‹ Voyage à MadagascarChapitre 14 sur 91 · D» » — 3 GG · texte numérisé non relu

D» » — 3 GG

Lalouette et Dupré

.1. Amlrianisa Lion Ibrahim Ismacl Buquet et Bonnet I. Dupuy A. Wilson R. Sarraute D"

N° SS l

I'. Aitken i 1

Proctor Bros Tafondro Procter Bros Sogafotsy Sambôkely

Les prix de ces colonnades sont marqués en piastres (de 5 francs) et en centièmes de piastre.

L'industrie la plus importante de Tananarive est la fabrication des lamba de soie ou de coton. Ce sont les femmes qui font ce travail. Avec de la soie du pays ou de provenance étrangère, elles lissent des lamba de luxe qui atteignent souvent un prix fort élevé, plusieurs centaines de francs. Ces lamba sont rayés de couleurs vives, où un violet criard prédomine malheureusement trop souvent. Des dessins habilement lissés, de manière à paraître des deux côtés de l'étoffe, représentent des fleurs, des feuilles, des motifs divers.

Avec du coton obtenu en effilant des calicots d'importation cm fabrique des lamba moins coûteux. Il existe de nombreux genres de lamba. Parmi les principaux, citons : le lamba-mena en soie indigène, tissu d'un rouge sombre avec bordures noires: le lamba-piraka esl analogue, mais ses extrémités sont semées de petites perles d'un alliage' d'argent oud'étain; ces vêtements sont portés dans les grandes cérémonies nationales, ils servent aussi à envelopper les morts. Une variété nommée arindrano, qui présente un fond de cotonnade blanche traversée de bandes noires, est portée le plus souvent par la classe bourgeoise. Quelques-uns de ces lamba de soie ou de colon, lissés d'après îles modèles anciens, ont une valeur réelle, mais aujourd'hui les artistes désireux de vendre leurs produits aux Européens de passage ont abandonné peu à peu les anciennes modes pour imiter les papiers peints et surcharger leurs soieries de dessins d'un goût douteux.

Dans les autres industries, et elles sont nombreuses, puisque tous les corps de métiers y sont représentés, on chercherait vainement une production originale. Ainsi des objets d'or et d'argent travaillés avec patience parles indigènes, des broches, des boucles d'oreilles, des bracelets, des chaînes, ne sont que des imitations de nos bijoux d'Occident. L'Antimerina esl devenu habile dans les professions que lui ont enseignées les blancs.

En même temps que sous l'influence des étrangers l'aspect général de la ville s'est modifié, la popula- • lion a subi des changements corrélatifs dans ses habitudes extérieures. Là encore, la cause principale de cette évolution a été la faculté d'imitation que possède l'Antimerina à un si haut degré. Suivant sa richesse, l'habitant se fera construire une maison comme celle du vazaha (du blanc, de l'étranger), voudra vivre comme lui. cherchera à prendre au moins l'apparence de ses mœurs et de ses coutumes, . ira dans ses temples ou dans ses églises et surtout adoptera son vêtement. Aussi peut-on voir dans les rues de la capitale les costumes les plus variés. Les riches sont mis avec recherche, chapeau haut de forme, redingote et pantalon noirs, cravate voyante, bottines vernies; quelques-uns portent de préférence un complet de haute fantaisie. Chez les bourgeois moins fortunés, ces vêlements européens perdent graduellement leurs parties constituantes. La veste manque généralement la première, puis le gilet. L'indigène conserve le pantalon, les brodequins, et il se drape dans le lamba traditionnel; il appartient alors à la petite noblesse ou au monde commerçant. La jeunesse des écoles a une prédilection marquée pour le caleçon, les bas de laine et les souliers de toile; certains mondains cachent ces dessous avec une sorte de robe de chambre en flanelle à grands carreaux. Enfin, dans le peuple, les artisans et les petits propriétaires qui ne peuvent s'acheter des chaussures ont le pantalon de laine ou tout au moins la chemise de couleur. Les borizana eux-mêmes portent le chapeau de paille, transformation première du costume malgache, apporté depuis longtemps déjà à Tananarive et sur la côte belsimisaraka. Seuls, au milieu de toute celle population, les soldats amenés des parties reculées de l'Imcrina et quelques esclaves attachés à la culture des rizières portent le vrai costume antimerina.

Les femmes recherchent aussi les modes européennes; mais les prix élevés des confections importées oui restreint le nombre des élégantes de Tananarive. Cependant certaines dames de la haute noblesse ont des toilettes tapageuses, et dans la bourgeoisie, les robes de soie, les chapeaux voyants, les souliers de luxe, se remarquent fréquemment. L'usage du corset commence à se répandre dans la grande société.

.Mais c'est aux jours de fêtes cl dans les cérémonies qu'on observe surtout ce goût du riche Antimerina pour les vêlements des vazaha. Je me rappelle avoir rencontré dans la rue d'Ambatovinaky une noce qui sortait du temple où le pasteur venait de donner la bénédiction nuptiale aux jeunes époux. En tète du cortège, le lilanjana de la mariée, qui, parée d'une élégante robe de salin blanc et coiffée à l'euro-

LA MONTÉE, DE TANIMANDRY A TANANARIVE

pèenne, portait une chaste couronne d'oranger! Son noble époux la suivait on frac, cravate blanche, un bouquet à la boutonnière, puis la famille et de nombreux invités; tous mis à la dernière mode et qui n'eussent pas ('-lé déplacés sur nos boulevards parisiens '.

Je ne m'étendrai pas davantage sur les habitudes extérieures de l'habitant de Tahanarive. Sans doute, il a conservé quelques-unes des anciennes coutumes de ses pères, mais elles sont dissimulées sous des dehors factices et nous les retrouverons plus apparentes chez les populations des campagnes en parcourant la province de 11 merina.

Jusqu'à ces dernières années l'élément européen était surtout représenté à Tananarive par les missions religieuses. Des pasteurs anglais s'y établirent les premiers vers 1H20, y convertirent au protestantisme la majeure partie de la population et aujourd'hui les cultes des églises indépendantes méthodistes cl anglicanes sont célébrés dans de beaux temples où se pressenl >\<- nombreux adepte-. Plus lard en 185a

des missi laires français, les I!. 1*. Jésuites vinrent enseigner le catholicisme et depuis ils ont

rallié à leur cause une forte minorité. Ils possèdent à Tananarive une jolie cathédrale, des églises, des établissements importants où des sœurs de Saint-Joseph de Clunj el des Frères des écoles chrétiennes les aident dans leur tâche difficile. Enfin, en L866, le personnel des missions a été augmenté par des pasteurs luthériens venus de Norvège. De sorte qu'à l'heure actuelle tous les habitants soid instruits dans les principes du christianisme, qu'ils professent à leur manière, comme nous le verrons ultérieurement.

Cependant l'évangélisation n'a pas été la seule préoccupation des missionnaires ; sous leur influence, d'immenses progrès ont été accomplis, l'instruction surtout y a gagné. Au — i voyons-nous dans la ville s'élever autour île l'église et du temple de nombreuses écoles où se distribue une instruction élémentaire et aussi des collèges où se forment les instituteurs indigènes; comme ceux de Faravohitra de la mission anglaise et d'Ambobipo des H. 1\ Jésuites. De plus, les besoins de l'enseignement amenèrent les missionnaires à créer dans leurs maisons des industries telles qu'imprimerie, menuiserie, forge où leurs élèves puisèrent les notions d'une instruction technique variée. Enfin des établissements charitables furent ouverts, entre autres l'hôpital anglais d'Analakely cl les maisons de refuge pour les lépreux, construites par les Pères à quelques kilomètres à l'est de la ville. Toutes ces sociétés religieuses ont

E I M, AN I ES !•! I A\ W \IIIV I .

1. La vérité m'oblige à dire que ces riches AnUmerina y seraient quelque peu remarqués. Leur altitude pleine de Suffisance, leur pose, leur maintien sont d'un ridicule achevé: malgré leur orgueil à se parer de nos habits de cérémonie, ces primitifs ne se dépouilleront jamais pour un observateur exercé de leur port simiesque qui, malgré leurs efforts, les dénonce partout.

des postes secondaires dans la province de l'Imerina et du Betsileo el dans d'antres territoires, même sur les côtes les plus lointaines, où, dès loiO, des tentatives avaient été faites par des prêtres catholiques.

Pendant que les missionnaires répandaient #insi chez lesAnlimerina l'instruction et les initiaient d'autre part aux principales industries, ils contribuaient dans une large mesure à étendre les connaissances que nous possédions sur Madagascar. Les règles encore mal assises de la langue antimerina étaient étudiées dans des ouvrages importants, comme les dictionnaires du P. Abinal el du R. Richardson. De son côté, la géographie s'augmentait de leurs travaux et en même temps que le P. Roblet faisait avec soin la carie des provinces centrales, des pasteurs protestants parcouraient lo pays, notamment dans le sud où les R. R. Richardson el Nilsendlund traversaient des régions jusque-là inexplorées. Des légendes et des traditions étaient aussi recueillies par le P. Callet et maintenant encore la mission anglaise publie dans une revue annuelle des articles scientifiques intéressants et variés. Enfin un jésuite, le P. Collin, vient d'arriver à Tananarive pour y diriger un observatoire appelé à rendre les plus grands services.

^ oilà pour l'élément religieux. Quant à la colonie laïque étrangère, qui ne se composait autrefois que des consuls ou quelques officiers et ingénieurs employés par le gouvernement antimerina, elle est devenue assez importante dans ces dernières années, car elle compte environ deux cents individus dont plus des deux tiers sont Français. Il est vrai que celte augmentation est due en grande partie au personnel de la Résidence de France, aux services qui y sont rattachés, et surtout à la garde d'honneur du résident général, composée d'une soixantaine d'hommes d'infanterie de marine ; seules troupes que les traités nous permettent d'entretenir à Madagascar en dehors de nos territoires coloniaux, Nosy.-Bé, Sainte-Marie et Diego-Suarez.

Les autres Européens établis dans la capitale sont presque tous des représentants des grandes maisons deTamalave. Ils ont des magasins assez bien approvisionnés cl font le gros commerce; le détail est entre les mains de quelques créoles de Maurice et de la Réunion et des marchands indigènes.

C'est dans le quartier d'Ambohitsorohilra, comme je l'ai dit plus haut, que s'élèvent les bâtiments de la résidence générale. On y accède par une ruelle qui se détache de la grande rue du Zoma. Sur un vaste terrain loué par le premier ministre au gouvernement français les maisons s'étagent en trois gradins successifs. Lue partie de la plate-forme supérieure est occupée par deux maisons en briques destinées aux bureaux et aux logements des fonctionnaires. Le résident général habile provisoirement celle de l'ouest en attendant la construction prochaine de l'hôtel qui lui est destiné et qui doit s'élever en avant de ces deux bâtiments. La deuxième terrasse est une cour servant de champ de manœuvre aux soldats de l'escorte. Leur caserne y est construite sur l'un des côtés. Enfin le terrain en contre-bas est réservé aux maisons des officiers el des interprètes français et aux jardins qui s'étendenl jusqu'au lac d'Anosy.

Le 1er avril, j'étais présenté au premier ministre par M. Le Myre de Vilers, qui après lui avoir expliqué le but de notre mission lui demandait de favoriser nos voyages dans l'île. Celle audience me faisait entrer pour la première fois dans le palais île la reine cl me mettait aussi en présence de la plus grande personnalité de Madagascar.

Ràinilaiarivony, premier minisire cl commandant en chef, est de parla loi l'époux obligé de Sa Majesté Ranavalo Manjaka III, il exerce le pouvoir suprême depuis plus de vingt-sept ans. Rainilaiarivony est un homme d'une soixantaine d'années, de taille peu élevée cl d'apparence délicate; ses traits sont réguliers, son teint foncé cl ses cheveux ondulés attestent son origine bourgeoise. Sous des dehors modestes et sous une apparente bonhomie il cache un espril souple el délié, une fourberie peu commune et surtout une volonté inébranlable. Depuis 1864 il a vu se succéder au trône les reines Rasoherina, Ranavalona II el Ranavalona III et cependant, par une politique extrêmement habile cl loul asiatique, il a su conserver la toute-puissance.

C est dans le Tranovola, la deuxième conslruclion du rova royal, que me reçut le premier ministre.

L ensemble des bâtiments royaux est groupé sur une terrasse à peu près carrée d'une centaine de mètres de côté et soutenue par une muraille maçonnée, sur laquelle un petit mur à hauteur d'appui sert

LA MONTÉE, DE TANIMANDRY A TANANARIVE

de clôture. Dans le prolongement de la grande rue et du coté du nord, on arrive par une dizaine de marches à la porte principale du rova. Cette entrée est un portique flanqué de colonnes et surmonté d'un voronmahery de bronze ; au-dessous de l'oiseau royal est encastré dans la pierre un grand miroir. Quelques soldats défendent l'accès du rova; ces troupes du palais ne sont guère supérieures aux soldats loqueteux que l'on rencontre dans les autres postes de la ville, et ne s'en distinguent que par leurs uniformes bizarres, vieilles tenues d'Europe où dominent les vestes rouges '.

Après avoir franchi la porte, on pénètre dans une cour assez vaste, pavée, à peu près, de gros blocs de granit ; à gauche, les tombeaux de Radama Ier et de Rasoherina, puis le Tranovola, en face du grand palais de Manjakamiadana.

Les tombeaux de Radama Ier el de Rasoherina, devant Lesquels il faut se découvrir — ainsi le veut la tradition, — sont des massifs de maçonnerie surmontés de petites maisons sans portes ni fenêtres, dans lesquelles on a déposé des vivres el des vêtements pour l'usagedu mort. Des objets précieux el de grosses sommes d'argent son! enfouis au-dessous dans le caveau.

Le grand palais de -Manjakamiadana fui construit par M. Laborde sous le règne de Ranavalona Ir0. Cel édifice mesure 35 mètres de long sur une largeur un peu moindre et une élévation d'une quarantaine de mètres. Le toit, très rapide, a plus des d<'u\ cinquièmes de la

hauteur totale. Le palais , ipreml trois étages, tous

entourés de galeries, qui sont formées de sepl travées avec arches cintrées sur le grand côté, de cinq sur le pel il . Quatre tours carrés s'élèvenl aux angles. ( îonsl mites en pierre ainsi (pie la muraille extérieure, elles sont

dédale récente. < le revêtement demaçoi rie a fait perdre

à l'ancien bâtiment son cachet primitif. Le vieux palais,

en effet, entièrement édifié en bois, est remarquable par les

dimensions colossales des diverses pièces de charpentes, presque

toutes d'un morceau, dont il est composé. 11 a fallu un travail

énorme pour amener au sommel de la colline ces bois volumineux. Un toil élevé recouvre l'édifice;

sur chaque face il est orné de trois étages de mansardes el surmonté d'un uoronmahery gigantesque.

Les fenêtres sont petites et peu nombreuses ; elles se distinguent difficilement derrière les vérandas.

Au milieu du palais un immense pilier, traversant tous les étages, s'élance jusqu'au faite, qu'il sou-

lient après avoir pris son point d'appui dans une grande salle du rez-de-chaussée où, tous les ans, se

célèbre le Fandroana, la fête du bain de la reine. Celle énorme colonne de soutien, qui doit avoir

près d'un mètre de diamètre et qui occupe le centre de la pièce, est dissimulée derrière une boiserie qui

la l'ait paraître encore plus volumineuse.

Le Tranovola, « Maison d'argent », fui construil pour le prince Rakoto, fils de Ranavalona Ier. Il doit son nom à une ancienne maison royale qui avait le même emplacement et dont les clous cl les serrures étaient en argent. Le Tranovola, quoique dans des proportions réduites, est absolument analogue au Manjakamiadana; il n'a que *\c\\\ étages. Mais son architecture esl plus soignée, il a conservé son originalité première. Rainilaiarivony donne ses audiences dans la vaste salle du rez-de-chaussée. Cette

RA1NIMANANADE.

1. Cependant les Antimerina sont bien tiers de ces . gardes de la Reine », malheureux en guenilles la plupart du temps et qui revêtent les jours de grande cérémonie de vieux uniformes anglais étrangement disparates. Ces soldats qui sont 200 à peine sont appelés les Invincibles'. Sur le papier et dans les discours ils sont plus de HO 000.

pièce, élevée <1p plafond, est étrangement meublée. A gauche de la porte, une table et quelques fauteuils réservés au premier ministre et à ses secrétaires'; dans le reste de la salle, plongé dans une demi-obscurité, apparaissent les objets les plus curieux : sur des tables ou des consoles, des pendules, des vases de Sevrés, des orgues de Barbarie, des boites à musique, des jouets mécaniques. Les murs, peints en haut de couleurs sombres, tapissés en bas d'un papier reproduisant les campagnes d'Afrique du maréchal Bugeaud et des épisodes de la guerre de Crimée, sont ornés de glaces, dans les intervalles desquelles les portraits de la reine Victoria, de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie s'étalent à côté de nombreuses lithographies coloriées.

A l'est du grand palais et derrière le Tranovola se trouve une maison de pierre de construction plus récente : c'est le palais de Masoandro, la résidence de Ranavalona III. Ce bâtiment, qui ne rappelle en rien l'ancienne architecture malgache, est mieux disposé sous le rapport du confort que les édifices voisins, et l'ameublement plus moderne est de meilleur goût. On remarque encore, au sud des grands palais, plusieurs petites constructions; ce sont des tombeaux des anciens rois ou quelques cases bâties sous les règnes précédents, soit pour abriter les idoles, soit pour loger le souverain, qui, suivant un ancien usage, tenait à faire construire sa propre demeure dans l'enceinte du rova. Enfin, du côté oriental, sont les jardins, et vers le sud la chapelle de la reine.

Quelques jours après notre arrivée à Tananarive, nous avions loué, non loin de la résidence, une maison modeste mais assez confortable, où nous pouvions nous livrer librement à nos occupations variées. Le propriétaire, un vieil Anlimerina nommé Rainimananabe, avait consenti, moyennant 10 piastres par mois, à nous louer son immeuble.

Le temps passait vite. Des promenades multipliées dans la ville et dans les environs occupaient tous nos instants.

Pour les étrangers ces nombreux déplacements nécessitent un personnel considérable, mais qui à la vérité n'est pas ruineux. Car à Tananarive un borizana reçoit par mois 10 francs auxquels on ajoute un loso (2 fr. 30) pour sa nourriture mensuelle, et celle solde suffit à l'indigène pour pourvoira tousses besoins et entretenir son ménage.

Cependant avril louche à sa fin. Les pluies et les orages ont diminué de fréquence. La saison sèche commence dans ces hautes régions, aussi nous préparons-nous à partir.

Rainivoavy nous a rassemblé cinquante-quatre porteurs, et avec notre fidèle Jean Boto nous quittons la capitale le 29 avril pour aller visiter la province de l'Imerina.

C'est par une reconnaissance préalable du pays des Anlimerina que nous voulons commencer nos voyages à Madagascar.

Page 1