‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 259 sur 284 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

LPLANCIVS LELiVS GLORIANVS Q • VOTVSSI

LEG • FELICI . OB H N R E M • PAT R I A E SVAE MVLTIPLICATIS SVMMIS HONO RARIS AEDILITATIS SVAE SVA LIBERALI TATE FECERVNT ET DIE DEDICATIONIS SPORTVLAS DECVRIONIBVS ET EPVLVM ET GYMNASSIVM CIVIBVS DEDERVNT L • D • D • D

{Estampage.)

A quelques pas de là, un second piédestal mutilé est revêtu des caractères qui suivent :

H E D V L V S LEREVILVS FL- PITANVS CVRREIPVBLICAE CVM ORDIN ....

Un troisième piédestal attire mon attention au même endroit. L'inscription qui couvre la face principale est très-

effacée. Néanmoins, à force de temps et de patience, je parviens à déchiffrer les mots suivants :

S TRIBPO

TESTVIPONTM . . PI

Cl VITAS TH I B I CA .

D • D • P • P {Estampage,)

Cette inscription, comme on le voit, est d'une grande importance , car le nom antique de la ville à laquelle a succédé rhenchir Bir-Magra y est marqué à la septième ligne, où sont gravés les mots civitas Thibica, nom demeuré jusque-là inconnu, et dont la découverte me console d'avoir consacré de longues heures à l'étude de ce seul piédestal.

Le soleil étant alors sur le point de se coucher, je remets au lendemain l'exploration des autres ruines de cet henchir, et nous cherchons un asile pour la nuit dans un douar dont nous apercevons les tentes et les feux au milieu d'un vallon peu éloigné.

27 août.

A cinq heures du matin , je suis de retour à Bir-Magra.

En parcourant en tous sens l'emplacement occupé par les ruines , je rencontre successivement plusieurs cippes revêtus d'épitaphes latines :

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