‹ Voyage à Ségou, 1878-1879Chapitre 2 sur 145 · PRÉFACE DE PAUL SOLEILLET · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE PAUL SOLEILLET

Avant de céder la parole à mon ami Gravier, qui veut bien raconter ici, d'après mes notes et journaux, mon troisième voyage (i), je désire exposer tout d'abord la pensée directrice de mes expéditions en Afrique.

La France possédant l'Algérie et le Sénégal, son influence, sa civilisation, son commerce, son industrie doivent régner dans /'Ouest africain, c'est-à-dire de l'Atlantique au méridien de Tripoli de Barbarie et de la Méditerranée au golfe de Guinée.

Au point de vue géographique, nous remarquons dans cette région un grand fleuve, le Niger, et un grand désert, le Sahara.

Le Niger. — fai toujours été surpris de voir les Français s'efforcer, comme les autres nations, de pénétrer dans l'intérieur de l'Afrique par une voie fluviale. Pas plus que les Égyptiens nous n'avons à chercher cette voie : nous la possédons, il nous suffit de l'utiliser.

Les Égyptiens ont le Nil, et depuis longtemps ils ont résolu de

(i) Pour mes deux premiers voyages ^ voir rAfricJue occidentale : Algérie, Mzab, Tildikelt. Paris, Oxillamd aine, i8jj.

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