‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 16 sur 284 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

Zaotiïa Sidi-Mansour-ed-Daouadi , ou hcnchir Bou-Chator. — Découverte de deux inscriptions importantes qui me révèlent le nom antique de cette localité; elle s'appelait jadis Ilisita, ou peut-être Thisita.

A trois heures de l'après-midi , 30 mai , je quitte Bizerte et je prends la route de la zaouïa Sidi-Mansour-ed-Daouadi, où l'on m'avait si{[nalé l'existence de quelques ruines antiques. Cette localité est cg^alement connue sous le nom d'Henchir-Bou-Chater. Le R. P. Jérémie et M. Costa fils se joignent à moi pour cette excursion.

Au sortir de la ville, nous suivons, dans la direction de l'ouest, un sentier charmant qui traverse une contrée extrêmement fertile, plantée de magnifiques oliviers ou couverte de belles moissons.

A quatre* heures, nous laissons derrière nous un endroit appelé Beni-Meslem, où je remarque quelques gros blocs rectangulaires et deux tronçons de colonnes antiques. Le khalife de Bizerte y possède une maison de campagne environnée de frais ombrages.

A quatre heures quarante-cinq minutes, nous passons au pied d'une vieille construction aux trois quarts ruinée, et qui occupe le haut d'une colline; on la nomme Kasr-Khrouf. Elle parait musulmane; une dizaine d'Arabes se sont étabUs au miUeu de ses décombres.

A six heures, nous parvenons à la zaouïa Sidi-Mansour-

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