CHAPITRE QUINZIÈME
Henchîr-el-Haouria. — Uenchir Oum-el- Abouab ; découverte d*ane inscrip* tion importante qui me révèle le nom ju«qu*alors inconnu de cette ancienne ville; c'est le municipium Seressitairam. — Description des principales ruines de ce rounicipe. — Halte pour la nuit dans un douar près de la vallée de TOued-el-Kebir.
25 août.
A cinq heures trente minutes, départ de Bent-Salidan : notre direction est celle du sud-ouest. Nous commençons par traverser de riches plantations d'oliviers, puis nous nous frayons un passage au milieu de hautes broussailles qui à chaque instant entravent notre marche.
A cinq heures quarante-cinq minutes, nous franchissons l'Oued -el-Ased; les berges en sont escarpées et hérissées d'arbustes épineux.
A six heures quarante-quatre minutes, nous rencontrons un petit henchir appelé Séida; il se réduit à un amas de gros blocs cachés par des broussailles.
A sept heures quinze minutes, un henchir analogue m'est désigné sous le nom d'Henchir-Khanguet-Oum-el-Chlaligue; c'est peut-être un ancien poste militaire, peut-être aussi une simple ferme antique.
Le sentier que nous suivons décrit de nombreuses sinuosités à travers la région montagneuse que nous parcourons, et le guide que j'avais pris à Bent-SaYdan pour me conduire aux grandes ruines jusqu'à présent inexplorées de l'henchir Oum-el- Abouab, a lui-même beaucoup de peine à se recon-