‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 172 sur 284 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

A six heures seize minutes, nous franchissons Toued Lebna; il est presque complètement à sec. Son lit est large et assez profond. Les Arabes d'un douar voisin m'apprennent qu'en hiver, à l'époque des grandes pluies, il est quelquefois dangereux de le traverser, tant les eaux en sont hautes et le courant rapide. C'est le même oued qui, dans la carte du dépôt de la guerre, est marqué sous la dénomination d'Oued-el-Oudien.

A quelques centaines de pas au delà de ce torrent, s'élèvent près d'un marabout, non loin de la mer, les ruines d'un château fort appelé Kasr-Lebna. Il me paraît d'origine byzantine. D'énormes pans de murs gisent renversés au milieu des broussailles; une tour seule est encore aux trois quarts debout. Je consacre une demi-heure à l'examen de cet henchir, sans y trouver aucune trace d'inscription antique.

A huit heures cinquante minutes, les ruines d'un autre château , appelé Kasr-es-Sâd , fixent un instant mon attention. Il est situé sur une colline rocheuse, du haut de laquelle le regard plonge au loin sur les plaines environnantes. La forme de cette construction byzantine est calle d'un rectangle; les murs d'enceinte sont encore en partie debout. Dans l'intérieur, deux colonnes mutilées gisent sur le sol.

De neuf heures à neuf heures cinq minutes, nous longeons l'oued Sidi-Othman.

A neuf heures vingt minutes, nous rencontrons sur un monticule un amas de gros blocs, restes d'une construction romaine. Cet henchir se nomme £l-Lefah; d'autres prononcent Belfah.

A neuf heures trente-cinq minutes, un autre henchir analogue au précédent m'est signalé sous la désignation d'El- Haouria.

A dix heures quinze minutes , nous faisons halte au village de Gourchine. Il est situé sur un plateau et se compose d'une trentaine de maisons. Près de la petite mosquée de ce vil-

lape , je copie sur un bloc brisé , renversé à terre , le fragment qui suit :

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