CHAPITRE SIXIÈME
chevaux a une source excellente , connue sous le nom d'AYn- Sidi-el-Moedjel. Un amas considérable de gros blocs antiques gît à Tentour.
Un kilomètre plus loin , rhenchir Aïn-Guernad couvre le sommet d'un monticule , près de vastes carrières pratiquées dans les flancs d'une longue montagne rocheuse.
A sept heures quinze minutes, nous parvenons à Tehent, où nous passons la nuit. C'est un petit village composé d'une soixantaine de maisons, ou plutôt de huttes ramassées au pied du Djebel-Tehent. Les flancs de cette montagne ont été jadis exploités comme carrière. Le village actuel a certainement remplacé un village ou un bourg antique.
3 juin.
Départ à cinq heures du matin.
Nous continuons à cheminer péniblement dans la direction du sud-ouest, a travers une région très-accidentée.
A six heures, rhenchir el-Munchar m'offre un amas de blocs antiques sur une hauteur.
A six heures trente minutes, nous rencontrons un autre henchir à peu près semblable au précédent; une vingtaine d'Arabes y habitent sous de misérables huttes.
A six heures quarante-cinq minutes, deux henchirs voisins l'un de l'autre me sont désignés, le premier sous le nom d'henchir Rabbala, le second sous celui d'henchir Kelbia.
A sept heures cinquante minutes , nous franchissons une colline couverte de débris; une dizaine de huttes habitées par des Arabes cultivateurs y sont groupées autour de la koubba d'un marabout appelé Sidi-Aly-Ben-Hadirich.
A huit heures trente minutes, nous longeons un petit oued nommé Zerrou; d'autres prononcent Sarrou.
A huit heures cinquante minutes, nous faisons halte quarante minutes à l'ombre d'un azérolier.
A onze heures quinze minutes, nous laissons à notre
gauche Thenchir Kasr-el-Mezouar, et bientôt après nous traversons un petit oued dont le lit est rempli de superbes lauriers-roses en fleur.
A onze heures quarante-cinq minutes, la chaleur étant accablante, nous nous désaltérons avec délices à TAlin-Djalou, source aussi limpide qu'abondante qui coule dans un réservoir formé de grandes pierres antiques. A droite et à gauche de l'oued qu'elle alimente, le sol est jonché de ruines. Elle sort de terre au bas d'une colline dont le sommet est couronné par une grande enceinte carrée qui est très-probablement musulmane; mais sur les pentes de cette colline, de nombreux blocs antiques sont renversés ou debout au milieu d'épaisses broussailles.
Un douar d'une soixantaine de tentes s'est étabU en cet endroit. Les Arabes qui le composent sont occupés en ce moment à goudronner leurs chameaux, pour les préserver des maladies de peau qui les attaquent souvent lorsque les grandes chaleurs conunencent.
A une heure quinze minutes, nous franchissons l'oued Béja, dont l'eau est, dit-on, peu saine, et à ime heure quarantecinq minutes, nous entrons dans la ville du même nom»