CHAPITRE SIXIÈME
4* Un mausolée de forme rectangulaire. Il mesure trois mètres soixante-dix centimètres de long sur trois mètres quinze de large. On y pénètre par une porte basse et étroite. Toute la partie supérieure de ce monument est détruite; il a été bâti avec de gros blocs, les uns taillés avec soin, les autres à peine équarris. Je n'y ai aperçu aucune trace d'inscription.
5® Un réservoir construit en pierres de taille où sont recueillies les eaux d'une source abondante ; les Arabes des douars voisins viennent encore y puiser chaque jour.
6^ Un second réservoir, plus vaste que le précédent, mais à moitié comblé.
Cet henchir, ainsi qu'un autre que j'ai déjà rencontré ailleurs et décrit dans ma première exploration , rappelle par son nom de Botria celui du siège épiscopal de l'un des principaux évéques donatistes (Donatus, episcopus Botrianensis), qui assistèrent à la célèbre conférence de Carthage de l'année 41 1 de notre ère '.
A quatre heures quinze minutes de l'après-midi, nous nous remettons en marche pour Djerad. Notre direction devient alors celle du sud-sud-est. La contrée que nous avons à traverser est très-inégale, hérissée de broussailles et coupée par de nombreux ravins.
A quatre heures trente minutes, nous franchissons un petit ruisseau, appelé Reinit-es-Secca , et à cinq heures quarantecinq minutes, un second oued qu'on me désigne sous le nom de Seiah.
A six heures quinze minutes, nous passons l'oued Djerad, et bientôt après nous gravissons la colline rocheuse et escarpée sur le haut de laquelle est située le village de ce nom. Le scheik nous y offre l'hospitaUté.
^ Morcellî, Africa christiana, t. I, p. 106.
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