POSTFACE
Mes travaux professionnels et les exigences de la Société normande de Géographie ne m'ont pas permis de terminer ce travail aussi promptement que je l'aurais désiré. Cependant, le 28 novembre 1881, quand Soleillet partit pour Obock, il touchait à sa fin et mon pauvre ami me recommandait d'en presser la publication.
Après réflexion, j'ai pensé que je ne devais pas déférer à son désir. Mon rôle était simplement celui d'un secrétaire; j'aurais pu mal interpréter ses notes et mon travail personnel pouvait ne pas lui donner satisfaction. Ces considérations m'ont déterminé à attendre son retour.
Revenu à Paris, après trois ans d'absence, il eut beaucoup à faire et la lecture que je souhaitais n'a été terminée qu'à la fin de 1885.
A cette époque avaient eu lieu les voyages du capitaine Pietri, la mission du commandant Derrien et
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celle du capitaine Gallieni, les expéditions du chef de bataillon Borgnis - Desbordes ; nos connaissances s'étaient beaucoup accrues, l'état de choses avait subi des modifications profondes : Soleillet savait tout cela; cependant il ne me parla d'aucun changement. Il voulait donc conserver au récit de son voyage son caractère propre, sa date.
Je crois de mon devoir de respecter strictement sa volonté.
G. Gr.
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