‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 258 sur 284 · ED · texte numérisé non relu

ED

(Estampage.)

La première partie de cette inscription devait se trouver sur un bloc analogue qui a disparu , ou du moins que j'ai cherché vainement en parcourant avec soin tout l'emplacement occupé par les ruines.

A onze heures, j'abandonne cet henchir, sans avoir pu découvrir par aucune inscription le nom antique de la petite ville dont il n'a conservé que de faibles vestiges.

Un henchir beaucoup plus considérable m'ayant été signalé par Toukil de la zaouïa dans la direction du nordouest, à la distance de deux heures de marche environ, nous tournons nos pas de ce côté.

Après avoir franchi une montagne couverte de pins, nous descendons dans une plaine semée çà et là de quelques collines, et vers une heure nous atteignons les ruines qu'on m'avait indiquées. Elles s'étendent en amphithéâtre sur une pente légèrement inclinée , à droite et à gauche d'un oued , près des berges duquel est un puits antique très-bien construit, appelé Bir-Magra. Ce puits a communiqué son nom à l'oued , ainsi qu'aux débris de la grande cité qu'il alimentait jadis. Celle-ci avait cinq kilomètres de circonférence. Ses monuments étaient assez nombreux , à en juger par la quantité de pierres de taille qui sont éparses sur le sol. Les fondations de plusieurs édifices sont encore reconnaissables , mais un seul est demeuré en partie debout; c'était soit un petit temple, soit un mausolée. Bâti avec de beaux blocs très-régulièrement agencés et reposant en retraite sur un soubassement, il présente la forme d'un rectangle long de neuf mètres trente centimètres et large de cinq mètres vingt-cinq centimètres. Toute sa partie supérieure est détruite. Rempli aujourd'hui de terre et de décombres, il était autrefois divisé intérieurement en deux compartiments, dont l'un était comme le vestibule de l'autre. Il avoisine le puits dont j'ai parlé.

Plus près de ce même puits, à côté des vestiges d'un monument très-considérable qui a été rasé presque complètement, je lis sur un piédestal gisant à terre l'inscription que voici :

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