‹ Voyage archéologique dans la régence de Tunis (volume 2)Chapitre 50 sur 284 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

De riienchir Lorbès ù Fhenchlr Medeïna. — Description de ce dernier henchir, jadis Thibaritanum municipium.

13 juin.

 quatre heures quinze minutes du matin, après avoir abandonné les ruines de Lorbès, nous traversons l'oued Âln- Hamra ; notre direction est celle du sud-sud-ouest.

A huit heures, nous franchissons un autre oued plus important, appelé oued Medeïna. Au-dessus des rives de ce torrent, une enceinte rectangulaire mesure quarante-cinq pas de long sur quarante de large. Les gros blocs qui en forment les assises inférieures, les seules qui soient encore en place, appartiennent à des monuments divers et de différentes époques.

Près de cet ancien poste militaire, d'origine byzantine probablement, gisent les ruines d'un bourg entièrement détruit. Je n'y trouve aucune inscription qui puisse m'éclairer sur le nom qu'il portait autrefois. Aujourd'hui, il est connu sous celui d'henchir Medeïna, dénomination très-vague et trèscommune signifiant seulement la ville, et par conséquent ne servant en aucune manière à nous mettre sur la voie de la désignation ancienne.

Il faut distinguer cet henchir Medeïna d'un autre du même nom et beaucoup plus important qui va nous occuper tout à l'heure.

A huit heures trente minutes, l'henchir el-Bouezdia ne m'offre qu'un amas de quelques gros blocs sur un monticule.

A neuf heures, nous franchissons pour la seconde fois l'oued précédent, qui serpente en replis nombreux, et bientôt nous faisons halte à l'entrée des jardins du grand henchir Medeïna. Ces jardins sont plantés de divers arbres fruitiers.

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