‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 245 sur 284 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

De Djeloula au mont Djou^r. — Rasr-el-Aliinar. — Oued Serdiana. — Henchir Touïcha. — Oaed et henchir Nebhana. — Uenchir Djebibiiia. — Arrivée à Bent-Saïdan sur le mont Djougar.

22 août.

A cinq heures du matin , nous quittons le douar où nous avions passé la nuit. La direction que nous prenons est celle de l'est-nord-est.

A six heures, nous franchissons Toued Djeloula.

A sept heures quarante minutes, nous faisons halte un instant à l'henchir Rasr-el-Ahmar (le château rouge). La ruine principale consiste en un bâtiment rectangulaire long de quinze pas sur quatorze de large et qui paraît avoir été un ancien poste militaire. Les murs en sont épais d'un mètre; ils sont bâtis avec des blocs à peine dégrossis et de couleur rougeâtre ; de là le nom donné à cet henchir. Autour de ce fortin sont épars les débris d'un petit bourg antique.

A huit heures quarante -cinq minutes, nous traversons l'oued Serdiana; il est sans eau; ses rives sont bordées de lauriers-roses.

Nous longeons ensuite pendant quelques minutes les restes d'un ancien aqueduc.

A dix heures, nous rencontrons un douar considérable appartenant à la tribu nomade des Hamema , dont le quartier général se trouve beaucoup plus vers le sud, et que l'extrême sécheresse des contrées méridionales de la Régence a forcé d'émigrer plus au nord. Nous y faisons halte jusqu'à deux heures de l'après-midi, sous la tente du scheik, pour y laisser tomber un peu la chaleur du jour, laquelle est étouffante dans la plaine aride que nous parcourons.

A deux heures quarante-cinq minutes, nous laissons à notre gauche l'henchir Touïcha. C'est un amas de gros blocs

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