous de 600 tonneaux peuvent y passer après la marée haute. Des navires au-dessus de 800 tonneaux sont entrés et sortis sans difficulté, et un avantage particulier a cet etablissement, appelé en anglais Saint Kateiine dochs, c’est, nous le répétons, que les bâtimens peuvent entrer et sortii pendant la nuit aussi bien que pendant le jour.
Les magasins, aussi coi»^iodes que bien distribués, ont été bâtis en partie sur piliiers touchant au bord de l’eau, de manière que les marchandises sont hissées directement de la cale du navire, sans qu’il soit nécessaire, comme aux docks de Londres propremement dits, et à ceux des Indes occidentales, de débarquer les marchandises sur les quaisj il y a ainsi une grande économie de teins, de place et de travail.
Les bassins de Londres proprement dits, désignés sous le nom de Loiidon docks, furent ouverts en l8o3j ils sont situés à quelque centaines de pas de la Tour, et immédiatement au-dessous de ceux de Sainte-Catherine, lis sont principalement destinés à recevoir les navires chargés de vins, eau-de-vie, tabac et riz. Le bassin qui se trouve à l’ouest cou-
LONDRES
vre un espace de 8 hectares, et le bassin de l’est couvre environ 2 hectares et demi. Le dock au tabac est situé entre les deux, et son étendue est de f\0 ares. Il reçoit uniquement les navires chargés de tabac. Tout l’espace compris dans les limites extérieures de ces docks est de 3o hectares. Les magasins sont beaux et spacieux. Le grand magasin pour les tabacs peut contenir 24,000 boucauts de tabac , et il couvre une étendue de 2 hectares. De l’autre côté du bassin il y a encore un trèsbeau magasin pour le tabac. Les caves situées sous les magasins peuvent loger 65, 000 pipes de vin ou de spiritueux.
Tous les navires qui arrivaient à Londres chargés de vin, tabac, eau-de-vie et riz, excepté les navires des Indes orientales et des Indes occidentales, avaient été, jusqu’en 1826, obligés de se décharger dans les London docks; mais depuis cette époque l’usage des docks est laissé au choix de l’armateur.
Une amélioration récente a été faite aux London docks : on a pratiqué au bassin de l’est une entrée dans la Tamise à trois quarts de mille plus bas que l’ancienne.
Le capital de la compagnie des London docks monte à 3,238,3io livres sterling ou près de 81 millions defrancsj mais une forte partie avait été employée à l’acquisition de 1 ,3oo maisons qui^oc-