CHAPITRE NEUVIÈME
Sicca parait pour la première fois dans l'histoire ]or$ de la {juerre des Romains contre Ju{rurtha ' .
Marins y défit sous ses murs, avec quelques cohortes, plusieurs escadrons du prince numide, et par cette victoire retint dans la soumission la foi mobile et chancelante de ses habitants.
Pline ' la cite parmi les colonies , assertion que confirment les deux inscriptions n~ 233 et 234 que je viens de reproduire.
Elle était ornée de plusieurs temples. A ceux de Vénus et d'Hercule, connus, l'un par l'histoire et par le propre surnom de la ville, l'autre par une inscription qu'a si{;nalée Peyssonnel, il fout peut-être ajouter celui de la Fortune surnommée Redux; car sur un magnifique bloc encastré dans une maison particulière, qui extérieurement offre un pan de mur construit avec de fort belles pierres de taille antiques, j'ai lu les mots suivants, gravés en très-gros caractères :
. . RTVNAE REDVCI AVG
Sous Diôclétien, Arnobe enseigna la rhétorique à Sicca avec beaucoup d'éclat, et c'est là qu'il composa son ouvrage contre les Gentils.
A l'époque chrétienne, cette ville était la résidence d'un évêque.
Depuis l'invasion arabe, elle a plus perdu de sa splendeur que de son importance, à cause de l'avantage de sa position, qui l'a toujours maintenue au premier rang parmi les places fortes de la Tunisie.
J'ajoute ici les autres inscriptions que j'ai copiées dans cette ancienne colonie romaine.
^ Salltist., BelL Jug.^ c. LVI.
« PUn., V. 3.
Sur un autel aux trois quarts enfoui dans le sol et que j'ai fait déterrer :
lOVI • OPT • MAX CONSERVATORI • SAN CTISSIMORVM • PRINCI PVMDD- N- N-
IMPCAESLSEPTIMISEVERIPER TINACIS • AVG • ARAB • ADIA B • PART • MAX • FORTISSIMI FELICISSIMIPONTMAXTR POT • XVI • COS • III • P • P- ET
IMP • CAES • M • AVRELI • ANTO NINIPIIAVGPARTHICITRPOT XIIMPIICOSIIIPP
ETIVLIAEA . .
MATRISAVGETCASTRORVM
OB • CONSERVATAM • EORVM • SA
LVTEM • DETECTIS • INSIDIIS
HOSTIVM • PVBLICORVM
{Estampage.)
Les quatre premières lignes seulement de cette inscription intéressante avaient été copiées autrefois par Peyssonnel ' et d'une manière très-fautive.
> Peyssonnel, p. 123.